Relg, présentation

Par Relgorak, créé le : 2012-03-19 21:21:09
et modifié la dernière fois le : 2013-04-02 22:33:42
Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online Un léger vent faisait bouger les hautes plantes des champs voisins. Au loin on pouvait apercevoir une petite maison adossée au flanc de la montagne. La cime de celle-ci était encore enneigée malgré le soleil intense qui baignait ce havre de paix. Une petite route de terre parcourait la vallée, reliant cette maison à la route principale des centaines de pas plus loin, telle une petite rivière dorée rejoignant le lit du fleuve qui se jette dans la mer de la civilisation.

Un léger vent faisait bouger les hautes plantes des champs voisins. Au loin on pouvait apercevoir une petite maison adossée au flanc de la montagne. La cime de celle-ci était encore enneigée malgré le soleil intense qui baignait ce havre de paix. Une petite route de terre parcourait la vallée, reliant cette maison à la route principale des centaines de pas plus loin, telle une petite rivière dorée rejoignant le lit du fleuve qui se jette dans la mer de la civilisation.

Mais un mouvement vint perturber le paysage, un cavalier galopant à toute allure s’engagea sur le chemin laissant derrière lui une traînée de poussière. Il arriva très vite au portail de la maison où il attacha son cheval. Deux choses pouvaient frapper tous ceux qui jetaient un coup d’œil a cet homme : les couleurs vives de ses habits et le luth qu’il portait dans son dos. Le vieil homme se dirigea vers l’entrée s’apprêtant à frapper à la vieille porte en bois lorsqu’il s’arrêta brusquement. Un nain assis sur un banc, la pipe à la bouche l’observait dans une parfaite immobilité.


-Que viens tu faire là Ernest ? Tu sais bien que j’en ai fini avec tout ça.
-Bien le bonjour à toi aussi, ça me fait plaisir de te voir de bonne humeur Relg.
-Tu ferais bien mieux de partir au lieu de faire dans l’humour Ernest, ma femme et les enfants ne vont pas tarder à revenir de la ville et tu sais ce que Solelia fera si elle te voit ici.
L’humain déglutit et trembla de tout son corps.
-Oui je me rappelle parfaitement de ses paroles. Je suis venu t’annoncer une mauvaise nouvelle. La « petite » a disparu.
-Tu sais bien qu’elle le fait tout le temps, il n’y a pas de quoi s’inquiéter.
-Pas cette fois je le crains. Il jeta un petit sac au pied du nain. Ce sont ses affaires qu’on a retrouvées à son campement. Il y avait des traces de luttes aussi.
Le nain se pencha et fouilla le sac. Il en retira un petit livre de cuir relié en or.
-Hmm, elle ne serait jamais partie sans ses écrits. Je crains qu’elle ne se soit encore attaquée à plus fort qu’elle. Mais tu sais que j’ai des responsabilités maintenant je ne peux plus parcourir le pays pour la retrouver une fois encore.
-D’après ce que je sais elle aurait rejoint un groupe de personnes qui recherche un artefact ancien. Elle était venue me voir pour que je lui conte d’anciennes histoires naines.
-Je suis navré pour elle mais je ne partirai pas d’ici, ma femme et mes enfants ont besoin de moi. Tu vas devoir te débrouiller tous seul.

Les yeux du nain s’arrêtèrent soudainement de fixer le vieil homme pour se porter vers l’horizon. Son front se plissa et ses yeux n’étaient plus que deux petites fentes.
-Toi qui a une meilleure vision que moi tu peux me dire si c’est bien de la fumée que j’aperçois là bas.
-Oui en effet, c’est étrange. Il y a même un cheval qui se dirige par ici, il n’a pas de cavalier.
Le nain se dressa sur ses jambes rapidement.
-De quelle couleur le cheval ?
-C'est un alezan je crois.
-C’est Kharad le cheval qui tire ma charrette ! Ma femme est en danger, pars devant je vais chercher mes armes.
Le nain rentra précipitamment dans la maison tandis que le vieil homme courait vers sa monture, il prit appui sur le petit portail et sauta directement en selle. Il tenait dès à présent une dague en main et les liens du cheval étaient coupés. Il donna un coup sur le flanc de sa monture qui partit au galop en direction de la fumée.

Peu de temps après le nain sortit en trombe de sa maison, il avait revêtu une cotte de maille et portait hache et bouclier. Il courut le long du chemin sans se fatiguer un instant. La colère et la peur se lisaient dans le fond de ses yeux bleus. Il arriva à la lisière d’une forêt par laquelle la route continuait. Il entendit des bruits de combat provenant du virage un peu plus loin, il accéléra l’allure, des perles de sueur commencèrent à couler sur son front. Quand il entra dans le virage une vision d’horreur apparut au nain, il s’arrêta net. Sa charrette gisait en feu au milieu de la route. Le cadavre de sa femme gisait parmi les sacs de grains qu’elle venait d’acheter. Les têtes de ses deux enfants étaient accrochées au bout d’un pic sur le bord de la route. Relg tomba a genoux, les larmes coulèrent le long de ses joues.

