Le messager des dunes

Par Ilusenthar, créé le : 2005-01-28 10:02:00
et modifié la dernière fois le : 2014-02-19 19:42:17
Les Contes d'Elensen, Tome 05 Un vent chaut soufflait sur le déserte de Calim. Cet endroit où seuls subistaient les plus robustes des hommes, ainsi que les plus résistantes des créatures. Cette étendue désertique abritait mille trésors et mystères et fascinait Faërun par son histoire, son passé relié aux dynasties de Djinns et d'Effrits, qui il y a des millénaires, avaient quitté leur plan d'origine pour fonder une toute nouvelle civilisation. Cette civilisation avait grandie, puis décliné, et enfin les restes de ce grand empire des Djinns avait trouvé un reflet confortable aux yeux des hommes, et dirigés par les anciens esclaves des Esprits du feu. Le Calimshan, royaume ancien et puissant, possédait à présent les terres et les sables de Calim, l'Effrit Empereur.


Les Contes d'Elensen

Un vent chaut soufflait sur le déserte de Calim. Cet endroit où seuls subistaient les plus robustes des hommes, ainsi que les plus résistantes des créatures. Cette étendue désertique abritait mille trésors et mystères et fascinait Faërun par son histoire, son passé relié aux dynasties de Djinns et d'Effrits, qui il y a des millénaires, avaient quitté leur plan d'origine pour fonder une toute nouvelle civilisation. Cette civilisation avait grandie, puis décliné, et enfin les restes de ce grand empire des Djinns avait trouvé un reflet confortable aux yeux des hommes, et dirigés par les anciens esclaves des Esprits du feu. Le Calimshan, royaume ancien et puissant, possédait à présent les terres et les sables de Calim, l'Effrit Empereur.

Chapitre 1 : Sous le soleil du Calimshan

De nombreuses intrigues avaient eu lieu sur ce territoire, mais jamais une ne fut plus déchirante et plus palpitante que celle ci. Car cet épisode de l'histoire commença par un désir de vengeance. Cikkim, le moine humain accompagné de ses amis Tanas le gnome ensorceleur et Farin, le chef de tribu nain et guerrier, se tenait sur les marches du monastère de Sladdesh. Il regardait au loin les sables danser avec le vent. Tout en faisant tourner l'anneau portant le sceau de sa famille autour de son doigts, Cikkim pensait déjà à son désir de se rendre justice envers son cousin, Surijay, qui avait fait assassiner toute sa famille et occupait le trône de la famille Kundarak de façon despotique. Cikkim avait bien failli lui aussi être massacré avec ses frères, mais la fortune l'avait aidé à survivre et à échapper aux ambitions de son cousin. Cependant, Cikkim demeurait une menace pour Surijay. Le despote cousin s'était autoproclamé comme étant le descendant de Dun Jinin, ancêtre légandaire Effrit de la famille Kundarak. Surijay avait pour obsession de supprimer celui qui avait échappé à sa montée vers le pouvoir : Cikkim Kundarak. Mais le moine ne se laisserait pas avoir si facilement, il voulait renverser Surijay, lui faire payer ses crimes et le meurtre de son maître d'arme ainsi que de sa famille.

Tant d'aventures s'étaient déroulées depuis que les trois aventuriers avaient quitté la lointaine contrée du Cormyr pour se rendre dans le Calimshan. Ils étaient tombés dans une embuscade organisée par un certain Varthan. Un Malaugrym faisant partie de l'alliance de l'ombre. Ce monstre changeur de forme et à l'apparence humaine voulait s'emparer de l'esprit de Dun Jinin qui possédait Cikkim. Il y était parvenu et allait utiliser Dun Jinin pour lui révéler l'emplacement d'un mausolé permettant d'accéder au Crystal de Calimemnon, un artefact sacré aux pouvoirs immenses. Les objectifs du Malaugrym Varthan et de son complice, le Tyranoeil Xany Yellas, étaient encore incertains, mais il était a parrier que l'alliance de l'ombre à laquelle ils faisaient partie, ne pouvait qu'avoir pour objectif que d'assouvir les territoires libres de Faërun.

Après cette embuscade et avoir été enfermés dans les souterrains du Golem Eridol, les trois aventuriers avaient réussi à s'enfuir par un portail qui les avait amené au Calimshan. De nouveau libres, ils préparaient donc leur revanche tout en réfléchissant à un moyen d'aider Cikkim dans sa quête de justice.

Grâce à un livre qu'ils avaient trouvé dans le monastère et appartement à l'ancien maître de Cikkim, les aventuriers connaissaient maintenant l'emplacement du Traité de la Licorne, un livre de métal énorme contenant la localisation du mausolée permettant d'accéder au cristal de Calimemnon. Il était vital que les aventuriers empêchent les Maulaugryms de s'en emparer. De plus, leurs adversaires les croyaient morts à présent. Ils avaient donc l'initiative cette fois et pourraient agir dans l'ombre.

Cikkim avait reprit son nom de Kundarak, qu'il avait caché jusqu'alors, attendant le moment de la vengeance. Le temps était venu pour l'héritier légitime de la très noble maison Kundarak de chasser l'usurpateur Surijay. Une lutte à mort allait s'engager ...

Une fois avoir repris des forces, les aventuriers reprirent le chemin d'un village de bédouins qu'ils avaient traversé il y a peu, à leur arrivée dans le Calimshan. Après une brève marche, ils furent de nouveau accueilli par le chef du village, encore troublé par le massacre qui avait eu lieu au village. Des hommes armés, probablement alliés aux malaugryms, avaient tué tous les enfants du village avant de disparaître dans le désert. Le chef du village n'avait pour but que de se venger de cet acte ignoble et lâche. Mais alors qu'ils devisaient sur l'ancienne légende du Messager des Dunes, le sauveur qui devrait venir du Nord pour aider le peuple du désert, un cor retentit dans le village et les aventuriers se précipitèrent au dehors. Un garde annonçait que des scarabées géants avaient été vus près du monastère qu'ils venaient de quitter et que cette menace devait être anéantie au plus vite. Sans perdre une seconde, les trois amis partirent vers le monastère pour mettre hors d'état de nuire les monstrueux insectes.

Cikkim le moineFarin le nain guerrier de Hlondath

 

Tanas, Cikkim et Farin

 

Chapitre 2 : Le monastère

Arrivés sur le site des ruines du monastère de Sladdesh, détruit par les pirates du Consortium de Rundeem, les aventuriers virent une femme combattant les scarabées, seule, et protégeant un nain tombé à terre. La course s'engagea pour porter assistance à cette vaillante jeune femme et c'est alors qu'un second cor retentit, celui d'Helm, le chevalier pourpre du Cormyr qui avait réussi à retrouver ses compagnons. Il était accompagné d'un jeune halfelin et ces derniers se précipitaient également pour aider la guerrière. Les étoiles de l'ouest étaient de nouveau réunis et combattirent ensemble les scarabées du désert, des insectes de plus d'un mètre cinquante de haut. Ces derniers ne firent pas le poids face aux assaut des combattants. A chaque scarabée abattu, une violente décharge électrique agressait les aventuriers et risquait de tuer le nain blessé si il entrait en contact avec cette fulgurante puissance. Le moine réussit à passer entre les monstres et parvint à éloigner le blessé du danger. Tanas, Helm et les deux autres combattants combattirent vaillamment et repoussèrent les ennemis.


Le nain fut soigné et rassuré. Grâce aux soins des aventuriers, il reprit connaissance et annonça qu'il venait de l'Anauroch et qu'il cherchait Farin, son chef. Ce dernier fut surpris et fier que son guerrier ait réussi à le retrouver dans ce désert. Le malheureux avait perdu la vue mais Farin sur lui inspirer confiance pour qu'il dévoile son message sans voir le visage de son chef. Le nain annonça que Hlondath était assiégé par les Reflets, les mages puissants de la cité volante de Pénombre. Farin fut troublé par cette annonce. En effet, les reflets étaient les anciens descendants de l'empire de Néthéril, ayant conquis de grands territoires il y a des siècles, mais la magie qui faisait voler leurs cités leur fut volée et toutes s'effondrèrent avec leur domination. Pénombre réussit, pour echaper à sa destruction, à passer dans le plan de l'ombre mais ceci changea la nature des mages qui habitaient la fière cité volante de Néthéril. Ainsi naquirent les reflets et Pénombre était récemment réapparue sur Faërun et inquiétait les royaumes de sa présente.

Le Hall de Hlondath était à présent une cité naine, mais ne représentait que la partie supérieure d'une ancienne cité Néthérisse, s'étant enfoncée dans le sol lors de sa chutte. Depuis, les nains avaient jalousement gardé secret l'emplacement de la cité ainsi que l'accès aux étages inférieurs. Seulement, le nain messager affirmait que les nains survivants à l'assaut des Reflets s'étaient réfugiés derrière les portes de Hlondath et s'étaient enfuis dans les étages inférieurs. Nul ne savait ce qui s'y trouvait et maintenant, seul Farin pouvait venir les sauver et ouvrir de nouveau les portes. Un système de Runes empêchait quiconque d'autre qu'un nain d'ouvrir ces portes. Le siège devait être levé sinon les nains mourraient certainement dans les profondeurs de Hlondath.

