La Mémoire des sables

Par Ilusenthar, créé le : 2004-12-03 14:05:00
et modifié la dernière fois le : 2014-02-19 19:51:58
Nous étions en 1373 de l’année des « Dragons renégats ». En ce quatrième jour de Martel, mois du cœur de l’hiver, le Cormyr fêtait ses sauveurs. En effet, les Quatre Etoiles de l’Ouest connues sous le nom de Cikkim, Farin, Helm et Tanas, avaient permis au Bien de triompher face aux légions mortes vivantes de Simerohl, le dernier fils de la déesse Talona. La traîtrise était donc vaincue et la mort du roi Azoun Obarskyr, quatrième du nom, était enfin lavé de l’infamie de Simerohl, qui avait envoyé son roi à la mort pour prendre son royaume.


Les Contes d'Elensen

Nous étions en 1373 de l’année des « Dragons renégats ». En ce quatrième jour de Martel, mois du cœur de l’hiver, le Cormyr fêtait ses sauveurs. En effet, les Quatre Etoiles de l’Ouest connues sous le nom de Cikkim, Farin, Helm et Tanas, avaient permis au Bien de triompher face aux légions mortes vivantes de Simerohl, le dernier fils de la déesse Talona. La traîtrise était donc vaincue et la mort du roi Azoun Obarskyr, quatrième du nom, était enfin lavé de l’infamie de Simerohl, qui avait envoyé son roi à la mort pour prendre son royaume.

 

Chapitre 1 : Après la guerre des damnés

La régente, Alusair Obarskyr, avait reprit le commandement des fiers chevaliers pourpres du Cormyr, cette terre noble et de tous les honneurs. Mais la guerre des Damnés, comme on l’avait appellée, avait fait subir de lourdes pertes à ce royaume prospère. Suzail, la capitale était en ruine et il en était de même pour les cités d’Arabel, de Marsembre et de Wheloune. Mais peu à peu la vie reprenait le dessus et le courage des habitants du Cormyr était capable de redonner la puissance d’antan et la splendeur de la campagne et des architectures Cormyriennes.

Dans le Cormyr, tout le monde ne parlait plus que des héros qui avaient vaincu Simerohl. On vénérait également le grand dragon Pourpre qui avait aidé à vaincre les légions de mort vivant en combattant le Ver Sanguinaire. Mais d’autres soucis occupaient également les esprits. En effet, le Cormyr était affaibli et des puissances rivales pourraient profiter de la faiblesse du Cormyr. Les armées gobelines qui avaient attaqué il y a quelques années pourraient revenir du Nord et les Drows devaient déjà lorgner sur le Cormyr.

Au palais de Suzail, la régente Alusair Obarskyr avait fait appeler les quatre héros pour leur parler. Cela faisait maintenant dix jours que les aventuriers s’étaient arrêté dans la ville de Suzail, profitant de leur victoire et se remettant de leurs blessures.

En entrant dans la salle du trône, les aventuriers se retrouvèrent baignés dans une enceinte de lumière et furent accueillis par les capitaines de la garde avec respect. Alusair et les hauts mages de la cour étaient présents devant eux et la régente descendit les marches qui menaient à son trône pour leur montrer sa gratitude.

Mais les aventuriers ne se doutaient pas que de nouveaux évènements étaient en marche. Les nuages s’amoncelaient au dessus de Faërun, annonciateurs d’un noir destin et de plans plus terribles encore. Cikkim, Farin, Helm et Tanas, ne faisaient que commencer leurs aventures parmi les peuples des royaumes oubliés…

Un grand bal était donné à la cour de Suzail et les troubadours de tout le Royaume du Cormyr étaient réunis pour honorer le retour du pouvoir de la famille Obarskyr sur l'oppression des Morts vivants. Simerohl avait été vaincu par les Quatre Etoiles de l'Ouest et leurs exploits allaient maintenant bien au déla des frontières du Cormyr. Les nobles côtoyaient les plus grands capitaines des gardes des Dragons Pourpres, les chevaliers du Cormyr. La musique allait bon train et Alusair Obarskyr salua les aventuriers en les remerciant une fois de plus pour leurs exploits. A eux quatre ils avaient mis fin à la guerre des damnés en tuants Simerohl le demi dieux et fils de Talona.

Mais la régente du Cormyr avait beaucoup à faire et demanda expressement aux aventuriers d'assiter à la fête donnée en l'honneur de Heam le lendemain. Alusair défilerait ainsi avec ses capitaines glorieux et elle voulait que les quatre aventuriers soient présent pour savourer cette victoire avec elle. Ils la méritaient. Cikkim était réticent à cette idée. Le Diantrefosse qui était en lui le dévorait toujours un peu plus chaque jour et ses compagnons savaient que malgré la volonté exceptionnelle du moine, ce mal devait lui être retiré au plus vite. Mais devant l'insistance de la régente, les aventuriers acceptèrent de rester jusqu'au lendemain. Alusair laissa les aventuriers avec le nouveau capitaine de la garde, un certain Bren Grandépée. En même temps, elle demanda à Helm Dundragon de la suivre car elle voulait lui montrer un tableau qui l'intéresserait sûrement. Helm la suivit avec respect. Il avait en effet prêté serment d'allégence envers le Cormyr et sa régente la veille. Son désir d'intégrer le corps des Dragons Pourpres l'avait poussé à s'engager. Tanas, Cikkim et Farin furent donc laissés aux festivités avec Bren Grandépée qui ne leur était pas inconnu !

Ce grand gaillard qui était en face d'eux n'était autre que le Dragon Pourpre qui était venu jusqu'à Hlondath pour les prévenir de l'attaque de Suzail. Il avait servi de guide aux aventuriers jusqu'au foyer de la résistance Cormyrienne mais jamais les aventuriers n'auraient pensé le revoir vivant. Ayant malencontreusement provoqué un éboulement dans les souterrains de la cité de Suzail, Tanas avait condamné un passage les séparant de la compagnie de Dragons Pourpres qui les suivaient pour reprendre le palais. Les chevaliers s'étaient donc retrouvés acculés dans un cul de sac sombre et humide et furent attaqués par des hordes de morts vivants. Mais Bren avait survécu à l'attaque et sa bravoure lui avait donné le rang de Capitaine des Dragons Pourpres, une grande distinction pour ce jeune chevaliers. Les aventuriers lui demandèrent comment il s'était tiré de ce mauvais pas. Par des explications confuses et enrobées de gigantisme, il leur décrivit la scène. Apparement, Bren avait eu surtout beaucoup de chance de s'en sortir vivant !

Le nouveau capitaine des Dragons Pourpres avait une certaine dette envers les aventuriers et il leur proposa de prendre leurs affaires pour les faire réparer. Les aventuriers laissèrent donc armes et armures à Bren qui affirma qu'elles seraient comme neuves pour le lendemain, juste avant la cérémonie pour Heam. Bren leur annonça avant qu'ils ne partent qu'un groupe de nain était arrivé du Nord et qu'un "pouilleux" les attendaient en bas des marches du palais. Tous cherchaient à voir les aventuriers. Mais avant de s'y rendre l'attention des aventuriers se porta sur des rumeurs qui couraient dans la salle. Aux dires des gardes et des nobles, une ville nommée Tilverton avait été détruite d'une manière étrange il y a quelques semaines. Bren Grandépée leur donna de multiples informations à ce sujet en leur faisant voir le rapport d'un émissaire de la cour du Cormyr dépêché sur les lieux. La ville de Tilverton accueillait plus de 9000 habitants et avaient soudainement disparue, ne laissant qu'un espace sombe à la place. Les personnes qui s'introduisaient dans ce nuage d'ombre semblaient peu à peu disparaître les uns après les autres, mystérieusement. Trois magiciens d'Eauprofonde avaient été envoyé sur place pour enquêter sur cette étrangeté et ils n'avaient pour l'instant pas réussi à expliquer ce phénomène et les habitants étaient toujours portés disparus. Cette nouvelle inquiéta fortement les aventuriers ... .

Farin le nain guerrier de Hlondath

 

Tanas le gnome ensorceleur, Cikkim, Helm et Farin



Chapitre 2 : Les quartiers marchands

Les trois aventuriers Cikkim, Farin et Tanas décidèrent d'aller retrouver les personnes qui les attendaient en bas de la tour de Suzail. Ils retrouvèrent trois nains venant de la cité de Hlondath, le fief de Farin. Ils s'agenouillèrent avec respect devant leur chef de clan et lui remirent une lettre de son frère qui avait été chargé par Farin de veiller sur la cité naine en son absence. Les nouvelles étaient plutôt bonnes mais ... peut être un peu trop. En effet, les attaques des Drows avaient cessé depuis quelques temps ce qui était suspect. Le frère de Farin redoutait que les Drows ne préparent secrètement une alliance avec la cité Néthérisse de Pénombre. La cité de Pénombre était une noir cité flottante au dessus du désert de l'Anauroch. Ses habitants étaient autrefois les héritiers d'un puissant empire : l'empire de Néthéril. Leur chute avait été accélérée par les Phaerimms, des mages vivant sous la surface de la Terre, jaloux de leur pouvoir. Peu après les cités volantes de Néthéril avaient commencé à tomber et s'écrasèrent sur le désert de l'Anauroch. Hlondath était l'une de ces cités. Pénombre parvint à fuir dans le Plan de l'Ombre et était revenue sur Toril il y a peu de temps. Les habitants de la cité avaient changé et étaient devenus des Reflets.


