L'Océan des Sable-vents

Par Ilusenthar, créé le : 2008-05-10 12:00:00
et modifié la dernière fois le : 2014-02-17 22:39:48
Les Contes d'Elensen, Tome 06 Quelques jours s'étaient écoulés sous le soleil du Calimshan, et une acalmie semblait enfin règner sur Port Calim, grâce aux voyageurs venus du Nord. De cette côterie, un seul d'entre eux n'était pas étranger à ces terres arides et le souffle du vent semblait lui murmurer des paroles famillières. Cikkim, le nouveau Sultan de Port Calim, avait finalement obtenu sa vengeance et fait rendre gorge au sanguinaire Surijay, le traître qui avait jalousé son héritage, jusqu'à en faire massacrer tout le reste de sa famille il y a plusieurs années.


Les Contes d'Elensen, Tome 06

Quelques jours s'étaient écoulés sous le soleil du Calimshan, et une acalmie semblait enfin règner sur Port Calim, grâce aux voyageurs venus du Nord. De cette côterie, un seul d'entre eux n'était pas étranger à ces terres arides et le souffle du vent semblait lui murmurer des paroles famillières. Cikkim, le nouveau Sultan de Port Calim, avait finalement obtenu sa vengeance et fait rendre gorge au sanguinaire Surijay, le traître qui avait jalousé son héritage, jusqu'à en faire massacrer tout le reste de sa famille il y a plusieurs années.

La cité se faisait peu à peu à la nouvelle. Les marchands ne tarissaient jamais de paroles pour parler de cet immense homme qui avait défié le tyran tout en révellant l'imposture du Messager des Dunes, faux prophète ramené d'entre les morts grâce à un rituel impie. Comme ci cela ne suffisait pas, les nouvelles venues du Nord et de l'Est étaient loin d'être propice à la sereinité. De nombreux troubles s'amoncelaient aux frontières du royaume et Cikkim savait ce qui l'attendait, en qualité de nouveau Sultan de Port Calim.

Afin d'assurer au plus vite son pouvoir, et pour rassurer la population, Cikkim Kundarak sortait souvent dans les rues de la cité, avec sa magnifique compagne Armine, que l'on nommait l'Eclat des 100 Soleils. Marcher dans la cité lui rappellait ses années passées, et lui permettait de canaliser son envie de repartir dans le désert, car un endroit lointain détenait encore les réponses qui manquaient à assurer sa quietude : le Mausolée des Sables.

Après avoir passé la place du bazar, il demanda d'un geste aux gardes d'écarter quelque peu la foule pour s'approcher du centre de la place voisine.

Oui, c'était devant eux. Le Sultan s'agenouilla pour prendre une poignée de sable et le fit couler de sa main tel un sablier, répandant à la fois les souvenirs de ce sable et de son aventure.

Cikkim se rememorerait à jamais cet instant ... devant son peuple le noble devenu moine, le moine devenu héro, avait chatié Surijay pour ses crimes, et regagné le titre d'Héritier de Dun Jinin, l'Effrit protecteur et symbole de sa famille.

En arborant un sourrire discret mais sincère, Cikkim se reposait enfin de bien des épreuves qu'il avait affronté avec ses compagnons. Helm Dundragon, le semi-elfe prêtre, était tombé grievement malade et avait souhaité rentrer par bateau auprès de sa nouvelle contrée d'adoption : le Cormyr au Nord. Helm s'était en effet engagé auprès des Chevaliers pourpres, afin de défendre cette contrée et leur capitale Suzail, après les troubles générés par Théogrid et son maître, pendant la Guerre des Damnés.

Les medecins n'avaient pu trouver la cause de son mal, une maladie tropicale apparement, mais les Paladins du Cormyr souhaitaient donner une chance pour la vie de leur compagnon. On disait même qu'Aluzair Obarskyr, la régente du Cormyr, avait elle même insisté pour son retour.

De son côté, Tanas et son fidèle compagnon rat, avaient souhaité se rendre aux îles Nélanthères, maintenant que le port avait été repris aux mains de l'infâme Surijay. Ayant été tenu au courant des massacres perpétrés par les alliés du traître déchu sur les gnomes de ces îles, Tanas désirait à présent aider les siens à se reconstruire. Tanas avait, malgré lui, obtenu un puissant pouvoir : le Magefeu. Il ne maîtrisait cependant pas encore cette faculté de contrôle du feu, recherché par tous les plus avides magiciens de Faërun. Considérant que ceci pouvait être davantage utile à la sauvegarde des siens sur les îles Nélanthères, il avait donc choisi de partir, en laissant les siens à l'abri des murs de Port Calim.