Une fois cette triste nouvelle annoncée, le temps fut aux présentations. Le compagnon d'Helm se nommait Wag Ghallanda, voleur de son état. Et la jeune femme se nommait Ily Torasco, une belle guerrière et assez distante. Wag et Helm s'étaient rencontrés à Port Ponant, alors qu'Helm enquêtait sur les Couteaux enflammés, une organisation visant à tuer le régente du Cormyr, Alusair Obarskyr. Wag devait se rendre à Port Calim, la capitale du Calimshan, pour affaires et restait peu locace sur ses motifs mais avait accompagné Helm dans sa quête pour retrouver ses amis au Calimshan. Helm avait appris alors qu'il infiltrait les organisation mafieuses de la cité du crime, que ses amis Tanas, Farin et Cikkim étaient portés disparus depuis peu, après une embuscade. Inquiet sur leur sort, Helm avait du quitter son poste et partir au seul endroit que lui et Cikkim connaissaient dans le Calimshan : le monastère de Sladdesh et son plan avait fonctionné. Ily, quant à elle, avait rencontré le nain messager en venant du Shaar et l'avait escorté jusque là. Elle se montrait également très mystérieuse sur ses origines ou son passé.

Mais avec la présence de Helm, les quatre étoiles de l'ouest et leurs deux nouveaux compagnons étaient réunis pour la première fois depuis la fin de la guerre des damnés. La côterie était prête à combattre de nouveau les ennemis de Faërun et ils retournèrent au village des bédouins, ravis de ces retrouvailles inattendues.

Au village, le chef les accueuilla de nouveau et Cikkim lui proposa de les aider à se venger des Malaugryms qui avaient tué leurs enfants. Le moine lui révéla le point faible des malaugryms, leur vulnérabilité aux armes d'argent et le prévint que le but des Malaugryms est de prendre l'apparence des villageois pour procréer et ainsi répandre la race des Malaugryms sur Faërun. En effet, les Malaugryms ne pouvaient se reproduire entre eux. Une alliance est scellée entre la tribue et les aventuriers pour la sauvegarde des peuples du désert. Cikkim offrit des présents à ily Torasco et à Weg Ghallanda qui venaient de rejoindre leur cause. A Wag, il donna son fouet de flammes et Ily reçut un bouclier magique trouvé dans les souterrrains d'Eridol.

En échange de la protection accordée par la côterie ainsi que de ses conseils, la haine commune de Surijay, le despote de la famille Kundarak, amena les interlocuteurs à comploter pour renverser le traître Surijay. Mais la tribue de bédouin à elle seule ne pouvait rien contre les Meychebens surentraînés à la solde de Surijay. Pour gagner d'autres partisans à cette cause, le chef du village demanda aux aventuriers de délivrer la fille du grand roi du peuple du désert, détenue en esclave par le Consortium de Rundeem. Cette princesse, une fois libérée, serait le moyen pour les aventuriers de prouver leur valeur auprès du peuple du désert. Enfermée dans un campement des pirates, la princesse attendait d'être trnasférée vers une mine non loin de là, pour extraire les métaux précieux qui enrichiraient encore ces chiens du désert, les pirates de Rundeem. Après de mûres réflexions, les aventuriers acceptèrent de libérer la princesse.

Une expédition contre le campement fut donc préparée pour le lendemain. Le chef du village leur fournit des guides connaissant l'emplacement du campement des pirates et leur procura des montures adaptées au désert. Nos héros firent une inspection des guides en regardant leurs yeux et il s'avéra que l'un d'entre eux était un Malaugrym infiltré. Malgré toute leur discrétion, les héros firent fuir le changeur de forme qui parvint à s'échapper grâce à un portail. Le temps pressait car il ne faudrait pas longtemps aux Malaugryms pour ajuster leurs plans maintenant qu'ils savaient que les aventuriers étaient en vie.


Chapitre 3 : Le camp des pirates

Le trajet vers le campement des pirates se déroula sans histoires. Arrivés près du camp, ils aperçurent un dôme de pierre blanc entouré d'un muret. Cinq Tarasques étaient paisiblement installés dans ce camp, ces monstrueuses montures de plus de 5 mètres de haut étaient utilisés pour le transport dans le désert. Sur leurs dos on pouvait voir des cages contenant des esclaves, prêts à être transportés vers le désert profond, dans les mines. On voyait au loin un groupe de ces tarasques prenant la direction du Sud et un autre approchait du camp. Cikkim et Wag effectuèrent tune reconnaissance des lieux en s'approchant discrètement. Ils aperçurent une quarantaine de pirates armés dans le camp à côté du dome. Les Tarasques posés étaient prêts à partir. La vue perçante des aventuriers leur permit de voir la princesse, reconnaissable à ses attributs et sa coiffe caractéristique de la royauté du désert, dans l'une des cages. Un groupe de nain était également prisonnier sur un autre tarasque. Les deux autres tarasques à cages contenaient des prisonnier villageois et le dernier tarasque était monté pour la défense du convoi. Le coup était risqué, très riqué. Mais si les bêtes se mettaient en route, il leur serait impossible de les rattraper. Les aventuriers devaient agir vite pour intercepter le convoi de la princesse et des esclaves.


Wag attira l'attention l'attention d'un garde isolé malgré ses talents de voleur. Cikkim sauta par dessus le muret et assomma l'assaillant avant qu'il ne donne l'alerte. Par précaution, Wag acheva le garde pour qu'il ne compromette pas leur mission. Leur présence était encore indétectée mais les deux éclaireurs ne pouvaient rien faire de plus, il retournèrent donc vers leurs compagnons. Lorsqu'ils furent de nouveaux réunis, nos héros se rendirent compte que le convoi de tarasques s'apprétait à partir, le temps jouait maintenant contre eux. Il fallait agir vite et avec un miminum de concertation, les aventuriers échaffaudèrent un plan pour lancer une embuscade pour s'emparer des tarasques portant les prisonniers.

Discrètement, la coterie se dirigea vers l'entrée du camp pour y attendre les tarasques et monter sur ces géants du désert alors qu'ils ne seraient pas encore en pleine vitesse de course. C'était là leur seule chance d'approcher les tarasques et de libérer les prisonniers. Mais Helm, alourdi par son équipement, trébucha sur une pierre et dévala la dune qu'il descendait. Ceci eut pour effet d'attirer sur lui l'attention des pirates. Trop tard ! Il fallait agir !

Les héros coururent vers les tarasques qui sortaient du camp. Cikkim et Tanas parvinrent à escalader le long des cordes portées par l'un des mastodontes mais les autres arrivèrent trop tard ! Les pirates étaient à présent à leur poursuite et sortaient déjà leurs arcs de combat. Harcelés à présent par des volées de flèches, les quatre aventuriers essaient dans une utilme tentative d'attraper le tarasque de fin de convoi. Farin rate con coup et entraîne Ily qui voulait l'aider à remonter. Pris par le désespoir de voir les pirates se jeter sur eux, le nain et la guerrière se jettent dans une course effrenée et par miracle arrivent à saisir les mains tendues d'Helm et de Wag qui les aidèrent à monter sur le Tarasque. Cett fois-ci, les aventuriers étaient tous sur des tarasques et alors qu'Ily, Wag, Helm et Farin étaient sur le dernier de la colone, Tanas et Cikkim oeuvraient de leur côté pour libérer les prisonniers tandis que les tarasques s'éloignaient rapidement du camp des pirates.

Cikkim et Tanas attaquèrent les deux pirates qui contrôlaient le tarasque sur lequel ils étaient monté. Les acolytes de Rundeem furent précipités au bas des tarasques par les deux aventuriers. Seulement, ayant les clefs sur eux dans leur chute, la cage détenant les prisonniers nains ne pouvait plus être ouverte par ce biais. De leur côté, les quatres aventuriers sur le dernier Tarasques parvinrent également à se débarrasser des gardes de la monture gigantesque. Seulement celui-ci était devenu incontrôlable et commençait à reprendre le chemin du campement par instincts. Ily s'aperçut que l'un des pirate avait basculé de la tête de l'animal et s'accrochait aux rênes du tarasque. Sans ces renes, il serait impossible de conduire l'animal loin du camp. Seulement le pirate ne lâchait pas prise et s'aggripait à sa vie comme à ces rênes. Peu à peu l'animal faisait demi tour et conduisait les aventuriers vers une mort certaine !