Des nains de Hlondath


Les Nains du clan de Farin s'étaient installé dans le grand Hall de Hlondath, gardant le Puits des Ombres, menant vers une dimension démoniaque. Mais d'après les textes de ce grand hall, le Puits des Ombres menait également vers la cité perdue de Hlondath, entérée très profondément dans le sol. Farin, en tant que chef de clan, devait tout faire pour préserver son peuple et empêcher que Hlondath et ses secrets soient découverts. Si les Reflets s'intéressaient de trop prêt à Hlondath, de grands périls étaient à prévoir. Farin donna ses ordres à transmettre à son frère à Hlondath. Il demanda d'envoyer quelques nains vers la frontière de Pénombre en éclaireur afin d'observer les mouvements de la cité volante. Il préconisait la prudence et la discretion. Il demanda également de se renseigner sur les mouvements des Drows qui habituellement les attaquaient sans cesse.

Après avoir donné congé aux Nains, les aventuriers appercurent le "pouilleux" dont leur avait parlé Bren, il s'agissait de Pierlot, le passeur des marais. Il était également la forme humaine du Grand Dragon Pourpre, le Dragon Protecteur du Cormyr qui les avaient aidé à vaincre Simerohl. Pierlot venait leur dire au revoir. Son cycle de reproduction le poussait à partir pour les îles du lointain. Et maintenant que le danger était écarté du Cormyr, il pouvait partir en paix.

Les aventuriers se retrouvèrent sur les marches du palais en ayant une décision à prendre. Ils avaient encore une demi journée à passer avant la grande cérémonie et la parade pour Heam. Ils décidèrent d'en profiter pour aller chercher des armes et demander conseil au Mage de la Cour dans le quartier Est de Suzail. Au détour des rues, la fête battait déjà son plein et les villageois étaient très heureux d'avoir retrouvé leur cité. Des ménestrels étaient disséminés un peu partout dans la cité et chantaient déjà les louanges des guerriers protecteurs du Cormyr. Les guerriers firent halte chez un vieil armurier. Celui-ci affirma qu'il reconaissait les aventuriers malgré sa mauvaise vue. Il leur dit tout le respect qu'il avait pour eux et quel ne fut par leur surprise quand ils comprirent que le vieil homme les prenait pour une troupe de musiciens locaux qu'il avait entendu jouer dans une taverne la semaine précédente !


Les villageois célébrant les futures cérémonies et la paix retrouvée


Mais le grand père était sympathique et était certain de reconnaître en Tanas l'un de ses idôle de la chansson. Par contre, il ne reconnaissait pas vraiment les autres aventuriers. Cikkim et Farin tentèrent de le bluffer et ils furent tellement convainquants que le vieil homme leur demanda de chanter une chansson de leur répertoire paillard ! Cikkim s'executa alors que ses compagnons se retenaient de rire devant le vieil homme émerveillé malgré les paroles crues choisies par Cikkim ! Grâce à leur talent et leur bluff, ils obtinrent des prix intéressants de cet armurier. Les aventuriers achetèrent des armes car ils ne possédaient plus les leurs, confiées à Bren Grandépée jusqu'au lendemain. Prévoyant, les aventuriers ne voulaient pas se retrouver sans arme en cas de problème. Le vieil homme était très bavard et leur confia que le Cormyr perdait peu à peu ses alliés. Après la fin de la guerre, l'Amn et les contrées occidentales avaient aidé le Cormyr a se remettre de la guerre mais très peu de temps après, les cargaisons d'armes et d'armures n'arrivaient plus. Comme si tout d'un coup les royaumes voisins se désinteressaient du sort du glorieux Cormyr au bord du gouffre.

Le vieil homme confia également aux aventuriers qu'une nouvelle maison close venait d'ouvrir non loin de là et il encouragea les aventuriers à aller y faire un tour. Mais les trois compagnons avaient autre chose en tête. Ils devaient se rendre à la tour du Mage de la cour du Cormyr pour demander conseil pour le Diantrefosse de Cikkim.


Chapitre 3 : Mages et maisons closes

En chemin, ils furent bousculés par un petit homme frêle qui courrait et tentait de se frayer un chemin parmi la foule. Il semblait exténué et complètement paniqué. Les aventuriers s'aperçurent qu'il était suivi par trois gredins. Farin décida de se lancer à l a poursuite du malheureux pour lui venir en aide. Cikkim lui était plus réservé et ne voulait pas intervenir réellement. Mais tous trois se mirent à pister les agresseurs et ils les retrouvèrent grâce au sens de l'orientation de Cikkim. Le petit homme était au fond d'une impasse et les trois agresseurs lui barraient le passage. En arrivant sur les lieux, Farin ordonna aux gredins de laisser tranquille le pauvre homme mais ceux ci lui répondirent que c'était une affaire d'ordre privé et qu'ils valait mieux pour eux de ne pas intervenir. Tout d'un coup, dans le coin de l'angle de vision de Farin, il vit des torches s'allumer d'un seul coup, comme par magie sur sa droite. Les objets de la rue prenaient feu comme par magie et de manière inexpliquée.

Deux des gredins se ruèrent sur le petit homme qui était bien incapable de se défendre. Le dernier bloquait le passage aux aventuriers qui décidèrent d'attaquer pour défendre l'homme.


Les gredins de Suzail


Cikkim inaugura son bâton acheté chez l'armurier pour combattre, Farin utilisa une dague et Tanas utilisa ses sorts. Le gredin qui leur barrait la route était un magicien et les deux qui attaquaient le petit homme étaient des guerriers robustes. Il fallait faire vite car l'agressé ne tiendrait pas longtemps face à ses deux ennemis. Après avoir attaqué le magicien, Cikkim effectua un saut au dessus de l'un de ses ennemis pour aller aider le petit homme alors que Farin et Tanas s'occupaient d'attaquer le magicien qui avait convoqué des chiens errants pour l'aider à combattre les aventuriers. Le magicien fut bientôt vaincu mais le petit homme succomba aux coups des guerriers malgré leurs efforts et une gerbe de flammes géante fut propulsée le long de la rue quand le petit homme perdit connaissance. Il fut impossible aux combattants d'éviter cette vague et ils durent encaisser cette attaque magique provenant apparement du petit homme.

Les aventuriers concentrèrent alors leur énergie à mettre hors d'étât de nuire les deux guerriers qui furent mis à terre après quelques enchaînements bien placés de nos héros. Le petit homme lui était encore en vie mais souffrait terriblement.


Un halfelin intriguant ranimé par les aventuriers


Cikkim ranima le petit homme et le remettre sur pied. Dès qu'il reprit connaissance, il se mit dans un étât de peur impressionnant et promit aux aventuriers qu'il donnerait à Tanas l'ensorceleur ce qu'il possédait car il ne pouvait plus le garder avec lui. Intrigué, Tanas ne savait pas qu'en penser et questionna l'homme sur la nature de ce qu'il possédait. Le petit homme leur dit que si Tanas l'acceptait, il lui montrerait et lui donnerait. Tanas, résigné et impatient de voir ce que l'homme détenait sur lui, accepta le présent de ce petit être. Celui-ci en fut ravi et demanda à Tanas de confirmer son choix, il lui demanda si il était sérieux quand il voulait bien accepter ce présent et Tanas affirma qu'il était prêt. Cikkim et Farin ne sentaient pas vraiment venir de bonnes choses dans cette histoire. Mais le petit homme chercha dans ses affaires et donna une lettre à Tanas. Il lui toucha l'épaule au passage et le gnome ensorceleur ressentit une profonde chaleur le pénétrer tout d'un coup. Et le petit homme prit la fuite vers les ruelles étroites de Suzail.

Se remettant tout juste de cette brûlure infligée par le petit homme, Tanas lu la lettre qu'il lui avait remit. Elle lui disait bonne chance en annonçant que maintenant Tanas détenait le pouvoir du Magefeu qu'il venait d'accepter. Le pouvoir du Magefeu est un pouvoir exceptionnellement puissant si il est bien maîtrisé et Tanas savait que c'était à la fois un don et une malédiction car avec ce don encore incontrôlé qu'il venait de recevoir, tous les magiciens de Faërun seraient à sa recherche pour lui prendre de force son pouvoir de Magefeu. Et c'est après cette mésaventure que les aventuriers reprirent leur route pour la tour du mage de Suzail.

En arrivant devant la tour au bas de laquelle des prestigiditateurs s'amoncelaient pour divertir les passants, Cikkim, Farin et Tanas firent halte. Avec le magefeu de Tanas, mieux vallait qu'il ne rencontre pas le mage de Suzail. Cikkim gravit alors seul les marches menant en haut de la tour et rencontra un vieux mage.

Cikkim demande conseil à cet homme pour se débarasser du Diantrefosse qui était en lui. Mais le mage était impuissant face à une telle possession. Il dit seulement à Cikkim que le Diantrefosse qui se nommait lui même Hardankaar, était un vieux mot de la langue de l'Outreterre et qui signifiait "l'Autre". Mais sa signification exacte lui échappait. Il semblait que seul le Calimshan et le fait de retraverser le mirroir que Cikkim avait touché avant d'être possédé par le Diantrefosse, pourrait donner une solution à cette possession. Le destin de Cikkim était donc de se diriger vers le Calimshan, le royaumes de ses ancêtres.