Quant à Farin, le fier Nain s'était quelque peu braqué ces derniers temps. Ayant appris que son peuple à Hlondath avait été attaqué par les sbires de Varthan, il n'avait eut de cesse que de répéter son empressement à partir imédiatement pour les aider. Mais la côterie, si soudée jusqu'ici, se devait de se séparer, car la guerre frappait à toutes portes, faisant écho à des heures sombres à venir.

Farin était donc reparti avec Helm, faisant voile vers le Nord et il fallut forcer le Nain à monter de force sur le navire, celui ci préférant le plancher des vaches pour voyager. Mais l'urgence eut raison de son appréhension.

Et ce jeune Halfelin du nom de Wag, il était lui aussi parti avec la Main de l'Ambre jusqu'à Eauprofonde, afin de préparer la riposte contre Xani Yellas, difficile mission d'assistance à Borléus et à ses comparses Malaugryms.

Les Malaugryms justement .... voilà qui étaient les véritables ennemis de ce temps, pour tous les peuples libres de Faërun. L'un d'entre eux, Varthan, avait joué à une partie d'échec délicate, pour plonger Faërun et les principaux royaumes libres de sombrer dans la guerre. Le Cormyr était menacé par des tentatives d'assassinat sur la régente et était trop affaiblie après la guerre des Damnés. Les royaumes de la Côte des Epées étaient corrompus et non fiables. Le Shaar avait été envahi par Mulhorande il y a quelques jours seulement.

Le Calimshan devait être réorganisé et nettoyé de la corruption générée par les proches de Surijay, les Nains de Hlondath avait été mis en déroute et pour achever le tout, Eauprofonde semblait être la première cible que choisirait l'Alliance de l'Ombre, pour faire plier tout Faërun.

Varthan semblait être l'instigateur de tout ceci. Issu d'un peuple exilé, il aidait la Sorcière Naëlwynn à récupérer le Cristal de Calimemnon, qui lui permettrait de donner une nouvelle descendance à sa race. Ainsi projetait elle de se reproduire avec des dragons, grâce au Cristal pour lever la malediction de fertilité de son peuple. Hérésie pour les Malaugryms qui s'opposaient à un quelconque tarissement du sang Malaugrym.

C'est ainsi que cette étrange alliance entre les Malaugryms de Borléus, et les compagnons des Etoiles de l'Ouest, s'était formée. Dans ce combat, l'ennemi de ses ennemis ....

Néanmoins, Ily Torasco, la championne du Dieu Kossuth, était restée à Calimshan. Harcelant Cikkim pour lui faire envoyer des troupes à l'Est, afin d'aider le Shaar à se défendre contre Mulhorande, Cikkim n'avait jusque là pas pu plier à sa demande. L'heure était à la remise en place d'un système sain et débarassé des vestiges corrompus de l'ère Surijay. Il y avait tant à faire .... Mais Ily ne désespérait pas et continuait de presser le seigneur moine, tout en faisant attention à celle qui la pourchassait, la paladine aux ordres de l'Oracle de Shaar, imposteur de surcroit. La guerrière entendait de temps à autres Kossuth la pousser à agir, à toujours presser Cikkim de réagir, tel était Kossuth, Dieu du Feu.

Et c'est en cette même journée que Lylynn la Gnome, mit pied à Port Calim. Venant elle aussi des îles Nélanthères, elle arrivait avec la ferme intention de faire payer les massacres des siens et de la nature environnante, à tous les ennemis du Grand Cycle de la Nature.

Ils le sauraient bientôt, Lylynn, Ily et Cikkim allaient à présent devoir affronter les dangers de l'Océan des Sables-vents, qui peu à peu approchait d'eux. Car Varthan était proche du Cristal de Calimemnon.... très proche. Seule la découverte du Mausolé du désert permettrait aux protecteurs de Faërun d'avoir une chance de contrer les plans des Reflets et des Malaugryms.

Le temps d'agir était arrivé, mais la protection de la ville passait avant tout pour le moment ...