Cikkim laissa Tanas s'occuper de la serrure qui retenait les nains sur leur monture. Le moine, grâce à son agilité, entreprit avec succès un saut magistral pour passer sur le dos d'un autre tarasque, qui détenait la princesse. Seulement, les sursauts de la bête, excitée par l'agitation du camp, déséquilibrèrent Cikkim qui parvint in extremis à se rétablir grâce aux épines dorsales de ce monstre. Tanas lança un sort pour geler la serrure et la briser d'un seul coup. Les nains furent ainsi libérés. L'ensorceleur revint ensuite vers la tête de l'animal et parvint à le contrôler grâce à ses facultés d'empathie avec les animaux.

Pur les quatre autres aventuriers, la situation devenait critique et le Tarasque s'approchait dangereusement du camp. Les aventuriers ne parvenaient toujours pas à calmer la bête et ily avait plongé sur le pirate accroché aux rênes pour le faire tomber. Une lutte s'engagea alors entre eux et wag parvint d'un trait mortel de son arc, à faire tomber le pirate. Une fois Ily remontée, les aventuriers tentèrent de nouveau de calmer la bête pour la faire changer de direction, mais elle semblait impossible à stopper dans son élan ...

Sur son tarasque, une fois avoir retrouvé l'équilibre, Cikkim s'attaquait à présent aux pirates. L'un d'eux tomba de la bête et un combat s'en suivit entre Cikkim et le dernier garde. Cikkim tenta de s'emparer de la clef de la cage avant que son adversaire ne soit projeté dans le vide mais rien n'y fit. Une fois de plus la cage ne serait pas ouverte si facilement. Cikkim voyait la bête avancer dans le désert mais ne pouvait pas la stopper.Il ne pouvait que constater avec horreur et inquiétude la position de ses amis.

La situation devint réellement désespérée quand le tarasque devenu incontrôlable s'arrêta près des pirates, à portée de leurs arcs et flèches. Grievement blessés, les aventuriers essuyèrent une nouvelle volée de flèches et il s'en fallut de peu pour qu'ils soient tous tués par cette nouvelle vague meurtrière. Dans un dernier espoir et le temps que les archers tirent de nouveau, Farin tenta de contrôler le tarasque qui cette fois-ci, se releva avec vivacité et fonça à l'aveuglette vers les pirates. Ce fut un véritable massacre et la charge du tarasque tua une quinzaine d'entre eux. Préférant se réfugier, les pirates prirent position dans leur camp pour le protéger et virent filer les trois tarasques, pris par les aventuriers, vers les profondeurs du désert. Ils avaient réussi, mais il s'en était fallu de peu ! Et c'est après s'être assuré que les pirates ne les poursuivaient pas que les trois tarasques s'arrêtèrent et que les prisonniers furent enfin tous réunis sur le sable du désert. Libres et ayant échappé à la tyranie des esclavagistes du Consortium de Rundeem.


Chapitre 4 : Les sables du Calimshan

La princesse était maintenant libérée et reconnaissante auprès des aventuriers pour leur acte héroïque. Mais alors que les congratulations pleuvaient de la part des anciens esclaves, une halfeline attira l'attention de la côterie. Elle était parmi les prisonniers libérés. Wag connaissait cette personne et ne l'appercu que trop tard car il s'agissait de sa soeur, experte dans l'art de la dissimulation. Athis était également sa rivale et avait déjà atteint son objectif. En effet, Wag s'appercut que sa soeur l'avait devançé ! Il n'avait plus la boîte qu'il devait remettre à un mystérieux personnage à Port Calim. Elle l'avait volé ! En effet, leur maître voleur Déléos leur avait confié à tous deux une quête, rapporter cette boîte coûte que coûte à son destinataire. Et celui qui accomplirait cette tâche serait proclamé successeur de Déléos pour la guilde des voleurs de Port Ponant. Seulement, pour s'assurer de la concurence de Wag et d'Athis, Déléos leur avait fait porter une bague de rivalité qui les conduisait irémédiablement vers l'affrontement. Wag savait qu'elle ne devait pas gagner et devait récupérer sa boîte. Athis avait réussi à les retrouver et s'était à present envolée de nouveau car personne ne savait où elle se trouvait. Wag l'avait vu un seul instant, un fugace moment, et plus rien ! Ses talents de discrétion le surprendrait toujours. Mais elle ne pouvait être loin ! Wag expliqua la situation rapidement a ses compagnons et ils se mirent à la recherche d'Athis. Farin resta au campement pour assurer la protection des libérés alors que les autres partirent avec Wag à dos de Tarasque pour rattraper Athis dans le désert.

Il ne fallut pas beaucoup de temps à Wag pour finalement repérer les traces de pas dans le sable laissés par sa soeur. Mais au bout d'un certain temps, les traces de pas s'arrêtèrent. Il n'y avait absolument personne. Les aventuriers pensèrent qu'elle avait du utiliser un portail, seulement pour en ouvrir un il fallait des compétences magiques qu'Athis n'avait pas. Selon le moine qui connaissait ce coup, frequemment utilisé dans le désert, Athis devait avoir une cape de camouflage et se trouver à la simple extrémité des traces. Mais Wag connaissait sa soeur et présentait le piège. Effectivement, en balançant un crâne sur l'extrémité des traces, une gerbe d'explosion souffla la zone, ce qui aurait pu tuer l'un de nos aventuriers. Selon Wag, elle devait se trouver non loin et ... juste là ! Avec rapidité, Wag avait apperçut un tas de sable étrange et s'était rué dessus, dévoilant sa soeur aux yeux de tous tout en la maîtrisant. Wag récupéra la boîte qu'Athis avait volé et Tanas ressentit le pouvoir de la bague de rivalité. Cette bague lui fit retirée et instantanémane, l'hostilité qui reliait Wag à sa soeur se dissipa et ils se retrouvèrent comme après un mauvais rêve. Athis s'excusa auprès de son frère et rejoint alors la côterie.

Revenus au campement de fortune installé par les aventuriers, la boîte mystérieuse de Wag et ne contenant aucune ouverture fut inspectée par Ily et Tanas. Tanas ressentait une très forte puissance magique dans la boîte. Ily se concentra sur les écritures anciennes inscrites sur la boîte, que personne n'avait pu décrypter. Et la guerrière parvint à traduire ces mots, inscrits sur la boîte : "Avalée par la terre, elle est réapparue, pour y semer la destruction et la peine". Cette inscription inquiétante laissa perplexe les aventuriers et ouvrit la voix à toutes sortes d'interprétations sur son sens. Wag reprit la boîte et proposa d'aller en savoir plus aurpès du Maître Ralès à Port Calim, l'homme à qui il devait remettre la boîte. Mais ce n'était pas encore leur priorité. Ils devaient déjà accompagner la princesse jusqu'à son père. De plus, les nains libérés parlèrent d'une cachette contenant des armes en argent. Ces nains avaient été capturés par les pirates alors qu'ils venaient établir une nouvelle colonie d'extraction au nom des peuples nains du mitan occidental. Seulement, cette nouvelle mine était sur le terrain des pirates du Calimshan et ils avaient été capturés. Dégoutés par cette expérience, les nains voulaient retourner dans leurs montagnes à présent mais pas sans avoir remercié les aventuriers pour leur libération. Ils allaient donc conduire les guerriers vers cette cachette d'armes qui les aideraient à combattre les Malaugryms, dont l'argent était le point faible.

Alors que la troupe se mettait en mouvement vers le sud ouest du désert, s'enfonçant toujours plus profondément dans cet univers hostile, Cikkim retrouva les joies de parcourir son royaume natal. Grâce à son maître Kerim Jia, Cikkim avait appris à se protéger des dangers du désert. Ses compagnons par contre, n'avaient pas cette science et ne se doutaient pas , sauf pour Helm et Farin, des dangers qui comportaient une telle traversée. C'est à dos de tarasque et sous un soleil brûlant que les aventuriers parcoururent des dizaines de kilomètres. Soudain, un bref vent chaud attira l'attention de Cikkim. Il avait déjà ressenti cette sensation, et il savait bien ce que celà signifiait. Il détourna son regard vers l'est et apperçut ce qu'il redoutait le plus, une tempête de sable Calimshiite. Ces tempêtes n'étaient pas seulement des déferlements climatiques et des bourrasques de sables violentes ! Non, elles étaient bien plus que celà. En effet, les légendes du Calimshan disaient que les Effrits déchaînaient leur puissance pendant ces tempêtes et il était vrai que très souvent des espirts de feu s'incarnaient à travers ces tempêtes. Très peu avaient survécu à de telles tempêtes et ceux qui l'avaient pu n'avaient pas pu jouir de leur vie plus que de quelques jours supplémentaires.

Le rythme s'accéléra et les tarasques furent lancés à toute allure pour fuir la tempête qui les talonait. Heureusement, ils étaient presque arrivés et il ne leur fallaut pas longtemps avant de se réfugier dans une grotte pour éviter la tempête et sa colère. De leurs montures, ils avaient apperçu des flammes sortir du sable. Certainement les esprits du feu qui attendaient de nouvelles victimes. Les tarasques ne pouvaient entrer dans les grottes et furent donc abandonnés à son entrée. Ils avaient peu de chance de survivre mais leur carapace les aiderait certainement. La troupe s'engagea dans la caverne qui semblait être déserte. Mais le peuple du désert qui les observait dans l'ombre leur donna tord très rapidement quand ils pointèrent leurs armes vers les aventuriers.