En redescendant de la tour des mages, Cikkim rejoignit Farin et Tanas et ils décidèrent de trouver une auberge où passer la nuit. Sur une grande place non loin ils trouvèrent exactement ce qu'il leur fallait. En entrant, l'aubergiste leur parla de la maison close qui était en face de leur auberge. D'après lui, les filles venaient directement du Calimshan et étaient particulièrement sublîme. L'une d'entre elle était d'ailleurs au bar et de par l'insistance des regards de Farin et Tanas sur les rondeurs de la belle protituée, celle-ci se retourna et les gifla en partant de l'auberge. Cikkim reconaissait bien là le tempérament des filles du Calimshan, bouillonnantes et impulsives. Il vit là une occasion pour lui de prendre des nouvelles du pays pour en connaître la situation actuelle. Il laissa ses compagnons monter se coucher et il se dirigea vers le bordel en face de l'auberge.

Cette maison était tenue par une grosse mère maquerelle qui accueilla Cikkim avec désintérêt. Cikkim demanda à voir une fille du Calimshan et quand la maquerelle donna les tarifs de ses filles, Cikkim le moine ne pouvait payer ce prix. La maquerelle proposa alors à Cikkim la grosse Bertja, une demi ogre capable de changer de sexe grâce à un anneau. Cette fois-ci, Cikkim trouvait la situation trop glauque et était sur le point de s'en aller mais la maquerelle le retint et lui dit qu'une de ses filles, Kélia, cherchait à le rencontrer. Cikkim accepta alors de voir cette catin pour lui demander des nouvelles du Calimshan. A peine fut il entré dans l'espace entouré de voiles réservé à cette Kélia que Cikkim s'appercut qu'elle portait uniquement un corset qui lui maintenant la poitrine et rien de plus. Cikkim fut enchanté par ce spectacle mais ne perdait pas de vue son objectif. Il lui demanda pourquoi elle voulait le voir.

Elle lui affirma qu'elle recherchait Cikkim depuis longtemps et qu'elle voulait lui annoncer, sa propre mort !

Et c'est avec la rapidité du démon qu'elle se jeta sur lui avec une dague empoisonnée. Heureusement, Cikkim évita les coups et se défendit en tentant de maîtriser Kélia. Mais celle-ci se mit à hurler et les filles du bordel accoururent et séparèrent les combattants. la maquerelle se mit à réconforter Kélia qui jeta un regard amusé et vengeur à Cikkim alors qu'il était porté vers la sortie par Bertja la demi-ogre. Il eut le temps d'appercevoir une lueur dorée au fond des yeux de Kélia. Il fut projeté sur le sol et la porte du bordel se referma derrière lui. C'est donc dépité qu'il rejoignit sa chambre à l'auberge en ne se réveilla qu'au petit matin.


Chapitre 4 : La cérémonie de Heaum

Le lendemain était le jour de la cérémonie de Heaum. Après un bon petit déjeuner à l'auberge, les aventuriers retrouvèrent Helm devant le palais et celui-ci leur rendit leurs armes et armures. La parade glorieuse de triomphe pour le Cormyr allait commencer.

La parade était acclamée de toutes parts et Alusair, les Dragons Pourpres et les Quatres aventuriers étaient acclamés de toutes parts. Des pétales de rose tombaient des demeures et recouvraient le chemin qu'empruntaient les héros du Cormyr. La gloire était totale et les aventuriers étaient juste derrière Alusair Obarskyr, qui était placée sur un charriot orné pour l'occassion et elle saluait la foule avec les aventuriers. Des Chevaliers Pourpres étaient à cheval devant eux et il en était de même pour des hommes d'arme derrière le charriot. Bren Grandépée passa à côté d'eux et leur glissa à l'oreille qu'une organisation nommée les Couteaux Enflammés pourraient profiter de l'occasion pour tenter d'assassiner Alusair. Les aventuriers furent donc sur leurs gardes.

La fête battait son plein quand soudain Tanas aperçu une ombre au dessus d'eux. Il s'agissait apparament d'un volatile qui plongeait vers le cortège. Il grossissait à vue d'oeil et Tanas décida de réagir, sentant le danger. Il décocha un carreau de son arbalette qui manqua le volatile mais celui-ci vrilla et plongea droit vers Alusair. Alerté par le tir de Tanas, les trois autres aventuriers regardèrent au dessus d'eux et virent la menace plonger. Helm se propulsa sur Alusair pour la protéger alors que Cikkim décochait lui aussi un projectile vers l'agresseur, Farin se préparant au combat.


Le volatile était en fait un Tiefellin, un extérieur ailé et portait une tenue sombre d'assassin. Avec la vitesse de l'éclair il attaqua Alusair qui fut protégée par Helm. Ce fut lui qui prit le coup et réussit à le détourner sur sa côte de mailles. Le combat s'engagea alors entre les trois aventuriers et le Tiefellin mais celui-ci fut prompt à s'envoler de nouveau pour s'échapper. Sa tentative s'assassinat avait échoué et il partait déjà vers le port. L'alerte était donnée et la foule était paniquée. Les chevaliers pourpres se mirent en chasse de l'être ailé mais les chevaux ne pouvait passer à travers la foule. Helm assura à ses compagnons qu'il resterait ici pour protéger Alusair. Tanas, Farin et Cikkim se mirent alors en chasse de l'assassin. Ils le suivirent en courant à toute vitesse et virent qu'il descendit près d'une maison abandonnée des docks. Il ne pouvait plus sortir de la cité car les tours de garde l'en aurait empêché si il volait. Les aventuriers s'arrêtèrent devant la maison abandonnée et Farin défonça la porte. Mais un piège avait été placé sur la porte et Farin encaissa. La maison était vide et personne ne semblait s'y trouver. Mais les aventuriers entendirent des bruits de pas venant d'une grille ronde menant à un conduit d'eau. Farin entreprit de détacher la grille et une nouveau piège se déclencha. L'assassin était apparement quelqu'un de prudent et protégeait ses arrières. Le puits qui était maintenant accessible était haut d'une dizaine de mètres et les aventuriers descendirent avec acrobatie à rejoindre le bas sauf Tanas qui glissa le long des parois et qui se blessa en tombant à terre lors de sa chute.

 

 

Chapitre 5 : A la poursuite des Assassins

Ils se retrouvaient à présent dans des corridors humides où la moisissure avait élue domicile depuis longtemps. Les égouts de la ville. C'est cette fois avec prudence que les aventuriers avancèrent et en inspectant à chaque fois les portes et les dalles de ces couloirs qui pouvaient receler de pièges posées par le Tiefellin. Guidés par des bruits de pas vers le Sud, les aventuriers furent attaqués par trois étrangleurs dans ces couloirs où régnait une odeur repoussante. Le combat fut bref mais intense et les aventuriers se retrouvèrent devant la porte que protégeaient les étrangleurs.

La porte était protégée par une rune magique que Tanas ne pouvait pas briser. Une respiration rauque se faisait entendre de derrière la porte et les aventuriers pensaient que cette rune empêchait la créature qui se trouvait de l'autre côté de sortir. Ils refusèrent alors de toucher à cette porte et firent machine arrière. En revenant au croisement précédent, les aventuriers entendirent de nouveau des échos de pas provenant de l'ouest. Ils se mirent en embuscade près de la porte qui allait bientôt s'ouvrir.

Un être répugnant, mi orc mi troll fit alors son apparition en gromelant. Il semblait se désinteresser des aventuriers et il portait une énorme épée à sa main. Les aventuriers ne le provoquèrent pas et la créature bifurqua vers le sud en manquant de peu d'envoyer Tanas sur une dalle piégée. Les aventuriers suivirent la créature.

Cikkim fut inquiet quand il s'apperçut qu'elle allait ouvrir la porte protégée par la rune. Il décocha un trait d'arbalète pour le stopper mais le demi-troll ne sembla pas affecté par le fait d'avoir un carreau d'arbalète planté dans le dos. Il ouvrit la porte et déclencha la rune. Une gerve de feu s'engouffra dans le couloir que les aventuriers évitèrent. Le demi troll disparut dans la salle maintenant ouverte.

Le passage était maintenant ouvert et les aventuriers découvrirent dans la pièce suivante qu'un tunnel avait été creusé vers l'Ouest par une Ombre des Roches, une grande créature doté de mandibules et de griffes. La bête fonça droit vers les aventuriers pour les attaquer.


La créature des tunnels

La bête était féroce et se battait avec puissance. Farin attaquait avec sa hache, Cikkim avec son arbalète et Tanas convoqua une boule de feu qu'il fit osciller autour de la bête pour la blesser. Pendant le combat, la créature chargea les aventuriers et provoqua un éboulement. Mais les aventuriers évitèrent les éboulis heureusement pour eux. A force d'acharnement, la bête faiblit et finalement s'affaissa. Il était à présent temps de retrouver l'assassin et le demi troll qui avait ouvert la porte.

L'Ombre des Roches avait été utilisée pour creuser une galerie dans laquelle les aventuriers s'engoufrèrent. Les assassins avaient prévu leur moyen de sortie depuis le début. Ils étaient organisés, il n'y avait aucun doute.