Le bruit de lames s’entrechoquant vint le réveiller de sa stupeur. Ernest se battait plus loin contre six hommes étranges. Ils étaient torses nus et portaient des peaux de bêtes, certains d’entre eux avaient l’un des bras qui ressemblait plus à une pince de crabe qu’à autre chose. Des hommes du chaos, ici. Poussant un cri de rage, il se redressa et chargea les assassins.
L’un des hommes l’entendit arriver bien trop tard, un flot de sang s’écoulait de la blessure béante dans son dos. Il s’écroula au sol, deux des hommes se retournèrent pour affronter le nouveau venu. Ils ruèrent de coups le pauvre nain mais chacun était arrêté par son bouclier. Le nain en profita pour tourner sur lui-même et asséner un coup dans les côtes de l’un de ses agresseurs. Celui-ci se recroquevilla sur lui-même et présenta sa nuque au nain. Sa tête roula au sol jusqu’à la charrette. Le deuxième humain saisit l’occasion pour passer les défenses du nain. Son épée frappa le nain mais la côte de maille absorba une partie du choc bien que des gouttes de sang recouvraient à présent l’épée. Relg grogna et porta la main à son épaule, elle était pleine de sang. Il para de plus belle les coups de son ennemi mais tôt ou tard il n’arriverait plus à soulever son bouclier. Relg fut surpris de ne plus sentir de coups sur son bouclier, il leva les yeux et vit que l’homme avait le regard vide et la bouche grande ouverte. La lame d’une rapière dépassait de sa poitrine. Ernest jeta le corps de coté et regarda avec tristesse le nain.

-Je suis désolé d’être arrivé trop tard.
-Attention derrière toi !
Une longue chose rose vola dans leur direction, Relg sauta dans les jambes de son ami et ils tombèrent tout les deux au sol. Un rire rauque se fit entendre au dessus d’eux. Un sorcier du chaos se tenant sur son disque démoniaque se moquait d’eux. Il pointa sa main dans leur direction et un long flot noir en jailli pour atteindre le bras d’Ernest. Cette chose recouvra sa peau et s’y infiltra, il criait de douleur, ses yeux roulèrent dans leurs orbites. Relg vit une bosse sous la peau du vieil homme se frayant un chemin jusqu'à sa tête. Ernest se roula au sol, puis fut pris de convulsions quelques secondes avant d’expirer un râle d’agonie. Il était mort. Relg leva les yeux vers celui qui venait d’assassiner sa famille et son ami. Le sorcier renouvela son opération et le flot noir partit en direction du nain mais celui-ci fit une roulade sur le coté et se jeta derrière un arbre. Le rire se fit entendre de nouveau. Il devait réfléchir s’il voulait venir à bout de cet adversaire et se venger de lui. Relg prononça un mot étrange, sa voie était transformée. Sa peau changea un instant de couleur pour prendre celle de la pierre. Il sortit de sa cachette et chargea l’immonde créature du chaos. Un nouveau flot noir jailli de sa main mais il rebondit sur la peau du nain. Relg prit appui sur un rocher et sauta sur le disque. L’humain cria lorsque la hache trancha net son bras. Il s’apprêta à prononcer une incantation lorsque la hache revint dans sa direction et coupa en deux sa boîte crânienne.

Des nuages gris avaient à présent recouvert le ciel, le paysage était devenu soudainement bien plus triste. Relg était agenouillé sous les branches du gigantesque arbre de son jardin. Une tombe y était à présent dressée. Il leva la tête en direction du flanc de montagne, son regard se porta vers une petite porte pratiquement invisible parmi la roche. Sa femme et ses enfants y reposaient alors que ce devrait normalement être à lui de succomber à la mort avant ses enfants. Relg sécha ses larmes et se leva. Il sortit de son pourpoint un parchemin qu’il avait trouvé sur le cadavre du sorcier. Quelques mots y étaient inscrits : Trop de questions au sujet de l’artefact, compagnons du cruchon, Karok et Sérénade à éliminer, trouvé le maître de la barde. Trop de questions sans réponse pour le vieux ménestrel mais il jura de trouver les coupables et de retrouver la « petite ». Relg se dirigea vers le petit portail de sa maison, il prit le sac qui y était adossé, accrocha son bouclier et mis sa hache dans la boucle de sa ceinture.

Le nain prit la direction de la ville, la première chose à faire : trouver les compagnons du cruchon.

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