 

Chapitre 5 : Le repaire des peuples du désert

Des sentinelles du désert entouraient à présent le groupe mais leur surprise fut grande quand ils apperçurent la princesse accompagnant ces intrus. Les aventuriers furent alors conduits devant le chef alors que, dans la grotte refuge, la nouvelle se répendait sur le sauvetage de la fille de leur monarque. Le clan fêtait le retour de cette jeune femme tant aimé du peuple et louaient les aventuriers de leur courage. Le chef du clan accueillit les guerriers chaleureusement dans la tente qui avait été planté contre la roche et le sable de la grotte. Celle-ci devait être un prolongement d'un petit temple abandonné. Le Chef s'adressa instinctivement à Cikkim qui était le seul Calimshiite du groupe et lui demanda ce qu'un roi de clan pouvait faire pour remercier le groupe d'aventuriers. Cikkim lui proposa alors de rejoindre leur alliance contre l'imposteur Surijay. Le chef de clan fut surpris par cette remarque et demanda le nom de son interlocuteur. Le moine observa les yeux du chef des guerriers des sables pour y détecter la lueur caractéristique des malaugryms et trahissant leur nature mais il n'y vit que des yeux de monarque reconnaissant. Cikkim dévoila donc son identité devant le roi des peuples du désert et annonça qu'il était l'héritier des Kundarak. Ce faisant, il brandit son anneau, celui de sa famille, les Kundarak. Le chef de clan savait que ce moine pouvait porter tous les espoirs de son peuple et les aventuriers, que l'on nommait les 4 étoiles de l'Ouest, accompagnés de leurs compagnons, furent renommés par le peuple du désert. Ils étaient à présent la Phallange du Sable. Le chef jura alors allégeance à Cikkim Kundarak qui, avec la côterie dont il faisait partie, devrait ramener l'ordre au Calimshan et défaire le tyran Surijay qui influençait même le SUltan du Calimshan par sa puissance. L'espoir était revenu et les morts seraient vengés, les traîtres abattus comme des chiens. Mais l'ancienne légende du Messager des Dunes revint alors dans la conversation.

Les aventuriers apprirent que le Messager des Dunes était revenu, le sauveur légendaire et supposé ayant combattu les ténèbres du Calimshan à chaque période de troubles. Le peuple Calimshiite vénérait ce culte du Messager des Dunes et il semblait bien que Surijay ait réussi à en tirer profit, car on ne savait pour quelle raison mais cet homme avait été vu aux côtés de Surijay à son palais et celà signifiait pour le peuple que personne ne pouvait se soulever contre le tyran. De plus, Surijay s'appuyant sur la légende des Kundarak en affirmant être le dernier membre vivant de cette lignée, avait annoncé qu'il possédait à présent les pouvoirs de son ancêtre Dun Jinin, comme le disait la légende. Il n'en était rien et seuls les plus érudits le savaient . Mais le peuple a ses légendes et elles sont tenaces. Il serait donc difficile de convaincre la population des villes de suivre les plans de destitution du tyran. Les peuples du désert seraient par contre dans les plans de la Phallange des Sables.

D'étranges personnages avaient été vus près du palais également, d'après leur description, les aventuriers reconnurent Xany Yellas, le tyranoeil d'Eauprofonde, et Varthan, le malaugrym. Ces deux conspirateurs semblaient intouchables et avaient toujours une longueur d'avance sur les aventuriers. Mais si Cikkim parvenait jusqu'à Surijay, il aurait une chance, avec l'aide des aventuriers, de détrôner le tyran et serait vite reconnu par la population des villes. Seulement il fallait arriver à approcher Surijay, et là, la tâche était ardue. Le palais dont Surijay ne sortait jamais était gardé par les Meychebens, des guerriers d'élites en très grand nombre. Il serait donc impossible pour les guerriers d'entreprendre une action directe envers le palais. Le chef de la tribu proposa alors de mettre à la disposition de la Phallange des Sables tous ses guerriers disponibles mais ils serait difficile de les réunir tous rapidement, or le temps était déjà compté ....

En effet, Cikkim s'enquera des nouvelles d'Armine, une amie d'enfance, qui habitait un palais à Port Calim. Cette femme qui avait grandi en même temps que lui, se révelerait sûrement un atout majeur pour pénétrer la capitale, Port Calim, sans être repéré par les gardes. En effet, les aventuriers étaient activement recherchés à cause de Surijay qui les faisait passer pour d'horribles meurtriers. Mais Cikkim apprit par la bouche du chef que la jeune et belle femme avait été mariée à Surijay de force pour sauver l'honneur de la maison Erichid. En effet, beaucoup de maisons nobles étaient à présent ruinées et Armine avait été livrée à Surijay.... et sa dote de mariage était le Traité de la Licorne ! Le seul ouvrage à pouvoir révéler l'emplacement du Crystal de Calimemnon, ce que Varthan et l'alliance de l'ombre recherchait depuis toujours. Ils n'en avaient pas réellement besoin car ils possédaient Dun Jinin, dans le corps de Kélia, qui pouvait les y mener. Mais le Malaugrym devait bien se douter que la présence de Dun Jinin ne suffirait pas pour trouver le Crystal. Seul un Effrit ou un de ses héritier pouvait accéder au crystal et Dun Jinin serait la clé, de gré ou de force.

Mais ce n'était pas tout ! En effet, d'étranges machines avaient été vues dans le désert et crachaient le feu tels des dragons. Ces robots ne pouvaient qu'être des inventions gnomes et Tanas demanda quel était leur emblème (chaque gnome possédait un symbole le caractérisant lui et ses inventions). C'est alors que le chef traca sur le sable la lettre "T" ainsi qu'une spirale partant de son centre. Tanas fut horrifié ! C'était son symbole. Ces machines de guerre qui parcouraient le désert étaient issues de ses propres travaux. Quelqu'un utilisait donc ses inventions du Lantan dans le désert. Mais ce n'était pas tout. Les inventions de Tanas qui n'étaient à l'origine faites que pour l'extraction minière ou l'exploitation des forêts, avaient été transformées en engins de guerre mais étaient toujours dotées du lien avec leur créateur : Tanas. Et maintenant que Tanas possédait en lui le magefeu, une puissant magique exceptionnelle mais encore incontrôlée, ses créations la possédait aussi. Ce qui expliquait le fait qu'elle crachaient du feu.

Ainsi, le destin des aventuriers se trouvait lié à celui de Surijay. Ils devaient pénétrer dans la salle du trône, se débarasser du tyran et s'emparer du traité de la licorne.

Les aventuriers établirent un plan. Les guerriers du désert devaient se disperser à l'intérieur de la cité de Port Calim et provoquer des incendies et des émeutes. Ceci provoquerait alors la sortie des Meychebens du palais de Surijay et assurerait une bonne diversion, rendant plus accessible l'entrée du palais. Pendant que les gardes tenteraient de rétablir l'ordre, les aventuriers devraient gravir les marches du palais et tuer Surijay. Cette stratégie était risquée mais leur expérience à Suzail à la fin de la Guerre des Damnés donnait aux aventuriers l'expérience nécessaire pour réussir cette infiltration. Celà pouvait marcher, celà devait marcher.

Le chef de clan rassembla ses troupes et tous partirent vers Port Calim. En passant, les nains qu'ils avaient libéré montrèrent leur cachette d'armes en argent aux aventuriers et ceux ci s'en équipèrent. Les nains offrirent à Farin la possibilité de devenir Protecteur nain si il se faisait adouber dans les montagnes du Nord, ce qu'il accepta avec plaisir. Il faut dire que Farin était très perturbé par les nouvelles venant de sa cité et il désirait au plus vite aider son frère et son peuple, retranchés derrière les portes de la cité Néthérisse enfouie sous les sables de l'Anauroch.


Chapitre 6 : Port-Calim la flamboyante

Les aventuriers rejoignirent le point de rendez vous devant les portes de la cité de Port Calim. En ce début de journée, la cité portuaire et commerçante était agitée par le flot incéssant de marchands qui entraient et sortaient de la cité. Entrer dans la cité serrait relativement facile mais éhcapper à la grande présence des gardes et à la menace de la prime énorme mise sur leur tête serait beaucoup plus délicat.

Mais avant de commencer la bataille, il était nécessaire pour Wag et Athis d'aller rencontrer le Maître Ralès à qui ils devaient remettre la boîte mystérieuse qui leur avat été confiée par Déléos. Cette menace devait être écartée et si les aventuriers ne pouvaient par ouvrir ce objet, il semblait bien que son mystère méritait d'être éclairci. Les guerriers du désert attendraient donc le signal de l'un des aventuriers pour commencer les émeutes.