Les aventuriers devaient faire vite, leur ennemi prenait sûrement de l'avance devant eux et si ils ne prenaient pas garde, trop de hâte pouvaient les conduire vers une mort certaine. Le conduit creusé par l'Ombre des Roches amena les héros dans un autre corridor sombre. Les dalles étaient fissurées et Farin vit qu'une zone de trois mètres de diamètre menaçait de s'éfondrer. Les aventuriers sautèrent par dessus ce danger et Farin jeta une pierre sur les fissures du sol qu'ils avaient évité. Une abîme se dévoila alors sous leurs yeux. Ils avaient évité de peu une chutte mortelle. Mais ils se retrouvaient coincés dans un petit espace entre une porte en fer et ce puits qui leur empêchait toute retraite. En effet, ils n'avaient plus assez d'espace pour sauter le trou béant. Mais le sort prit les devant car c'est à ce moment que la porte s'ouvrit vers eux. Le demi troll était de retour et avait foncé dans la porte pour propulser les aventuriers dans le trou. Mais ce fut sa bêtise qui le conduit à sa perte. Usant de tous leurs reflexes, les trois aventuriers évitèrent la porte et se cramponèrent aux parois. Le demi troll fut désapointé de ne pas trouver de résistance derrière la porte, prouvant qu'il avait bien projeté quelqu'un dans l'abîme. Ce dernier ne put donc retenir son élan et bascula dans la gueule béante pour se faire engloutir par les ténébres, quelques dizaines de mètres plus bas pour ne jamais en resortir. Il s'en était fallut de peu !

Cette fois-ci, les aventuriers devaient refaire leur retard et il pressèrent le pas. Les bruits de pas étaient plus proches et l'assassin ne semblait pas loin. En prenant vers le Nord ils virent une porte de bois d'où on pouvait voir la lueure du jour transparaître. Mais ils étaient toujours à la surface. Tout en espérant que l'assassin n'ait pas pris la fuite, les aventuriers avancèrent doucement de la porte entrebaîlée pour y voir un étrange spectacle. L'espace d'un instant, toute lumière semblait avoir disparu et une fumée noire se projeta dans toutes les directions à une vitesse prodigieuse. Cette vision ne dura pas bien longtemps et les aventuriers décidèrent d'entrer dans la salle. Elle avait apparement servie de cachette aux assassins, le tieffelin et le demi troll car il était évident qu'il était son complice. Mais tout avait été nettoyé. Seule un trou dans le plafond de cette salle permettait à la lumière du jour de se faufiller et à donner une certaine clarté inquiétante à la pièce. Cependant, les bruits de pas se rapprochaient depuis une porte au Sud cette fois. Les aventuriers se tinrent sur leurs gardes et, quelle ne fut pas leur surprise quand ils virent Helm ouvrir la porte.

Celui-ci leur annonça qu'il n'avait pas retrouvé l'assassin mais que si les aventuriers allaient vers le Sud et lui vers le Nord, peut être qu'ils le retrouveraient. Helm semblait pressé de s'en aller. De plus, son attitude intrigua très fortement Cikkim, qui connaissait le prêtre depuis longtemps. Quand Helm tenta de passer par le chemin qu'avaient emprunté les aventuriers pour venir jusqu'ici, Farin l'en empêcha. Helm ne comprenait pas son attitude. mais à quoi bon jouait le Nain ? Cikkim n'était pas non plus convaincu et Tanas ressentait une grande utilisation de la magie en ces lieux. Cikkim commença à questionner Helm sur sa véritable identité. Le moine ne pouvait se résoudre à faire confiance à cette personne qui selon lui n'était pas Helm, mais qui pourtant avait exactement les mêmes traits et les mêmes vêtements. Cikkim demanda à Helm de prouver qu'il était bien ce qu'il prétendait être. Helm ne semblait toujours pas comprendre la suspission de ses compagnons !

Cikkim demanda à Helm un détail sur un évènement imaginaire pour le piéger. C'était un évènement inventé, la ruse était fine. Mais Helm répondit correctement en disant que jamais il n'y avait vécu l'évènement narré par Cikkim. Mais les aventuriers lui demandèrent alors quel était le nom de leur ami dragon. Pour un étranger, cette question aurait semblé plus que saugrenue. Et Helm, ou plutôt le faux Helm tomba dans le piège en répondant qu'ils n'avaient pas d'ami dragon. Le véritable Helm se serait rappellé de Pierlo, le passeur des marais également connu sous l'apparence du Dragon Pourpre. L'homme était démasqué et les aventuriers s'apprétaient à l'attraper quand l'assassin reprit une apparence d'ombre ailée et ricana une dernière fois devant les aventuriers avant de tenter de disparaître par l'ouverture dans le toit.

Dans un dernier espoir, les aventuriers décochèrent leurs carreaux d'arbalète pour Cikkim et Tanas alors que Farin lançait vers son ennemi sa hache à deux mains. Les traits passèrent à travers l'ombre mais la hache déchira une petite sacoche que l'ombre transportait et celle-ci tomba à terre alors que l'assassin s'élevait dans les airs. La sacoche contenait une lettre expliquant toute cette action. Les couteaux enflammés, une organisation visant à tuer tous les membres de la famille Obarskyr, avaient engagé ce Tieffelin aux pouvoirs terrifiants, un certain Scult, ainsi qu'un demi troll nommé Goerlun. Quelqu'un en voulait à la famille royale du Cormyr et les ordres venaient directement d'une cité nommée Port Ponant, un repère de bandit ou la fange cotoie les plus grands bandits et les plus grands criminels de tout Faërun. Et c'est la tête pleine de questions sans réponses qu'ils remontèrent en ville pour retrouver la cour de Suzail et prendre des nouvelles d'Alusair et de leur ami Helm.


Chapitre 6 : La route du sud

Au château, ils retrouvèrent Alusair, la régente du Cormyr. Elle était encore sous le choc de l'attentât qui visait à sa vie. Mais Alusair sous ses airs de jeune fille était une guerrière et ne cédait pas à la pression. Elle restait digne et confiante. La cour était anxieuse autour d'elle et la fête de Heaum avait finalement tourné au désastre avec cette tentative d'assassinat. Les quatre aventuriers étaient de nouveau réunis et il fallait maintenant décider d'une route à prendre. Helm leur annonça qu'Alusait l'avait chargé d'enquêter seul sur les Couteaux Enflammés. Un bateau devait l'emmener le lendemain matin vers Port Ponant afin qu'il puisse rejoindre la cité des brigands pour en savoir plus sur les Couteaux Enflammés. Cette fois-ci, le destin séparait les aventuriers pour un moment mais Helm promit à Cikkim de revenir l'aider à se débarasser de son Diantrefosse dès qu'il le pourrait. Son engagement en tant que Dragon Pourpre étant solennel, il ne pouvait s'en détourner. Mais c'est avec l'aide d'Helm que les trois autres aventuriers préparèrent leur départ pour le Calimshan, qui était certainement le dernier espoir pour Cikkim de ne pas devenir le jouet du Démon qui gagnait chaque jour du terrain sur lui.

Plusieurs choix s'offraient aux aventuriers, ils pouvaient partir par bateau avec Helm jusqu'à Port Ponant puis continuer leur route jusqu'au Bief de Vilhon par la Mer. Mais cette vois maritime les amenait trop prêt des Îles pirates ce qui les rendait trop dépendant de leur capitaine de Navire. Ils décidèrent de longer les routes commerciales en passant par les montagnes à l'ouest du Cormyr pour finalement passer par les chemins menant vers le Sud. Le chemin était le plus rapide et leur assurait de rester indépendant. Helm leur obtint un cheval et des poney afin qu'ils puissent gagner du temps dans leur quête. C'est aussi au cours de cette soirée que moi, Elensen le barde, j'ai rencontré pour la première fois les aventuriers. Nous avons devisé pendant plus de six heures sur leurs aventures et le moine Cikkim me montra ses mémoires qui m'inspirèrent pour écrire cette histoire. Ce n'était pas la dernière fois que nous devions nous rencontrer... .

C'est le coeur gros que les aventuriers se quittèrent le lendemain matin après avoir festoyé dignement ensemble. Cikkim remit à Helm une dague qu'il avait trouvé dans les affaires de l'assassin. Elle portait l'insigne des Couteaux Enflammés et servait certainement de signe de reconaissance. Grâce à celà, Helm aurait plus de facilité à inflitrer l'organisation des Couteaux Enflammés. Tanas, Cikkim et Farin, prirent alors la route menant vers le Calimshan, le Royaume des Effrits et des Plaisirs du Sud de Faërun. Ils quittèrent la ville de Suzail tout en pensant à tous les évènements qui s'étaient produit lors de ces derniers jours. Une ville disparaissant, les Drows n'attaquand plus Hlondath, Pénombre qui se déplaçait vers le Sud, de mystérieux agresseurs aux yeux dorés, une guilde d'assassins visant à semer le trouble dans un Cormyr menacé, des cargaisons n'arrivant plus à destination depuis les contrées de l'Ouest. Mais que pouvait-il bien se tramer sur cette Terre ? Ces fragments d'informations ne sufisaient pas aux aventuriers pour leur permettre de comprendre la vraie nature des évènements ce qui se préparait.

Avec leurs montures, les fiers aventuriers gravirent les montagnes de l'Ouest du Cormyr. Les intempéries ne les impressionnaient guère et ils poursuivaient inlassablement leur chemin, faisant halte au couchant et profitant de la lueur du soleil pour profiter du beau paysage et pour éviter les orcs qui craignent la lumière. La pluie et l'orage semblaient vouloir les empêcher d'atteindre leur but mais finalement c'est la tête haute qu'ils atteingnirent le col leur permettant d'entrevoir les versants opposés de ces monts qu'ils avaient finalement vaincu. Leur route leur était alors dévoilée. Ils devaient maintenant suivre la route vers le Sud pour rejoindre le Guet leur permettant de passer sur le territoire des contrées du Mitan oriental.