 

Cikkim sortit de sa rêverie en entendant Ily l'interpeler. Trépignant d'impatience, la guerrière était la seule à s'adresser au Sultan d'une façon cavalière, mais sa franchise avait son mérite. Etant considérée comme une libératrice, Ily était elle aussi choyée par les Calimshiites. De plus, il y a peu, Ily avait reçu de la part de Tanas, le gnome ensorceleur, le fameux don de Magefeu, à la fois un talent fabuleux et un poids important, car si le Magefeu permettait de maîtriser le feu dans une très grande proportion, ce pouvoir était recherché par les plus dangereux personnages de Faërun, mais Ily avait accepté ce fardeau, car elle était assurée de pouvoir le contrôler par l'enseignement de Kossuth, le dieu du feu dont elle était la championne divine.

La jeune femme semblait indiquer qu'un garde souhaitait parler à son Seigneur. Haletant, le jeune soldat fut autorisé à approcher et celui-ci fit son rapport à Cikkim.

Apparement, les nouvelles se confirmaient. Les troupes envoyées en éclaireur au Nord et à l'Est n'étaient pas revenues, ou alors avec de bien sombres nouvelles. Une force inommable approchait de la Cité par le désert, là où nul armée humaine ne risquerait de s'aventurer. Des émissaires étaient également attendus, venus des principales contrées libres de Faërun, elles devraient arriver d'un moment à l'autre.

Le garde reçut les ordre de son Seigneur et termina en présentant à son protecteur une jeune gnome, arrivée le matin même depuis les îles Nélanthères. Cette dernière se présenta à Ily et Cikkim et souhaitait apporter son soutien à la cause de la cité, tout en demandant des informations sur la menace qui se profilait au Nord.

La gnome semblait avoir été manipulée par un individu dans les îles. Alors qu'elle le décrivait, Cikkim réalisa qu'elle dressait un portrait de Varthan, le Malaugrym. Terrible nouvelle car celui ci semblait être intéressé par les talents de cette gnome pour créer des machines. Drôle de capacité pour une druide, qui avouait avoir utilisé sa dextérité et le savoir de son peuple pour des causes justes, mais elle avait été dupée par Varthan, qui était parti avec des schémas de machinerie gnome. Que pouvait bien préparer cet ignoble individu ?

Lylynn était accompagnée par un loup, qu'elle nommait affectueusement Crocus. Après quelques paroles, elle persuada Ily et Cikkim de sa bonne foi et ils acceptèrent son aide dans la lutte contre les Malaugryms.

C’est alors qu’un zeppelin en perdition fit son apparition dans la cité. Il portait les armoiries des peuples libres du Nord, ce ne pouvait être que l'embarcation volante des ambassadeurs !

Le dirigeable observait un cap désordonné et perdait peu à peu de l'altitude. Il ne semblait pas avoir été attaqué vu du sol mais il fonçait vers l'une des tours du Palais du Calife !

Le moine se fraya un chemin parmi la foule, suivi de près par Ily, la druide Lylinn et son compagnon.

Les gardes du palais reconnaissant Cikkim les laisserent passer. Et c'est alors qu'ils passaient la porte du Palais que le zeppelin s’écrasa contre une des tours du palais. Le ballon s'accrocha contre sa façade et les cordages semblèrent emprisonner l'esquif volant sur la tour, avec une prise précaire. A tout moment, si il restait des survivants, le Zepelin pouvait se fracasser en contrebas et tous ses occupants seraient broyés par la chutte. Il fallait faire vite !

Les trois aventuriers prirent l'avant garde et empruntèrent les escaliers permettant de monter jusqu'à la pointe de la tour, faite de pierre et surmontée d'une sphère pointue en bronze. Cependant, quelque chose clochait. Quelques gardes qui avaient devancé Lylynn, Ily et Cikkim furent projetés vers le bas des escaliers et dévalèrent les marches, tels des corps désarticulés. Quelque chose ou quelqu'un devait les avoir poussé.

Soudain, des hallètements se firent entendre et les bêtes féroces qui semblaient avoir massacré les gardes firent irruption et attaquerent le groupe. Il s’agissait d’Anubisaths du désert dont le cri strident était paralysant.

Il allait y avoir du grabuge si ces bêtes n'étaient pas maîtrisées rapidement. Cikkim et Ily en étaient impatients. Depuis une semaine, ils étaient dans la douce torpeur de Port Calim et de ses palais. Ils avaient besoin d’action !