Les aventuriers se séparèrent de leurs alliés et se dirigèrent vers les portes majestueuses de Port Calim, capitale du Calimshan et cité des maisons nobles. C'est avec un certain pincement au coeur que Cikkim pénétra dans sa ville natale. Les aventuriers étaient habillés tes de fiers guerriers du désert et leur visage était en partie masqué par une voiffe couleur sable. Cependant, Farin et Tanas se firent remarquer par les gardes à l'entrée de la cité. Il est vrai que ces gens de petite tailles étaient facilement repérable ici. Wag, lui, était parvenu à passer discrètement avec Athis.

Ily, quant à elle, gardait secret ses dessins. Cette guerrière était restée très secrète sur ses origine et suivait les aventuriers depuis qu'ils avaient scéllé leur alliance. Elle leur avait dit qu'elle les suivrait car leurs buts semblaient juste et elle avait dit qu'elle resterait avec eux tant que sa route irait dans la même direction. Mais la guerrière était plus que ce qu'elle prétendait être. Elle était secrètement la championne divine du Dieu Kossuth, seigneur des flammes. Cette divinité bonne de nature et protectrice avait désigné Ily Torasco à sa naissance comme étant sa future championne et Ily avait été élevée dans ce sens. Originaire du Shaar, elle avait été entraînée à l'art du combat à éduquée aux lettres et textes divins dans le culte de Kossuth. Elle recevait des visions par moments lui indiquant kes désirs de son Dieu. Elle s'était toujours plié aux volontés de Kossuth et lui faisait une confiance aveugle. Mais un jour, Kossuth lui indiqua par vision qu'elle devait tuer un jeune garçon qui deviendrai plus tard un grand tyran et qui provoquerait guerres et massacres sur son pays. Ily prit ses armes et traqua le garçon. Elle avait été élevée à l'écart de tout et même de sa famille dans un temple depuis sa prime enfance et cette vision l'entraina en plein milieu du Shaar où elle retrouva le garçon. La vision lui revenait, celle de ce jeune garçon devenant un tyran, et portant une bague scarabée. Ily avait prit son courage et puisé dans sa force mentale, certaine de faire le bien et avait assassiné le jeune garçon encore inoffenssif. Mais c'est avec douleur, alors qu'elle fuyait la demeure de sa victime, qu'elle apprit l'identité du mort : il s'agissait de l'un de ses frères dont elle ignoraot l'existance. Elle avait tué son frère ! Rongée par le remord et la peine, Ily avait fuit le Shaar et poursuivait la piste de la bague scarabée. En effet, elle voulait être sûre que Kossuth lui avait bien dicté de bonnes choses, elle devait savoir si elle avait bien fait ou pas. Ce désir de savoir la hantait et c'est dans cette quête qu'elle avait tout abandonné, ainsi que son titre de championne divine. Elle s'était alors dirigé vers l'ouest et avait rencontré le nain messager qui l'avait conduit jusqu'au monastère de Sladdesh, où elle avait rencontré les aventuriers.

Depuis, dans la grotte du chef du désert, elle avait eu une nouvelle vision. Elle avait vu le prochain détenteur du pouvoir de la famille Kundarak devenir un puissant despote et détenir la bague scarabé. Sa vision lui dictait d'éliminer ou d'empecher quiconque voudrait monter sur le trône après Surijay. Le pouvoir des Kundarak ne devait pas se réveiller. Or Ily éprouvait de la sympathie pour ses compagnons et savait qu'elle agissait dans le bien de tous en combattant Surijay. Elle avait du mal à croire que Cikkim puisse devenir un tyran mais devait l'empecher, en temps et ne heure, de monter sur le trône. Elle trouverait bien un moyen !

Mais en entrant dans la cité de Port Calim, Ily avait repéré une vieille connaissance, ou plutôt sa rivale : Berény la Paladine. Cette femme avait du la remplacer en tant que championne divine et était certainement à la recherche d'Ily à port Calim. La guerrière ne devait pas être repérée. Ily quitta le groupe alors qu'ils marchaient en direction de la demeure de Maître Ralès, Wag suivit la guerrière et peu après, Tanas se retrouva avec un couteau sous la gorge, Bérény menaçait le gnome de sa lame.

Farin, Helm et Athis étaient maintenant entourés par les sbires de Bérény, en pleine foule. Cikkim ne pouvait permettre de se faire repérer ici et il se cacha dans une petite ruelle. Un combat en pleine foule ruinerait leurs plans assurément. Le moine retrouva Wag et Ily qui observaient la scène depuis leur cachette. Ily leur raconta son histoire sans manquer un instant les évènements qui se produisaient.

Pendant ce temps, Tanas réussit à berner Bérény en lui indiquant une mauvaise direction. Elle partit avec deux gardes laissant les aventuriers aux prises avec trois autres gardes. Tanas provoqua la chance une seconde fois avec l'aide de Farin en leur faisant croire que Bérény les appellait au delà de la foule, mais cette fois-ci, ils ne réussirent qu'à provoquer leurs gardiens et un combat s'ensuivit dans cette rue très fréquentée. Rapidement, les guerrièrs miretn hors d'état de nuir leurs adversaires et se mirent à fuir les lieux pour échapper aux meychebens qui devaient être déjà prévenu de ce trouble. Les gardes Calimshiites étaient a leurs trousses mais heureusement, Helm, Farin et Tanas parvinrent à se cacher et à échapper à la garde. Mais la cité était en état d'alerte et aucun faux pas n'était plus permis. Cikkim sema définitivement les gardes en conduisant ses amis dans un labyrinthe de ruelles qu'il connaissait bien. Ils se rendirent ensuite chez Maître Ralès, le contact de Wag.


Chapitre 7 : La boîte mystérieuse

En ouvrant la porte de sa demeure, les aventuriers constatèrent qu'il était en train de se faire attaquer. L'aggresseur n'était autre que Borléus, le barbare Malaugrym qu'ils avaient rencontré dans les souterrains d'Eridol. Ce barbare partageait leur sort et avait été enfermé par Varthan Borléus faisait partie d'une faction de Malaugrym oeuvrant contre Varthan. En voyant la côterie, Borléus s'enfuit à l'étage mais Cikkim parvint à le rejoindre et à le convaincre qu'il n'avait rien à craindre d'eux. Ils avaient en effet le même ennemi, Varthan et son alliance de l'ombre. Au lieu de se combattre, ils avaient la possibilité de s'unir pour le vaincre. Mis en confiance par la sincérité de Cikkim, Borléus mis en garde le moine d'avertir ses amis car il ne fallait pas que Ralès s'empare de la boîte. C'est alors que des bruits se firent entendre du rez de chaussé et alors le malaugrym et le moine se précipièrent.

Le Maître Ralès s'était jeté sur Wag et tentait de lui arracher la boîte des mains avec une vitesse incroyable. Athis attaquait sans sucès ce broquanteur douteux et inquiétant. Ralès semblait avoir une forme éthérée et déformée par un puissant sortilège et ne subissait aucune blessure des coups qui semblaient le traverser sans lui causer le moindre mal. Les aventuriers étaient décontenancés par ce spectacle et Tanas sentit que seule la magie pouvait venir à bout de cet être étrange qui faisait tout pour prendre la boîte de Wag. Le Halfelin, aidé par sa soeur, parvint à se dégager et se mit en retrait derrière ses compagnons. Farin attaqua à son tour mais rien n'y fit. Tanas envoya alors une boule de feu et Cikkim le frappa grâce à sa frappe Ki, doté de pouvoirs divins. Ces attaques puissantes et combinées vinrent directement à bout du maître Ralès qui mourut d'un seul coup. Ils ne pourraient donc plus obtenir d'informations de sa part. A la mort de Ralès, la boîte s'ouvrit enfin et c'est alors que les aventuriers constatèrent avec horreur sa contenance : la Main de l'Ambre !

La Main de l'Ambre était un puissant artefact maudit par la déesse Talona et Velsharoon. Cette main seule avait provoquée la guerre des damnés en donnant à Théogrid le maudit un pouvoir immense. Seuls Helm, Tanas, Farin et Cikkim avaient déjà vu cet objet après leur victoire sur Théogrid et ils l'avaient utilisé pour anéantir Simerohl. La main de l'ambre avait été engloutie par la terre après la défaite du demi dieu mais elle n'avait pas été détruite comme l'aurait espéré les héros. D'après Borléus, Ralès avait pour but de passer la Main à Surijay pour l'aider à redonner une puissance extraordinaire au Messager des Dunes. En effet, le Messager n'est pas seulement une légende. Cet homme avait réellement existé et il s'agissait d'un elfe venu de Cormanthor. Il avait libéré le peuple du Calimshan lors des conflits ayant éclaté il y a des siècles. Son statut de légende était mérité car il avait accompli de grandes choses. Mais il avait trouvé la mort en réalité il y a un siècle et n'était plus repparu. Borléus expliqua que Xany Yellas avait retrouvé les restes du Messager des Dunes à Eauprofondes et l'avait fait renaître. Seulement, le Messager n'était qu'un zombie peu puissant et avait besoin de la main de l'ambre pour être réellement puissant. Il était évident que Varthan et Xany Yellas avaient conclu un marché avec Surijay pour recevoir l'appui du messager des Dunes pour asseoir son autorité sur le Calimshan en échange à un accès au Traité de la Licorne.