Leur descente fut plus agréable que la montée. Les nuages étaient bloqués par les montagnes et un beau soleil éclairait le ciel au dessus d'eux. Mais sans crier garre, un bruit alerta les chevaux et les aventuriers. Un énorme bloc de pierre dévalait la pente sur laquelle ils étaient et se dirigeait droit sur eux. Grâce à leur habilité au dressage, ils parvinrent à maîtriser leurs montures et à éviter le rocher. D'ailleurs, Farin, assez peu discret, fit remarquer à ses compagnons que des gobelins se trouvaient au dessus d'eux et les avaient suivi. Repérés, les gobelins prirent la fuite en voyant que les aventuriers regardaient dans leur direction. Ils avaient été suivis. Mais ils devaient à présent les semerune bonne fois pour toutes. C'est donc à toute vitesse qu'ils se dirigèrent vers le passage permettant de passer au delà de la rivière qui les séparait des terres du Mitan.


Chapitre 7 : La traversée du pont

Nos héros, poursuivis par ces orcs et ces gobelins, trouvèrent alors devant eux le pont leur permettant de rejoindre l'autre rive pour le Mitan. Ce pont très endommagé était soutenu par de simples cordes. Les poneys et le destrier ne pouvaient traverser. Les aventuriers durent se résoudre à les abandonner sur place. Il fallait faire vite pour éviter que les orcs et les gobelins ne rattrapent leur retard. Farin se risqua le premier à poser un pied sur une planche mais celle ci craqua instantanément et ses débris furent projetés à plusieurs dizaines de mètres plus bas, dans les eaux tumultueuses des rapides. Un seul faux pas sur ce pont et c'était la mort assurée. Mais aucun autre pont n'était en vue et rebrousser chemin leur demanderait de traverser plus au Nord, près des marais qu'ils voulaient à tout prix éviter. Farin décida alors de continuer à avancer malgré la vétusté du pont. Ses compagnons étaient également décidés à progresser de même.

Farin parvint à continuer son avancée sur le pont en s'accrochant aux cordes. Cikkim attacha les chevaux et s'engagea à son tour sur le pont suivi de Tanas. Malheureusement, le moine fut déséquilibré l'espace d'un d'instant et se raccrocha in-extremis aux cordes par une main. Tanas essaya de lui porter secours mais il se retrouva lui aussi dans une position incontrôlable et perdit l'équilibre. Les deux aventuriers devaient maintenant tout faire pour quitter le vide dans lequel ils pendaient littéralement. Farin était de l'autre côté, sur les cordes parrallèles et essaya de faire machine arrière pour les aider. Mais il appercut bien vite les orcs qui avaient gagné sur eux. Ils étaient à présent très prêts du pont.

Les orcs tentaient de détacher leurs montures et brandissaient leur haches sûrement pour couper le pont et plonger les aventuriers dans le vide. Farin revint alors sur la terre ferme pour protéger leurs arrières tandis que Cikkim et Tanas réussissaient alors à se remettre dans une position adéquate pour progresser sur les cordes, comme sur une tyrolienne.

C'est alors que Cikkim entendit des cris à l'autre bout du pont. Une femme était poursuivie par un autre groupe d'orcs ! Les choses s'accéléraient et Farin se tenait prêt à recevoir les premiers orcs au bout de ses lames de hache. Cikkim, lui, ne pouvait se résoudre à laisser cette jeune femme sans défense à la merci des orcs. il décida de traverser le pont branlant au mépris du danger . De plus, il fallait faire vite car maintenant les orcs risquaient de couper les cordes d'un côté ou de l'autre du pont. Il fallait faire vite !

Tanas suivit alors Cikkim pour l'aider dans sa mission alors que Farin faisait déjà les présentations de ses haches aux Orcs de leur rive de départ.

Seules les cordes s'avérèrent réellement utilisables par les aventuriers. Les planches de bois étaient en grande partie moisies et trop dangereuses. Aux trois quarts de la traversée du pont, Cikkim fut de nouveau déséquilibré. Il réussit alors à rétablir son équilibre pour continuer sa traversée périlleuse. Les Orcs n'étaient pas encore arrivés jusqu'à la jeune femme, il avait encore une chance de la sauver.

Tanas fut à son tour en difficulté mais les orcs étaient arrivés à la hauteur de la demoiselle en détresse et l'un d'entre eux s'apprétait à couper les cordes du pont. Cikkim, qui était enfin arrivé de l'autre côté du pont, bondit sur l'orc et le désarma. L'orc perdit l'équilibre grâce à la technique du moine et bascula dans le vide en hurlant de terreur.



Cikkim s'interposa alors entre les créatures et la femme tout en protégeant le pont et Tanas qui se trouvait encore dessus. Mais tout d'un coup, la terre se mit à trembler pour Farin et tous entendirent un écho étrange. Une fois qui prononcait le nom d'Eridol. Farin ne tarda pas à savoir qui était cet Eridol. Il s'agissait d'un Golem de Pierre et il avait reçu l'ordre de tuer le Nain protecteur du pont.

Le géant de pierre fit son apparition et commença à balayer de ses bras puissants les orcs et gobelins qui lui barraient la route. Il voulait se mesurer au Nain. Farin ne voyait pas ce combat se terminer d'une bonne façon seul contre cette montagne de roche et de magie.

Tanas, lui, tentait de reprendre le contrôle de la situation et s'aventurait à présent à avancer avec son rat sur les planches moisies. Mais malheureusement une des planches était piégée et quand il la foula, une rune fut activée et le pont s'embrasa. Il fallait agir vite sinon le pont serait réduit en fumée en peu de temps et Farin se retrouverait seul face au Golem de Pierre. Tanas utilisa une baguette de glace qu'il avait sur lui pour éteindre l'incendie mais la situation ne faisait qu'empirer. En effet, alors que Cikkim combattait les orcs avec bravoure de l'autre côté du pont, il entendit un rire moqueur s'élever. C'était la jeune femme. Mais la douce voix se changea d'un seul coup en un rire grave et sardonique. La jeune femme venait de se métamorphoser en un grand guerrier tenant une sphère magique et un cimeterre. Les orcs reculèrent devant ce spectacle. Les yeux du guerrier que Cikkim avaient en face de lui étaient teintés d'une lueure dorée, comme ceux de Kélia, la prostituée qu'il avait rencontrée au bordel de Suzail. Un Malaugrym ! Celà ne pouvait être qu'eux, les changeurs de forme du plan de l'Ombre ! Et celui-ci voulait en découdre avec Cikkim.

Cikkim entama alors un combat héroïque contre le Malaugrym qui le toisait. Chaque blessure qu'infligeait Cikkim au Malaugrym se voyait se résorber presque instantanément. Ce démon était-il donc invincible ? Farin de son côté devait lui aussi combattre le Golem de Pierre et les assauts du Géants ne pourraient pas être retenus éternellement. Ayant vu la situation de Cikkim et Tanas qui arrivait bientôt à l'autre bout du pont, Farin prit une grave décision. Il hurla à Tanas de courir pour couvrir les derniers mètres qui le séparaient de l'autre côté du pont, ceci avant de s'avancer sur le pont et d'abattre sa Hache sur les Cordes ! La fureur du Golem se fit entendre dans toute la vallée quand il vit le Nain lui échapper alors que le pont s'éfondrait d'un côté, entrainant le Nain vers l'autre paroie. Le choc fut violent mais Farin et Tanas s'en sortirent. Farin avait réussi à s'accrocher héroïquement aux corder tandis que le pont basculait dans le vide.

Le pont n'était maintenant plus tenu que par le côté que défendait Cikkim. Tanas et Farin devaient encore escalader le pont à la verticale pour rejoindre leur compagnon qui encaissait les attaques du Malaugrym. Cikkim avait infligé de nombreuses blessures au mystérieux guerrier mais sa régénération l'avantageait. Le combat s'annoncait certes difficile mais Cikkim s'accrochait. Il était persuadé que cette embuscade avait été tendue pour prendre le Magefeu de Tanas et il voulait défendre son ami. C'est alors que le Malaugrym anonça à Cikkim qu'il n'aurait plus le Diantrefosse qui était en lui encore longtemps et qu'il allait mourrir de toute façon. Ainsi cette embuscade n'était pas pour Tanas, mais pour le moine ! Ils voulaient Cikkim !

Une mystérieuse voix avec un fort accent appella le Malaugrym Varthan et lui demanda d'en finir avec le moine. Mais celui-ci avait l'air de bien s'amuser en combattant Cikkim qui pourtant combattait de toute sa hargne. Cikkim tenait bon en attendant ses compagnons et Tanas parvenait enfin à la hauteur de la terre ferme. Farin avait encore une moitié de pont à escalader. Varthan infligea de nombreux dégats à Cikkim mais le moine riposta et utilisa son pouvoir de plénitude physique pour soigner temporairement ses blessures. Cikkim fit alors voir à son ennemi que lui aussi pouvait se régénérer. A l'arrivée de Tanas aux côtés de Cikkim, la mystérieuse voix se dévoila et tenta de les immobiliser. Mais Tanas par sa concentration réussit à briser le sort lancé. Le magicien qui aidait Varthan à distance était protégé par les orques et était un Tyranoeil, une immonde créature très intelligente et très douée pour la magie.