Ils furent accueilli par un autre cri strident. Le combat commença brutalement. Il y avait plusieurs Anubisaths, dont l'un à la stature de colosse, semblait être le plus fort. Cikkim ne se posa pas de questions. Ce fut un déluge de coups qui s'abattit sur le plus grand. Le résultat fut dévastateur pour le monstre.
Ily, quelques peu rouillée par l’inaction des derniers jours se mit en difficulté en coinçant son épée contre un mur et fut jeté dans les escaliers par une de ces créatures.
Lylynn quant à elle utilisa ses pouvoirs druidiques pour immobiliser des monstres en invoquant des sarments.

Cikkim Kundarak faisait des ravages tandis qu’Ily la rage au ventre fonçait récupérer son épée et se défoula sur les Anubisaths survivants, effectuant cabrioles et moulinets malgré cet espace réduit.

A chaque ennemi abattu, un cri assourdissant les affaiblissait mais ils tinrent bon et parvinrent à se frayer un passage vers le mystérieux Zeppelin, toujours en équilibre.

En arrivant en haut de la tour, ils ouvrirent une trappe donnnant sur les combles du toit. Une grande sphère en bronze était maintenant au dessus d'eux, et il allait falloir s'aventurer par une petite ouverture, sur ce toit glissant et chauffé par le soleil.

Tentant leur chance, les aventuriers progressèrent calmement sur le toit sphérique de bronze, appercevant le Zepelin qui balancait de l'autre côté de l'ouverture qu'ils avaient emprunté. Une flèche faisait pointer le toit vers le ciel et c'est grâce à ce soutien qu'il purent à peu près progresser sans encombre.

Le chemin pour aller vers le zeppelin étant particulièrement risqué, Cikkim alla en reconnaissance.Ses talents d’équilibristes et d’acrobates allaient lui être de nouveau très utiles. Arrivant sur place, Cikkim aperçut alors une gigantesque patte d’araignée qui semblait profiler de la présence d'une gigantesque créature, cachée derrière la flèche en bronze, attendant patiemment ses proies. Le moine décida de revenir discrètement informer ses compagnons, le sol étant bien trop glissant pour un combat.

Lylynn se transforma alors en oiseau pour approfondir la reconnaissance.
L’araignée était bel et bien vivante et s’apprètait à fondre sur tout sauveteur venu porter secours aux passagers du Zepelin. Lylinn revint alors près de ses nouveaux compagnons et ils mirent au point une stratégie intéressante. Ils repassèrent dans les combles et la druidesse se concentra pour geler le toit en bronze et le rendre ainsi encore plus glissant, espérant faire basculer le monstre hideux dans le vide.

Ressentant le piège, la bête fit résonner ses pattes sur la sphère métallique et changea de tactique, préférant tenter d'attaquer les aventuriers par la trappe qui leur avait permis de se glisser sur le toit. Elle glissa l'une de ses pattes à l'intérieur pour tenter de blesser les trois compagnons mais ne reçut en échange qu'un carreau d'arbalète du moine !

Le trait l’avait juste chatouillée mais elle n’était pas là pour combattre, pas encore en tout cas. Ne pouvant passer par l'ouverture, elle se hissa pour observer et à leur stupefaction, les trois héros s'appercurent que cette créature possédait un torse de Drow. Un sourrire sadique s'afficha sur son visage et elle parut reconnaître Ily et Cikkim, leur promettant mille tourments à leur prochaine rencontre.

Elle lâcha alors prise et descendit alors de la tour en s’aggrippant de murs en murs.

Nos héros descendirent par les escaliers pour se lancer à sa poursuite mais elle n’était plus là lorsqu’ils arrivèrent en bas.

Heureusement Lylinn était une excellente pisteuse et réussit à retrouver sa trace grâce au flair de Crocus. Après avoir suivi sa trace quelques minutes, les compagnons se retrouvèrent devant l’ambassade du Shaar, ce qui était fort troublant. La créature s'y était elle réfugié ? Quel jeu jouait ce pays pourtant envahi par Mulhorande ?

Mais même Cikkim tout Sultan qu’il était ne pouvait violer l’immunité d’une ambassade, a fortiori sans autre preuve que le flair d'un loup apprivoisé. Il décida de mettre l’ambassade sous surveillance alors qu'ils revenaient vers le Palais, pour porter secours aux ambassadeurs.