Les aventuriers savaient que la Main de l'Ambre ne devait pas tomber en de mauvaises mains et surtout pas celles de Surijay. Seule une perle du Gardien pouvait annihiler les pouvoirs de la Main de l'Ambre et elles se trouvaient près du coeur des grandes chimères.

Il était évident que les guerriers avaient besoin de toute l'aide disponible pour vaincre Surijay et l'alliance de l'ombre. Ils choisirent donc de contracter une alliance avec Borléus et sa faction de Malaugryms opposés à Varthan . C'était une alliance de circonstance et ils n'avaient aucune confiance envers ces changeaurs de forme mais ils avaient pour l'instant le même objectif et devaient élimiter Varthan ainsi que sa maîtresse : Naëlwyn, la sorcière à la tête des Malaugryms rebelles au Chateau de l'ombre, repaire des Malaugryms originels.

En effet, Varthan avait aidé Naëlwyn, une Malaugrym extremement puissante et dangereuse, à s'échapper de sa prison au chateau de l'ombre, sur le plan de l'ombre. Naëlwyn était surnommée la sorcière par les Maulaugryms. Il faut dire que ce peuple était uncapable de se reproduire mais est quasiment éternel et ne vieillissent pas. De plus, ils ne sont sensibles qu'aux armes d'argent qui les empêchent de se régénérer. Ceci en fait de redoutables adversaires sans compter leur faculté à se métamorphoser à volonté. Mais Naëlwyn avait pour but que d'engager son peuple vers une nouvelle voie de reproduction en s'accouplant avec des mortels de Faërun, créant ainsi des métisses mi mortels mi malaugryms. Seulement les Malaugryms du Chateau de l'Ombre refusaient ce mélange impur à leurs yeux. Mais les idées de Naëlwyn avaient séduit Varthan et un petit nombre de malaugryms qui avaient entrepris de la libérer pour mettre en oeuvre ses projets. Exhilés sur Faërun, les Malaugryms rebelles avaient fondé une alliance avec les Reflets de pénombre pour avoir accès à leurs sorts et leurs connaissance sur un moyen de se reproduire. En échange, les Malaugryms devaient aider les Reflets dans leur plan de reconquête de Faërun et de leur grandeur passée. C'est ainsi que Naëlwyn avait appris l'existance du Crystal de Calimemnon. Borléus rajouta que si Naëlwyn s'en emparait, elle pourrait alors s'accoupler avec les Dragons et ainsi former une nouvelle caste de Malaugryms, bien plus puissants qu'auparavant car du sang noble de draconien coulerait dans leurs veines. La situation était donc grave et Varthan, le Lieutenant de Naëlwyn, devait être arrêté dans sa quête du Crystal de Calimemnon. Mais Surijay restait la première étape pour l'atteindre car il aidait le maulaugrym.

Borléus leur proposa alors de se joindre à eux pour provoquer les troubles à Port Calim mais les aventuriers préféraient que les Malaugryms de Borléus aillent ralentir les projets de Xany Yellas à Eauprofonde. Cette solution était grandement préférable car les aventuriers avaient l'intention de tuer tous les Malaugryms qu'ils détecteraient à présent lors de l'attaque du palais de Surijay et ils ne voulaient pas tuer par mégarde l'un de leurs nouveaux alliés. De plus, les aventuriers avaient besoin de stopper Xany Yellas, qui, selon Borléus, possédait comme Tanas le mage feu et s'amusait à transformer ses rivaux en golems. Avoir de nouveaux éclaireurs sur les objectifs futurs de leurs ennemis était crucial pour les aventuriers et pourrait se révéler inestimable par la suite. La suggestion de Cikkim était justifiée et c'est le plan qui fut appliqué. Borléus offrit aux aventuriers un parchemin de portail leur permettant de se retrouver près de l'entrée du palais Kundarak, évitant ainsi de passer à travers les barrages de Meychebens. La vengeance de Cikkim prenait forme peu à peu.


Chapitre 8 : A l'assaut du palais

Au crépuscule, le signal fut donné aux guerriers du désert de commencer les troubles. Wag et Athis décidèrent de suivre Borléus jusqu'à EauProfonde afin d'avoir l'oeil sur eux de manière discrète et constater de la bonne tenue de l'alliance recemment conclue. Maintenant, c'est à 5 que les aventuriers Ily, Cikkim, Farin, Tanas et Helm, allaient assaillir le palais de Surijay Kundarak.


Les aventuriers attendirent quelques minutes dans la maison de mâitre Ralès. L'attente paraissait interminable pour les aventuriers et surtout Cikkim qui attendait ce moment depuis trop longtemps. Le désir de vengeance le rongeait. Farin, lui, désirait ardament aider son ami et écarter de son chemin ce traître de Surijay qui était un obstacle avant le secours de son peuple. Helm, lui, ne voulait qu'une chose, se venger de l'homme qui avait détruit le monastère de Sladdesh et qui opprimait les peuples du Sud, il ne pouvait le supporter. Ily était inquiète car elle savait qu'elle devrait agir avant la fin à cause de sa vision et celà lui fendait le coeur. Tanas quant à lui, voulait savoir pourquoi cet infâme Surijay avait volé ses inventions et les avait transformé en engins de mort.


Cikkim repensait aux siens, à sa famille, et à son maître. Il allait enfin pouvoir affronter celui qui avait assassiné les siens. Les aventures que Cikkim avait connu, avec ses compagnons, l'avaient endurci et il était maintenant prêt à assouvir sa vengeance, qui frapperait le pouvoir Calimshiite en plein front et le ferait vasciller tel un géant empêtré dans les sables mouvants du désert.


La cité somnolait à présent mais soudain un murmure se fit entendre. Le murmure devint grondement et bientôt la capitale fut la proie à des émeutes incontrôlables. Tout s'était enflammé tout d'un coup. Il était temps désormais et Tanas ouvrit le portail grâce au parchemin donné par Borléus. En le franchissant ils se retrouvèrent aux portes du palais.

Des gardes étaient postés au portail d'entrée et près de la caserne, des Meychebens patrouillaient devant la grille de la cour. La garde d'élite des Kundarak était redoutable et il ne fallait aps se risquer à les combattre tous d'un coup. Mieux vallait être discret. Alors qu'il observaient les mouvements des gardes en attendant le bon moment pour parvenir à la porte du palais sans éveiller l'attention, le Messager des Dunes fit son apparition sur la térasse du palais. On l'avait illuminé afin qu'il soit visible de tous et de loin. La population se retourna et retint son souffle en observant leur légendaire sauveur aux côtés de Surijay. C'est alors que les villageois se mirent alors à combattre et traquer les guerriers du déserts, pris pour des menteurs et des traîtres maintenant que Surijay leur avait montré ce signe. L'émeute ne tarderait donc pas à être matée et il fallait agir vite. Les Meychebens reviendraient tous au palais et les aventuriers ne tarderaient pas à être capturés.

Helm invoqua des animaux de l'autre côté de la grille ce qui atira l'attention des gardes quelques secondes. Nos héros en profitèrent et se ruèrent vers la grande porte dorée du palais. Seulement, deux archers postés sur une petite térasse remarquèrent les intrus et les attaquèrent. Heureusement leurs cris d'alerte ne fut pas enttendu, couvert par le bruit des émeutes. Les aventuriers ripostèrent avec leurs flèches tandis que Cikkim et Farin escaladaient la façade du palais pour les attaquer au corps à corps et les réduire au silence. Mais au bout d'un moment, les Meychebens se rendirent compte de ce qui se passaient et se précipitèrent vers les aventuriers de la porte. Heureusement, celle ci n'était pas vérouillée mais juste très lourde et il fallaut toute l'énergie et la force d'Ily, Tanas et de Helm pour l'entrouvrir. Péniblement, il pénétrèrent dans le palais et la refermèrent in extremis en la bloquant avec une pourtre en bois avant que les gardes ne les rattrapent.