Le combat se poursuivit alors. Tanas utilisa son arbalète pour attaquer Varthan alors que Cikkim continuait son corps à corps avec son ennemi. Farin parvint alors à escalader la paroie et se hissa pour aider ses compagnons. Le Tyranoeil tenta un nouveau sort qui fut une fois de plus contré par Tanas. Cikkim réussit alors repérer précisément ce magicien derrière ses rangées d'orcs et près d'un sous bois. Il était pour eux impossible de l'atteindre. Les orques se contentaient de regarder le combat entre les aventuriers et Varthan. Ils empêchaient simplement les aventuriers d'avancer. Ils étaient pris au piège mais alors que Farin rejoignait le combat contre le Malaugrym, l'espoir renaissait dans leurs coeurs !

Les aventuriers décidèrent de faire plier Varthan au lieu d'essayer de contrer le blocus des orcs, ils devaient se concentrer sur ce puissant ennemi. Mais malgré les coups de boutoirs de Farin, Varthan résistait et continuait de se régénérer. Il concentrait toutes ses attaques sur Cikkim qui fut grièvement blessé. Si il mourrait, le Diantrefosse serait libre et le moine ne pouvait l'accepter. Il devait se retirer du combat. Farin couvrit alors la fuite de Cikkim. Le Magicien lança une tempête de glace sur les aventuriers mais toucha également son allié Varthan. Tanas ne put cette fois contrer le sort et il fut très sérieusement atteint. Heureusement, Cikkim et Farin avaient réussi à esquiver les projectiles de glace. Varthan était empêtré par un sort de Tanas et ne put esquiver. Il fut donc touché par son allié et pesta sur le tyranoeil qu'il nomma Xany Yellas. Le Tyranoeil appella alors le Golem de Pierre qui était resté à l'autre bout du pont et à la grande stupéfaction des aventuriers, ils le virent s'avancer dans le vide après s'être décalé de quelques dizaines de mètres vers l'Ouest. Le véritable pont avait donc été rendu invisible par la magie du Tyranoeil. Bientôt, le Golem de Pierre allait rejoindre l'autre rive et porter assistance à Varthan.

Nos héros comprirent alors qu'ils ne pouvaient gagner ce combat et vaincre ces mystérieux et puissants ennemis. Ils décidèrent d'essayer de forcer le barrage d'orcs du côté opposé à Varthan. Cikkim, le plus rapide, réussit par des acrobaties surhumaines à passer et fonça vers les bois au grand désespoir de Xany Yellas le Tyranoeil. Mais Varthan réussit à maîtriser Farin et à lui mettre un couteau sur la gorge. Le Malaugrym cria alors à Cikkim de se rendre ou de voir son ami mourrir. Le Magicien intervint alors en leur promettant la vie sauve si ils se rendaient. D'après lui, ils étaient là pour aider Cikkim à se débarasser du Diantrefosse. Tanas décela paradoxalement que le Malaugrym et le magicien semblaient sincères dans leurs paroles et le fit savoir à ses compagnons. Cikkim hésitait bien sûr mais il dut se résigner. Il ne pouvait prendre le risque de voir mourrir son ami et ne pouvait les abandonner lâchement. Il lâcha son arme et se rendit alors à ses ennemis. Ils furent attachés sans ménagement et eurent les yeux bandés. Nos héros, défaits, furent emmenés vers le Nord, dans une carverne secrète de leurs ennemis. La marche fut longue et douloureuse pour les aventuriers qui n'étaient pas ménagés et obligés de marcher à l'aveuglette tout en étant brimés et battus par leurs surveillants orques.


Chapitre 8 : Entre les mains de l'ennemi

Ils furent soudain envahit par l'obscurité et sentirent qu'ils s'enfoncaient dans les entrailles puantes de la terre, les terres des orques. On leur enleva leur bandeaux et Cikkim fut séparé par Varthan de ses compagnons. Tanas et Farin furent jetés dans une cellule chacun et firent la connaissance d'un barbare nommé Borléus qui était lui aussi dans une cellule, enfermé comme eux et prisonnier du Malaugrym et de son allié le Tyranoeil. Pendant ce temps, Cikkim était emmené vers une salle de rituel spéciale.

Cikkim fut roué de coups et torturé pendant des heures par Varthan et ses hommes de main. Le Malaugrym s'en donnait à coeur joie et on sentait que celui lui procurait un certain plaisir. C'est alors que Xany Yellas entra et toisa de son oeil globuleux et énorme le moine ensanglanté. Cikkim était sur le point de craquer, de se laisser envahir par le Diantrefosse et c'est précisément ce que le magicien sombre voulait. Il demanda à ses acolytes de s'installer et de disposer des bougies dans la salle. Un sombre rituel allait alors commencer. Et tout d'un coup, une vielle connaissance fit son apparition, la prostituée Kélia entra dans la salle et envoya au moine le même sourire que dans la maison close. Un air de défi et de mépris se voyait sur son visage. Elle apprit à Cikkim, devant Varthan et Xany Yellas que c'était elle qui avait indiqué la route qu'allaient prendre les aventuriers aux troupes de Varthan. En effet, cette jeune femme, Malaugrym elle aussi, avait renseigné son semblable car elle était présente à la cour de Suzail lors du soir après la fête de Heaum. Et les aventuriers, le vin aidant, n'avaient pas été très discret sur leurs plans de voyage. L'embuscade avait donc été prévue grâce aux informations de Kélia.

Mais à la grande surprise de la jeune femme, Varthan la maîtrisa et Xany l'ensorcela pour qu'elle se laisse faire. Elle fut attachée à un chevalet de torture et placée en face de Cikkim. Xany se plaça entre eux deux et commença son invocation. Il répétait sans cesse des paroles étranges et incompréhensibles mais Cikkim reconnut entre autres l nom de Dun Junin et des incatations d'exorcisme. Ainsi Xany Yellas tentait de faire sortir Dun Jinin de Cikkim ? Mais ne savait il pas qu'il était possédé par son ennemi, le Diantrefosse Hardankaar ?

La lumière sembla quitter la pièce et une lueur s'échappa du corps de Cikkim et rejoignit le corps inerte de Kélia. L'esprit à l'intérieur de Cikkim venait de le quitter pour aller se loger à l'intérieur de Kélia. Les connaissances magiques de Xany Yellas devaient être grandes pour pouvoir réussir un tel sortilège. Seuls des êtres du plan de l'ombre auraient pu réussir ce genre de magie. Mais le trouble et les questions avaient envahi l'esprit de Cikkim. Pourquoi le Tyranoeil avait-il invoqué Dun Jinin en parlant du Diantrefosse ? A celà, il eut sa réponse car Varthan semblait avoir compris la perplexité du moine. Le Malaugrym ricana alors devant lui tout en demandant à Xany Yellas d'expliquer la situation à Cikkim. Pendant ce temps, le Malaugrym quitta la pièce avec un grand éclat de rire maléfique.

Xany Yellas expliqua avec dédain à Cikkim que le nom du Diantrefosse : Hardankaar, signifiait "Autre moi", en bref, le Diantrefosse était un alter ego de l'effrit Dun Jinin et ils étaient tous deux dans le même corps. Ainsi, Cikkim avait en lui son ancêtre Dun Jinin et le Diantrefosse à la fois. Celà expliquait le fait que Dun Jinin ait pu intervenir dans son combat contre Simerohl. De plus, la légende sur Dun Jinin n'était qu'en partie connue par Cikkim. Dun Jinin avait bien combattu le Diantrefosse dans le désert du Calimshan mais ... intérieurement. Et l'effrit possédé par son alter égo diabolique avait préféré s'enterrer vivant plutôt que de commettre des attrocités sur son royaume et à son peuple. Quelque part, Cikkim avait connu le même destin que son ancêtre en étant possédé à son tour. Mais tout celà venait de lui être enlevé et il venait de réaliser son erreur de jugement ! Le magicien termina son explication en toisant le pauvre Cikkim ensanglanté et lui dit qu'il n'était pas digne de son héritage. Les gardes ramenèrent alors Cikkim à sa cellule alors que Xany Yellas restait seul avec Kélia, qui portait en elle le Diantrefosse.

Les gardes déposèrent Cikkim sans ménagement dans une cellule à côté de ses compagnons et du barbare Borléus lui aussi prisonnier. Après quelques heures de repos qui leur permit au moins de reprendre des forces, ils étaient bien décidés à trouver un moyen de repartir. Heureusement, le rat de Tanas avait échappé à l'embuscade et avait suivi son maître à travers les chemins. De plus, il avait permis à Tanas d'entendre une conversation entre Varthan et Xany Yellas. Le lien télépathique éxistant entre Tanas et son rat lui permettait de voir et d'entendre par l'intermédiaire de son compagnon. Varthan avait déclaré vouloir se rendre au Calimshan avec Kélia grâce à un portail situé dans les niveaux inférieurs du donjon. Xany Yellas, lui, désirait se rendre à Eauprofonde pour y poursuivre ses mystérieux et inquiétants projets. Le rat se rapprocha ensuite des cellules des aventuriers mais il ne pouvait aller plus avant à cause d'un groupe d'orcs qui occupaient une salle entre les cellules et sa position. Les aventuriers allaient devoir trouver un moyen de sortir de ce donjon et récupérer leurs armes et leur équipement.