 

 

 

Le Calife était un homme d'une grande désinvolture et d'un égo surdimensionné... certainement autant que sa ronde bedaine. Cependant dans sa grande clémence il consentit à recevoir Cikkim Kundarak, accompagné de Lylynn. Ily, pour sa part, avait préféré rester dans l’ombre pour enquéter sur les débris de l’engin volant. Et alors que le moine et la druidesse avancaient dans l'immense salle du trône du Calimshan, Ily fouillait le Zépelin.

La jeune femme avait déjà vu des attaques lors de son service pour l'Oracle du Shaar, des caravanes marchandes attaquées, des maisons ayant subies les ravages des raids des barbares du Sud, mais là c'était différent. Ayant gravit à nouveau les escaliers où ils avaient combattu, atteindre la dépouille du Zépelin avait cette fois-ci était bien plus simple. Les soldats travaillaient à sa stabilisation en attendant plusieurs mages qui allaient le faire léviter jusqu'en bas. Ily qui avait accompagné le Sultan Cikkim, fut reconnue et elle pu voir que l'intérieur du Zépelin seul avait subi des attaques. En inspectant le bas et la cale de l'appareil, Ily vit que des caisses en provenance d'Eauprofonde avaient été brisées, comme détruites de l'intérieur. Les Anubisaths devaient s'être cachés à l'intérieur ainsi que l'araignée drow qui les avait attaqué.

C'est sur ce constat et en ayant vu que certains gardes à l'intérieur du Zépelin semblaient avoir été ... comme dévorés par une plante grimpante, ne laissant que leurs os habillés par une mousse verdâtre et inquiétante ... quel pouvait être ce sortilège ?

Pendant ce temps là, auprès du grossier Calife, un membre de l'équipage du Zépelin avait été recueilli. Cet émissaire venu des terres du Nord, de l'Amn, apportait avec ses blessures de bien sombres nouvelles. En effet, les troupes de l'Alliance de l'Ombre, pacte impie entre les civilisations les plus ambitieuses et les Reflets de Néthérisse, aidés eux même par les Malaugryms, tous amassaient leurs troupes pour forcer le passage de l'Amn et des contrées libres de la Côte des épées.

Un éclaireur Calimshiite confirma ces dires en soutenant le pauvre homme à peine capable de respirer sans souffrir. Le soldat avait entendu ses hommes parler de créatures Anubisaths en errance dans le désert, et des armées massives de bêtes du désert marchaient à présent vers Port Calim.

Cikkim et Lylynn posèrent quelques questions à cet homme du désert, un homme loyal qui semblait savoir que le Calife n'était qu'un homme corrompu et plus intéressé par son festin du soir que par l'attaque imminente venue du désert. Le garde leur apprit des fragments d'informations sur les troupes ennemies et leur composition, cependant la peur le saisissait plus que toute chose, une peur viscérale allant bien au delà de sa loyauté envers le Calife. Mais Lylynn et Cikkim surent lui redonner confiance et courage.

Tentant alors d'user de son nom et de son influence, Cikkim prit son tour d'audience avec le Calife mais celui-ci resta sourd auprès des demandes du Seigneur moine. Les paroles de Lylynn furent également écoutées, mais comme si c'était la curiosité qui ouvrait alors l'ouïe du suzerain, et non la raison.

L’heure était grave et un conseil de guerre avait été préparé mais le Calife semblait prendre ceci avec une extrême légèreté. L'émissaire de l'Amn allait y assister, ainsi que la plupart des diplomates des autres contrées libres de Faërun, d'ici quelques heures.

N’ayant plus rien à apprendre de cet ubuesque personnage, Lylynn et Cikkim décidèrent de prendre congé auprès du Calife pour retrouver Ily en dehors de la salle du trône. Cependant, alors qu'ils s'en retournaient vers l'immense porte en bronze et or décorée, nos héros surprirent un homme à la mine louche en train de lorgner sur l'émissaire envoyé de l'Amn. Leurs regards se croisièrent et se sachant repéré, le gredin commença à s’éloigner de la salle du trône. Le moine le suivit, s’eclipsant avec fort peu d’étiquette, ce qui ne fut pas très apprécié par le Calife. Mais qu'avait il à attendre d'un tel personnage dans une heure où seuls les actes de bravoure et de sagesse comptaient !