Cikkim et Farin étaient parvenus à la térasse mais les archers s'étaient repliés à l'intérieur. En bas, les gardes essayaient de pousser la porte pour rentrer. Pour l'instant, les aventuriers retenaient la porte mais ne tiendraient pas longtemps. Une protection magique protégeait le palais et empêchait Tanas de vérouiller la porte magiquement. Deux Meychebens surgirent et attaquèrent les aventuriers. Farin et Cikkim rejoignirent leurs amis et participèrent au combat. En prenant à revers les Meychebens, soldats d'élite de Surijay, ils avaient réussi à les mettre en mauvaise posture mais le combat était sans merci. Pendant le combat, Ily repéra le levier de fermeture de la porte situé au dessus d'eux sur une plate forme au dessus du couloir principal. En s'aggripant aux grandes toiles de tissus qui ornaient le couloir d'entrée du palais, Ily parvint jusqu'au levier et vérouilla la porte en le basculant. Les Meychebens, même à deux contre cinq, opposèrent une vive résistance mais succombèrent aux assaut des aventuriers. En les fouillant, le groupe trouva une clé étrange et Cikkim la récupéra.

Cikkim savait qu'il devait retrouver Armine, elle l'aiderait à accéder aux appartement de Surijay qui devait se cacher dans les étages du palais en attendant que ses gardes fassent son travail de répression sur le noble peuple Calimshiite. En suivant le moine dans le dédale de couloirs, passant â côté des majestueux jardins du palais et des salles magnifiquement décorés, intactes depuis des générations de Kundarak, les aventuriers parvinrent jusqu'à la porte du Harem. Cikkim pensait que les appartements d'Armine se trouvaient certainement là car telle était le chemin pour accéder à la chambre de la Favorite du Maître Kundarak, ce félon de Surijay n'avait certainement pas changé cette disposition. Ily proposa d'aller en éclaireur et ouvrit la porte. Le harem était gardé par trois gardes, des mages guerriers eunuques. Ils prirent Ily pour une courtisane et lui ordonnèrent de rentrer dans ses quartiers. Elle les attaqua alors par surprise et les autres aventuriers profitèrent de la confusion pour pénétrer dans le harem. L'un des mages s'écarta et donna un coup de clef dans une petite boîte placée dans l'un des murs et rien ne parrut se passer. Seulement les mages se mirent à lancer des sorts puissants alors que Tanas n'avait pu en lancer il y a peu dans l'entrée à cause de la protection magique. Les aventuriers comprirent l'utilité de la clé. De plus, les gardes mages avaient également pris une forme éthérés, comme Maître Ralès et ne pouvaient être vaincus que par Magie. Mais ils étaient trois et très puissants. Cikkim lança la clé étrange trouvée sur les gardes à Ily qui l'actionna à son tour dans la boite contre le mur. Les pouvoirs magiques furent à nouveau bannis et les mages furent pris au dépourvu. Un avalanche de coups prodigués par Helm, Ily et Farin déferla sur eux et ils périrent de cet assaut tous les trois.

Les héros se dirigèrent alors vers la chambre de la première concubine. Quelqu'un faisait les cent pas dans cette chambre. Ils entrèrent et Cikkim revit Armine, son amie d'enfance. Elle était véritablement superbe mais d'une infinie tristesse. Mais son visage s'éclaira quand elle reconnût Cikkim. Le moine n'avait plus rien à voir avec l'adolescent qu'elle avait connu mais son regard étincelant n'avait pas changé. Elle se jeta dans ses bras, folle de joie et sentant l'espoir rennaître en son coeur. Cikkim lui demanda de l'aider à atteindre discrétement la salle du trône. Elle accepta bien entendu mais leur raconta brièvement ce qui s'était passé ces derniers temps au palais. Tout en dégageant un passage secret dissimulé derrière un meuble coulissant permettant au seigneur des lieux de rejoindre sa concubine discrétement, Armine prévint que Surijay avait désormais un fils Effrit depuis peu.

Le désir de grandeur semblait obcéder Surijay et il voulait prouver à tous qu'il était l'héritier de Dun Jinin. Il avait donc accepter de donner un fils à une femelle Effrit. Les enfants métisses humains effrits étaient peu fréquents mais très puissants et grandissaient vite. D'ailleurs, Farin avait déjà rencontré cet enfant du chaos dans les égouts de Suzail, dans le nid du Basilic.

Il était grand temps de mettre un terme à cette folie. Les aventuriers remercièrent Armine et empruntèrent le passage secret, un escalier en colimaçon montant à travers les étages pour déboucher sur la salle du trône. Surijay était là, sur le trône des Kunrarak, les mains jointes et semblant attendre les aventuriers.


Chapitre 9 : Punir le traitre

Surijay était sur le trône du père de Cikkim et le moine ne pouvait pas le supporter. Il était à sa portée mais il n'était pas question de prendre des décisions hatives et dangereuses. L'usurpateur regardait vers les aventuriers et leur souriait. La salle du trône semblait vide mais les grandes portes étaient ouvertes. Alors les aventuriers s'avancèrent même si un piège était évident. Tanas envoya son rat en reconnaissance et celui-ci les avertit que les Meychebens étaient postés derrière les portes, en embuscade, à l'abri des regardes des aventuriers de là où ils étaient. Grâce à la clé étrange, les aventuriers avaient désactivé la protection magique et Tanas pourrait lancer un sort de fermeture sur l'une des portes mais pas sur les deux autres. Seulement, les évènements s'accélérèrent quand ils entendirent Armine crier depuis le passage que les gardes montaient aussi par là. Les gardes pénétrèrent alors tous dans la salle du trône depuis les portes. Ils étaient cernés et ne pourraient remporter le combat face aux Meychebens. Il n'y avait donc qu'un seul moyen pour remporter le combat ... tout miser sur la fierté de Surijay.

Cikkim provoqua alors Surujay en duel en invoquant ce droit légitime pour venger les siens. Seulement, Surijay semblait ne pas vouloir défier son duel, trop sûr de perdre évidemment contre ce moine combattant en combat singulier. Le despote préférait voir ses hommes s'occuper d'eux. Mais Cikkim insulta Surijay et railla son ascendance qui ne faisait même pas partie de la branche Ainée de la famille Kundarak. C'était un affront personnel extrêmement grave et Surijay ne pouvait perdre la face devant ses gardes d'élite. Il se devait de corriger l'impudent personnellement. Le plan de Cikkim fonctionnait et ses compagnons observaient la scène avec crainte.

Surijay, le fier accepta alors que Cikkim affronte sa "puissance" en combat singulier. Cikkim accepta bien entendu et se prépara au combat. Un cercle de Meychébens fut formé et Cikkim se plaça au centre en préparant ses armes. Ily lui confia une gemme de feu qui était le symbole de Kossuth et qui devrait le protéger pendant le combat mais c'est alors que la perfidie de Surijay se manifesta. Car l'adversaire de Cikkim n'était pas Surijay, mais sa "puissance" c'est à dire un golem de gemmes, confié par Xany Yellas. Ce golem devait être un ancien magefeu.

Mais la traîtrise ne s'arrêtait pas là. En effet, le fils de Surijay intervint alors et apparut aux aventuriers en se moquant d'eux. Farin menaça l'effrit et ceci n'eut pour effet que de provoquer une nouvelle fois Surijay. Le bras droit de Surijay fit amener une machine robot de combat et Surijay s'installa à l'intérieur. Armé d'une scie circulaire et maintenant doté d'une puissance de feu destructrice, Surijay s'apprêtait à éliminer les amis de Cikkim alors que celui-ci subirait les assaut du golem de gemmes.

Les deux combats s'engagèrent simultanément. Cikkim partait courageusement à l'assaut de son ennemi golem alors qu'Helm, Tanas, Ily et Farin tentaient d'échapper aux armes de mort de la machine pilotée par Surijay. Cette machine était encore frapée de la marque de Tanas l'inventeur Gnome. Heureusement, il en connaissait les défauts ! Cikkim combattit bravement, essauyant les coups du Golem. Chaque coup de Cikkim semblait à peine éfleurer son adversaire mais Cikkim parvenait à éviter les coups du Golem en retour. Certains coups furent violent et le moine se retrouvait projeté à plusieurs mètres. Le combat était intense et Cikkim, tentait de trouver une faille dans les défenses de cet ennemi impitoyable, dépourvu d'émotion et de pitié. Il entreprenait de détruire le moine, sans empressement particulier ni haine. Le combat faisait rage mais il fallait trouver la faille et l'exploiter, avant que les forces du moine commencent à lui manquer. Cependant, Cikkim combattait vaillament le Golem et lui assena de nombreux coups, aidé en celà par son agilité hors du commun.

De leur côté, les quatres aventuriers étaient dans une mauvaise posture, incapable de fuir et d'éviter les assaut des armes de cette machine infernale, Farin, Helm et Ily tentaient d'affronter au corps à corps leur adversaire mais la coque en acier de l'ennemi ne semblait permettre aucune victoire. Surijay riait depuis son cockpit et sa voix résonait et lui donnait un aspect métallique. Tanas, lui, rassemblait ses souvenirs pour se rappeller quels étaient les points faibles de cette machine et il se rappella qu'à sa taille, se trouvaient des trous permettant à l'aide de passer et refroidir la machine. On pouvait alors atteindre le pilote par là. Un trait bien placé pouvait faire mouche et forcer le processus d'éjection du pilote. Ily se concentra et parvint, grâce à une diversion de Farin et de Tanas, à accéder à un angle optimal pour caser un trait accéré pile dans le trou indiqué par Tanas. La machine sembla alors hésiter alors qu'elle s'apprêtait à en finir avec Farin et Tanas et soudains, bascula en arrière pour faire s'éjecter Surijay, blessé et humilé par Ily et ses compagnons. Les gardes n'auraient jamais pensé que leur mâitre puisse être défait de cette manière et un doute s'instaura dans leurs esprits. Ils observèrent avec attention la fin du combat entre Cikkim et le Golem. Surijay tentait de se remettre debout mais souffrait de la flèche que lui avait envoyé Ily.