Borléus fit remarquer aux aventuriers que des inscriptions étaient gravées sur le mur de sa cellule. En effet, les aventuriers remarquèrent le même phénomène. Un mot était écrit sur le mur de chaque cellule et les mots étaient étranges mais différents. Tout d'un coup, Cikkim eut un déclic ! L'un des noms était celui d'une ville qu'il avait traversé en venant du Calimshan. Fouillant dans leurs mémoires, ils visualisèrent l'emplacement des quatres villes indiquées et en traçant une croix avec ces coordonnées, ils obtinrent au centre la ville de Riatavin, près de la frontière nord du Téthyr. En prononçant ce mot, Farin fit ouvrir les portes des cellules comme par magie.



Mais ils étaient toujours sans armes et un groupe d'orcs était placé entre eux et la réserve. Le rat avait affirmé à Tanas que les armes des aventuriers étaient entreposées non loin de là. Cikkim prit le risque de s'introduire dans la salle voisine de leurs cellules et il s'appercut que trois orcs étaient en train de déjeuner au milieu d'une salle de torture. De nombreux mécanismes étaient à l'arrêt et des lames tranchantes étaient disposés en tous sens de cette pièce lugubre. Usant de toute sa discretion, Cikkim s'avança jusqu'au mécanisme de déclenchement des lames et les orcs n'eurent même pas le temps de réagir. Ils furent coupés en morceaux avant même de l'avoir compris ! Sur les corps des orcs, les aventuriers trouvèrent une vieille carte du donjon.

La voie était libre et les aventuriers accompagnés de Borléus retrouvèrent le rat de Tanas et le suivirent vers le Sud. Ils passèrent devant une porte et leur manque de discretion attira l'attention des gardes. Ils entendirent une voix donner l'ordre de lâcher les bêtes et ils s'enfuirent vers l'entrepôt où le rat avait vu leurs armes.

Arrivés devant la porte, ils se préparèrent, avec leurs poigs et leur courage, à affronter tout ce qui se mettrait en travers de leur route. Et quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils virent devant eux un Ours Hibou, une créature imposante et à l'air complètement ahuri.


Les aventuriers pensaient devoir affronter cette bête mais il n'en fut rien. L'ours hibou semblait quelque peu perturbé psychologiquement et tenait des propos décousus. La créature proposa un étrange marché aux aventuriers. Si ils répondaient à son énigme, ils pourraient avoir leurs armes sinon, la créature et ses semblables les dévorerait. C'est à ce moment que les aventuriers appercurent d'autres Ours Hibou derrière celui qui leur parlait.

Ils n'avaient pas vraiment le choix et eurent à résoudre une énigme particulièrement déroutante mais Tanas réussit assez rapidement à y répondre. L'équipement fut donc rendu aux aventuriers et c'est alors que la créature, toujours dans son délire, proposa une autre énigme aux aventuriers avec pour prix un accès vers un passage secret menant aux souterrains. Ils acceptèrent de nouveau et cette fois encore Tanas trouva la réponse.

Mais les aventuriers doutaient de la bonne fois de la créature qui s'en appercu. Et contre toute attente, elle décida de leur prouver sa bonne fois ... en remettant aux aventuriers des affaires personnelles de Varthan et Xany Yellas !

La folle créature venait donc de remettre une lettre écrite par Xany Yellas magiquement aux aventuriers. Elle exprimait le départ de Xany Yellas pour Eauprofonde ainsi qu'un début de plan. L'ours hibou donna également un vieux journal que les ours-hiboux machonnaient de temps à autre. Un ancien journal de Varthan le Malaugrym.



Les aventuriers y apprirent qu'il avait organisé avec quelques uns de ses congénères une évasion du Chateau de l'Ombre, le repère originel des Malaugryms. Une certaine Naëlwyn était donc passée sur Toril et se cachait maintenant quelque part sur Faërun. Les Malaugryms l'appellaient la Mère ou encore la Sorcière. Le journal était très incomplet mais on y comprenait qu'une alliance nommée l'Alliance de l'Ombre avait été forgée et que les Reflets de la cité volante de Pénombre étaient impliqués. Les malaugryms s'étaient alors mis à la recherche du Cristal de Calimemnon, un artefact sacré caché quelque part dans le Calimshan. Ce Cristal était supposé renfermer l'âme de deux béligérants vieux de plusieurs millénaires : un Effrit et un Djinn. Le journal ne disait pas pourquoi les Malaugryms recherchaient ce Cristal mais le moyen de le trouver était indiqué. Le traité de la Licorne était invoqué ainsi que Dun Jinin. En effet, l'Effrit Dun Jinin était présent lors de la fin de la guerre des Djinns contre les Effrits et il connaissait l'emplacement du Cristal. Voilà pourquoi Varthan et Xany Yellas avaient besoin de Dun Jinin. Ils avaient entendu parler des Quatre étoiles de l'Ouest. Ils avaient retrouvé la trâce de Dun Jinin par l'intermédiaire des rumeurs à la cour du Cormyr que leur avait rapporté Kélia sur la possession du moine faisant partie des Quatre étoiles sauveuses du Cormyr. Ils n'avaient plus eu qu'à tendre leur embuscade pour s'emparer de l'Effrit. Tout avait fonctionné selon leur plan, à l'exeption d'un détail, les aventuriers s'étaient échappé et ils étaient maintenant au courant de leur plan concernant le Cristal.

Mais il n'était pas encore le temps de penser à tout celà, les gardes arrivaient pour recapturer les aventuriers. L'Ours-hibou dévoila un portail au fond de l'entrepôt et les aventuriers s'y engoufrèrent.


Chapitre 9 : Les souterrains d'Eridol

Ils se retrouvèrent dans un corridor étroit menant à une simple porte. Une fois franchie, ils pénétrèrent dans une salle où trônait une fontaine. Il y avait maintenant trois portes en plus de celle par laquelle ils étaient entrés. Farin s'approcha de celle du Sud mais Borléus remarqua des leviers près de la fontaine. Ils avaient les lettres N, S, E, O inscrits sur chacun d'entre eux. Les points cardinaux. Mais à quoi servaient ces commandes ? Par inadvertance, Farin déclencha une dalle qui referma le passage d'où ils étaient venus.

Le rat de Tanas était très intrigué et ressenti une odeur plaisante à son museau derrière une porte. Il se faufila sous l'entrebaillement de la porte au Sud et disparut. Tanas tenta de rétablir la connexion avec son rat mais il ne réussit pas. Comme si son rat s'était volatilisé. Farin ouvrit alors la porte et Cikkim et Tanas faisaient tout pour empêcher Borléus de toucher aux commandes. La curiosité et la bétise de ce barbare n'avaient pas de limites ! Mais poussé par la curiosité Farin et Borléus passèrent la porte Sud et en se retournant, Farin vit que la porte par laquelle il venait de passer avait disparue ! Il observa Borléus qui tentait de rattrapper le rat. Il passait sans cesse de droite à gauche devant l'intersection en T qui était devant lui. C'était comme si il tournait en boucle dans un couloir infini ! En effet, peu importe la vitesse à laquelle il allait, il ne faisait que repasser toujours devant Farin. Farin comprit alors qu'ils se trouvaient dans un corridor magique qui bouclait sur lui même.

Restés de l'aurte côté, dans la pièce de la fontaine, les aventuriers ouvrirent de nouveau la porte et virent que Farin ne pouvaient les voir mais ils pouvaient s'entendre. Il voyaient Farin qui cognait contre un mur invisible se trouvant à la place de la porte ouverte. Les leviers de la fontaine devaient servir à briser cette boucle magique. Les aventuriers demandèrent à Farin de leur montrer le plan que le Nain avait gardé sur lui. Ils l'étudièrent un moment avant que Farin n'entende un cri de terreur. Borléus et le rat fuyaient dans ce corridor infini devant un minotaure. Farin dut quitter son poste pour fuir à son tour.

Tanas et Cikkim enclenchèrent une combinaison de leviers qui s'avéra être la bonne et ils permirent à Borléus et à Farin de sortir de la boucle. Ils virent devant eux une porte apparaître et la défoncèrent. De l'autre côté les attendaient une fosse qu'ils enjambèrent grâce à leur élan mais le minotaure n'eut pas cette chance et tomba dans l'abîme.

Cikkim et Tanas rejoignirent alors enfin leurs compagnons et poursuivirent leur chemin. Mais ce fut pour peu de temps car la pièce suivante les mena dans une caverne coupée en deux par une fissure au fond de laquelle coulait une rivière de lave. Et de l'autre côté du fossé qui pouvait être rejoint par un petit pont, les aventuriers se retrouvèrent face à Eridol, le Golem de Pierre, sbire de Varthan. Celui-ci se leva de son trône et projeta l'une des roches qui composait son dos vers les aventuriers. Ils l'évitèrent mais subirent des dégats. Le combat devait avoir lieu, en cette salle, pour se venger de leur emprisonnement.

Tanas fut le premier à réagir en invoquant des tentacules noires, l'un de ses nouveaux pouvoirs. Des tentacules sortirent alors du sol de la caverne rougeoyante et commencèrent à attaquer le Golem de pierre. Celui-ci fut surpris par l'utilisation de cette magie auquel il n'était pas vraiment habitué.Farin se rua à l'attaque en empruntant le pont. Borléus, quant à lui, décida de sauter par dessus la fissure mais il surestima ses forces car il manqua d'élan et se retrouva accroché à quelques rochers au dessus de la rivière de lave. Les aventuriers devraient une fois de plus se passer de ses services pour ce combat.

Cikkim utilisa son arbalète pour combattre le Golem et Farin s'en sortait très bien face à ce géant de pierre. Leur échec près du pont leur donnait la rage de vaincre et les coups pleuvaient sur le Golem. Grâce aux efforts et au désir de vengeance des aventuriers, le Golem fut alors sur le point de succomber. Cikkim le mit par l'une de ses attaques à l'agonie et Farin l'acheva. Eridol, le fidèle serviteur de pierre de Varthan, venait de rendre son âme volée à la toile.


Eridol


Les aventuriers découvrirent de grands trésors sur l'ancien trône qu'Eridol s'était construit dans cette caverne, sûrement les primes de ses méfaits sous les ordres de Varthan. Farin tenta de secourir Borléus qui n'était toujours pas parvenu à remonter sur la terre ferme mais la prise lui échappa et Borléus tomba en contrebas mais découvrit un passage menant à une crypte cachée. Les aventuriers décidèrent de s'y engoufrer en escaladant la paroie pour atteindre le passage en contrebas.

Un vieux tombeau se trouvait dans ce lieu et les aventuriers y découvrirent encore quelques trésors. Dans une pièce voisine de la crypte, les héros découvrirent une pièce teintée d'une lueure bleutée. Un portail avait été édifié ici par un mage maléfique mais Tanas ne put déterminer où il se rendait. Il y avait de grandes chances pour que ce portail amène les aventuriers dans le Calimshan, car Varthan avait évoqué ce portail lors de sa discussion avec Xany Yellas.

Mais tout d'un coup, les aventuriers eurent de sérieux doutes sur la véritable identité de Borléus. Le barbare semblait très intéressé par les agissements des Malaugryms et il agissait de manière étrange. Ils cherchait toujours à savoir ce que les aventuriers savaient sur les plans de Varthan et Xany Yellas mais sans jamais donner d'indications pour sa part. Son attitude était étrange et suspecte. Cikkim emmena Farin au loin pour en discuter afin de ne pas se faire entendre par Borléus. Mais ils laissèrent le barbare avec Tanas. Le barbare demanda avec simplicité et gentillesse les informations concernant le Malaugrym et son plan à Tanas et celui-ci lui donna sans se méfier toutes les informations que le barbare demandait. Quand le moine et le guerrier Nain revinrent vers Borléus et Tanas, il était déjà trop tard car le barbare savait tout ce qu'il voulait et Cikkim remarqua que Borléus avait une lueur dorée dans les yeux, comme Kélia et Varthan . Un Malaugrym ! Instantanément les aventuriers tentèrent de la capturer mais Borléus plongea vers le portail et fut emmené au loin.

Ainsi, les Malaugryms se faisaient la guerre entre eux ! Deux factions s'affrontaient dans ces évènement et finalement le manque de dicernement de Tanas pouvait leur être profitable. Car si les Malaugryms qui agissaient contre Varthan le ralentissaient, les aventuriers pourraient avoir assez de temps pour devancer ce sombre personnage et rejoindre le Cristal de Calimemnon avant leurs ennemis. Car tel était devenue leur mission. Ils devaient empêcher les Malaugryms de s'enparer de ce Cristal, quel qu'en soit leur motivation. De plus, Cikkim voyait dans le Cristal un moyen de porter secours à Dun Jinin et peut être lever la malédiction qui le touchait.

Les aventuriers s'engoufrèrent alors dans le portail et se retrouvèrent téléportés vers une destination lointaine ...


Chapitre 10 : Les dunes du Calimshan

En rouvrant les yeux, les aventuriers furent éblouis par une lumière intense. Le contraste entre l'obscurité du donjon et le soleil éclatant du ciel au dessus d'eux faillit bien les rendre aveugles. Ils voyaient devant eux des étendues de sable. Les sables du Calimshan. En humant l'air, Cikkim sentit qu'il était de retour chez lui. Ils se trouvaient au Nord du désert de Calim, à l'opposé de la capitale, Port Calim. Non loin de là, des tentes de bédouins sortaient des dunes et offraient aux aventuriers une possibilité de refuge. Ils décidèrent donc de s'y rendre.

Le village était très pauvre mais les villageois étaient très accueillant. Tel était la tradition au Calimshan, les hôtes et invités étaient toujours bien traités. Le chef du village offrit le gîte et le couvert. Le chef du village leur expliqua qu'il y a peu de temps, un groupe de guerriers menés par un homme aux yeux étranges avait tué tous les enfants du village et semé la destruction sur les terres de la tribu. Sûremenet Varthan et ses hommes. Mais pourquoi s'attaquer aux enfants ?

Après quelques heures de repos, les aventuriers demandèrent quelques vivres et de l'équipement pour le désert au chef de village. Cikkim inspecta lui même les biens fournis par la tribu. Son expertise de la vie dans le désert enseignée par son maître Kerin Jia revenait à son esprit d'un seul coup. Il était enfin chez lui et il savait déjà ce qu'il avait à faire.

Pour retrouver le Cristal de Calimemnon, il fallait connaître l'endroit où il était entérré. Et celà seul l'ancien traité de la Licorne écrit par Shoon il y a un millénaire, pouvait l'indiquer. Ce livre mesurait d'après la légende près d'un mètre de haut et était fait de métal. Cikkim se rappellait avoir vu son maître lire un livre sur ce sujet dans le monastère de Sladdesh où il avait vécu pendant toute son enfance. Peut être ce livre donnerait-til une indication sur la localisation du traité de la licorne. Mais il y avait une autre raison pour le moine de retourner à son Monastère, l'anneau de sa famille. L'anneau des Kundarak qu'il avait caché il y a des mois avant de partir pour Port Calim et de se faire vendre aux pirates esclavagistes du Consortium de Rundeem. Tout celà semblait être il y a une éternité de celà pour Cikkim.

Le moine parla de son plan à ses compagnons et ils décidèrent tous ensemble de marcher jusqu'au Monastère non loin de là. Les indications du chef de la tribu étaient correctes et ils appercurent au bout de quelques heures le monastère de Sladdesh. Il avait été attaqué et pillé il y a peu de temps par le Consortium de Rundeem. Tous les moines avaient été tué. La barbarie dominait encore dans ce désert. Rien n'avait changé ici. Tant de brutalité ici montrée dans le désert, alors qu'elle était masquée de mensonges dans les villes. Le cousin de Cikkim, Surijay, avait massacré sa famille pour devenir l'unique héritier des Kundarak et ainsi hériter de toute la puissance de la famille et du titre du descendant de Dun Jinin. Il avait fait croire aux Calimshiites qu'il detenait les pouvoirs de l'Effrit et était craint et respecté pour celà. Il avait maintenant plus de pouvoir que le Sultan lui même et ses gardes, autrefois les glorieux Merchebens des Kundarak, les gardes d'elite, n'étaient plus que des mercenaires et des brutes au service de Surijay le meurtrier et l'imposteur. Cikkim savait qu'il était temps de reprendre les choses en main et le temps de la vengeance avait sonné.

En pénétrant dans le Monastère, les aventuriers se mirent à fouiller les chambres à la recherche de survivants mais nulle âme n'avait survecue ici. Cikkim retrouva sa chambre ainsi que le livre de son maître. A l'intérieur était bien indiqué l'emplacement du traité de la licorne. Il était inscrit que l'une des familles nobles du Calimshan l'avait en sa possession. Et Cikkim connaisait une personne de cette famille : la belle Ahrmine qu'il n'avait pas vu depuis plus de sept ans.

Mais en ouvrant le compartiment secret dissimulé sous son ancien lit, Cikkim retrouva une petite boîte à souvenir où était placé un anneau, son anneau, celui des Kundarak. Cet anneau portait l'emblème de sa famille et ne pouvait être porté que par un vrai Kundarak. Cikkim passa l'anneau à son doigt et proclama devant ses amis, seuls témoins de la scène au milieu de ce désert de souffrance, qu'il reprenait le nom de Kundarak, qu'il avait abandonné en attendant l'heure de la vengeance. Mais le temps était venu et bientôt, le Calimshan allait entendre parler du Messager des Dunes. Car Cikkim ne s'arrêterait dans sa volonté vengeresse que quand il pourrait fouler du pied le corps de son cousin, Surijay Kundarak. Les trois aventuriers allaient devoir s'organiser pour contrer les plans diaboliques de Varthan et de l'alliance de l'Ombre qui s'étendait maintenant des sables du Calimshan jusqu'au Cormyr, et peut être même au delà !

Mais les sables se souviendraient des évènements qui allaient se dérouler dans ce royaumes des Effrits et des Djinns, des mystéres et des destins brisés. Car un vieux dicton Calimshiite disait que si le sang coulait de manière traitresse contre le désert et ses habitants, alors la Mémoire des Sables éternelle poursuivrait les fautifs jusqu'à l'avènement du Messager des Dunes, le Faucheur légendaire des Calimshiites. Et bientôt les traîtres paieraient pour leur crimes, Cikkim Kundarak était de retour et les Etoiles de l'Ouest allaient bientôt s'engager dans une nouvelle bataille pour porter secours à Faërun.

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