Par une succession d'attaques dévastatrices, Cikkim parvint à infliger de lourds dommages aux golems alors que tous les regards étaient fixés sur lui. Grâce à la pierre qu'Ily lui avait confié et qui protégeait en partie Cikkim, ce dernier réussit à entamer profondément les blessures aux golems qui finit , enfin, par se disloquer en tombant à terre.

C'est alors que l'anneau de Cikkim, qui était d'argent, se changea en un anneau d'or, symbole de son accession au pouvoir et à la juste place de chef des Kundarak. L'anneau d'or était semblable à celui de son père et enfin Cikkim tenait sa vengeance. Les Meychebens se prosternèrent devant leur nouveau maître. Surijay venait d'être déchu mais n'était pas encore chatié pour ses crimes. Cikkim s'élança alors avec ses amis à la poursuite de Surijay qui tentait de fuir. La route leur fut barrée par l'effrit, fils de Surijay mais Ily réussit à faire disparaître l'être de feu grâce à une prière au Dieu Kossuth. Surijay prenait de l'avance et devait être arrêté à tous prix. Une poursuite démarra alors et Surijay semblait se diriger vers les toits du palais.

Les escaliers se suivaient à la poursuite de Surijay, le tyran en fuite qui, tériffié, voulait échapper à son sort inéluctable. Mais cet homme était plein de ressources et ne devait pas être sous-estimé. Les aventuriers attiegnirent un escalier extérieur visible par la foule qui hurlait aux portes du palais. La cité de Port Calim n'avait pas retrouvé son calme et déjà la nouvelle se répendait que de grands évènements se passaient au palais Kundarak. La foule pensait que le Messager des Dunes allait enfin s'occuper de restaurer l'ordre, que ce soit avec Surujay ou sans lui. Mais c'est là que nos héros se retrouvèrent faca au Messager des Dunes. Ce zombie était toujours doté des attributs de sa légendes mais lui même n'était plus que chair pourissante et sans âme. Le Messager tenta de bloquer la voie aux aventuriers mais il était faible sans la main de l'ambre et ses attaques furent faciles à éviter. Préférant ne pas faire de mal au Messager, cet icône adorée par le peuple, devant la scène publique qui observait ce qui se passait, les aventuriers se contentèrent de passer devant le Messager sans l'attaquer, le laissant à sa déchéance.

Parvenu au sommer du palais, en plein milieu de la nuit, cette nuit de ténèbres pour Port Calim et pourtant porteuse de tant de lumières d'espoir, les aventuriers virent Surijay s'enfuir sur un tapis volant. Le traître avait tout prévu ! Mais heureusement, d'autres tapis étaient disposés sur le sol de cette grande térasse, en faut du palais. Le moine fut le premier à en prendre un et parti seul à la poursuite de son cousin. Les autres partirent à deux sur les tapis et suivirent le moine. La Rage aveuglait l'esprit du moine et sa vengeance était a portée. Ils lancèrent leurs tapis volant à toute alure au dessus de la ville à la poursuite de Surijay qui frôlait les pointes des maisons et des temples, multipliant les accrobaties pour échaper à ses poursuivants.

Dans la nuit étoilée de port Calim, illuminée par les torches de la population et des feux provoqués par les émeutiers, eut lieu la plus fameuse des poursuite de tapis volants que le Calimshan ait connu. Les pilotes volaient et virevoletaient à une vitesse vertigineuse. Les aventuriers esquivaient tours et bâtiments et Surijay s'accrochait encore à son espoir d'échaper à la colère de Cikkim Kundarak, le nouveau monarque légitime de la maison de l'Effrit. Cikkim tenait bon et gagnait du terrain sur sa proie. Par contre, Farin et Ily, qui étaient sur le même tapis volant et peu coutumiers de ce genre de transport, s'écrasèrent en contrebas et furent gravement blessés mais finirent par se relever.

Il ne restait que deux tapis à la poursuite de Surijay. Le traqué passa sous une arche en piqué et Cikkim tint la manoeuvre et passa à son tour. Il arriva finalement à la hauteur de son cousin et commença à le frapper. Tanas, qui était derrière avec Helm sur leur tapis, voulaient aider leur compagnon. Tanas ensorcela une flèche et l'envoya sur le tapis de Surijay qui fut alors atteint d'un sort d'acide. La pièce de tissu magique commença à se dissoudre peu à peu. Devenu incontrôlable, le tapis de Surijay piqua vers le sol et s'écrasa à son tour au milieu de la foule.

Surijay était blessé et ne pouvait maintenant plus fuir. Cikkim se posa près de lui avec son tapis. Surijay, tel un scorpion fourbe, tenta une dernière fourberie en envoyant une potion explosive sur Cikkim mais celui-ci l'évita sans problème et alla se fracasser contre un bâtiment derrière l'héritier Kundarak. Cikkim n'avait même pas bronché. Le moment était venu et la foule se rassemblait déjà autour des deux belligérants.

Cikkim Kundarak compris qu'il devait montrer sa qualité à la populace. Il faisait nuit et son anneau n'était pas visible. Le moine prit la gemme de feu de Kossuth qu'Ily lui avait confié et la tint près de son bras levé. La gemme illumina l'anneau d'or des Kundarak. La foule s'inclina alors respectueusement devant le Seigneur de la Maison Kundarak.

Surijay ne pouvait plus se déplacer et voyait là le triomphe de son pire ennemi, le seul qui avait échappé à son massacre sur sa propre famille. Surijay maudit Cikkim et lui prédit que son fils le vengerai. Mais le félon ne verrai jamais ce jour car Cikkim sortit un kama de sa tunique et décapita le tyran déchu. Il attrapa alors la tête de Surijay et la montra à la foule qui acclama le moine. Le règne du tyran venait de prendre fin et l'honneur de la famille Kundarak, la Maison de l'Effrit avait été restauré.


Chapitre 10 : Nouvelles tempêtes

Les aventuriers revinrent au palais de Cikkim. La question sur son accession au trône venait d'être levée. En effet, Ily, qui avait mis en garde Cikkim sur les risques qu'avait prédit sa vision, étaient éronnées. Elle avait reçu une autre vision pendant ce temps et le Dieu Kossuth s'était addressé à elle en personne. Le Dieu lui avait dit que les visions qu'elle avait reçu auparavant lui étaient suggérées par l'Oracle du Shaar, et non pas par le Dieu. C'était donc une machination qui agissait dans son esprit. L'Oracle avait utilisé Ily pour éliminer à de nombreuses reprises des oposants au régime et pour permettre ce qui était finalement arrive : le Shaar était actuellement et depuis quelques jours, envahi par Mulhorande. Ily devait fragiliser, sous pretexte de mission divine, le pouvoir du Shaar pour prévoir cette invasion. Mais cette fois, elle avait suivi sa propre intuition et son coeur pour aider ses nouveaux compagnons et Kossuth la félicitait, elle s'était montrée digne de porter définitivement le titre de championne divine. Mais la nouvelle de l'invasion du Shaar par l'ennemi Mulhorande troubla réellement Ily. Si Cikkim montait sur le trône il aurait pu aider le Shaar à résister à Mulhorande et c'est pour celà que l'Oracle avait suggéré à Ily de l'en empêcher. Mais Ily avait aidé son compagnon et c'était là la voie à suivre. Elle pouvait en être fière.


Cikkim accepta donc le trône des Kundarak. C'était une grande responsabilité mais il emploierait toute son énergie à protéger les siens des dangers qui guettaient dans l'ombre les peuples libres de Faërun et nottament le sien. Seulement, les aventuriers ne pourraient pas encore savourer le goût de la victoire car il était urgent de retrouver Varthan et de l'empêcher de s'emparer du Crystal de Calimemnon.

Mais déjà, les pièces de la stratégie de l'alliance de l'ombre se mettaient en place. Eauprofonde, Hlondath, le Cormyr, le Shaar, le Calimshan, toutes ces contrées étaient le théâtre d'événements bien plus graves qui allaient peu à peu entraîner Faërun vers une nouvelle domination de l'empire Nétherisse. Car les Reflets, avec leur nouveaux pouvoirs du plan de l'ombre et possédant la magie nécessaire pour faire voler une cité entière, possédaient la haine nécessaire pour déverser un flot de malheur et d'éternelle domination sur les peuples libres de Faërun.

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