La rapidité naturelle du moine lui permit d’intercepter rapidement le voleur qui se révèle être un Halfelin. Lylynn accoura après lui et à deux ils maîtrisèrent le petit être. Cikkim l’emmèna à l’écart des curieux et usant d’intimidation, ils réussirent à le faire parler.

Ce Halfelin n'était pas un simple voleur, bien que ses poches furent emplies de bijoux et autres pièces d'or. Il avait en effet une dague destinée à l'émissaire Amnien, et la condition de ce misérable ne le fit pas tenir longtemps face au questionnement des deux aventuriers, ainsi il avoua qu'une femme, correspondant à la description de la Paladine du Shaar, ennemie jurée d'Ily Torasco, lui avait commandé cet assassinat.

Cette paladine se mêlait donc des relations diplomatiques entre l'Amn et le Calimshan. Les objectifs du Shaar étaient obscurs, il fallait bien l'avouer, car ils avaient vécu une invasion de la part de Mulhorande, qui convoitait ses ressources et l'accès à l'Océan qu'offrait le Shaar. Mais si cette femme qui avait remplacé Ilyash aux côtés de l'Oracle du Shaar, était dans ce complot, c'est que le pouvoir religieux devait s'être allié à l'ennemi Mulhorandais. Quelle infâmie !

Ayant appris ce qu'ils voulaient, Lylynn et Cikkim considérèrent alors le butin pris par le Halfelin et ne voulant pas laisser une telle canaille en liberté, Cikkim revint livrer le voleur dans la salle du trône, en restituant les bijoux volés. Ceci réussit à apaiser l'humeur du Calife, ce qui pouvait être utile par la suite.

Pour ce halfelin, il allait sans dire que le misérable allait être durement chatié, on ne plaisantait pas avec les voleurs dans le Calimshan.

Nos héros avaient gardés la bague au symbole du Shaar pour la montrer à Ily. Lorsque la Championne de Kossuth eut rejoint ses compagnons à l'extérieur de la Grande Salle, elle reconnut sur la bague le symbole de son ancienne maîtresse, l'Oracle du Shaar, ce qui prouvait les dires du Halfelin.

La femme et la gnome conversèrent un moment de ce qu'Ily avait trouvé sur le Zépelin et Lylynn décida d'aller elle aussi jeter un oeil sur la carcasse du Zépelin. Après avoir suivi le même chemin, elle vit ces lichens posés sur les corps décharnés des victimes du Zépelin. Les observations d'Ily semblaient concorder et l'ennemi semblait avoir été embarqué à Eauprofonde dans des caisses, patientant le bon moment pour tuer tous les gardes et les émissaires. Le but de l'ennemi était donc d'isoler le Calimshan, et ils cachaient à peine leurs intentions.

En inspectant les corps recouverts de mousse, Lylynn comprit qu'elle avait affaire à un déséquilibre de la nature. Son dieu Sylvanus lui avait parlé il y a peu de temps, et elle avait avec elle des graînes magiques, permettant de restaurer ce qui avait été altéré. Elle consacra alors les corps ce qui ravit son Dieu, et la Nature elle même. Quelqu'un chez l'ennemi s'amusait avec les pouvoirs naturelles et des puissances antiques. Lylynn devait trouver les responsables et arrêter ce sacage.

En attendant le Grand Conseil de Guerre, nos héros retournérent au palais Kundarak.
Il était enfin temps pour le Seigneur Moine de conduire ses amis à la Salle des coffres des Kundarak. Celle-ci avait été pillée sous le règne de Surijay puis lors de sa chute par des Meychebens renégats. Quelle mauvais coup du sort !

Mais le moine avait eu le temps de faire un inventaire. Il restait quelques belles pièces qui pourraient aider ses compagnons et surtout... l'arme que son père lui avait légué et qui avait semblé insignifiant aux yeux cupides des pillards.

Il commença par Ily Torasco. Une arme allait de soi pour cette fière guerrière, la Dent de Dragon, une lance faite d’un alliage d’argent et de dents de dragon, arme légendaire qui pouvait être lancée sur l’adversaire et revenir comme par magie entre les mains du porteur. Elle était si acérée qu’elle provoquait des hémorragies infernales sur les blessures causées à l’ennemi. Une arme redoutable. Qu’une telle arme resta du trésor laisse imaginer la richesse des Kundarak avant l’avènement de Surijay.

A Lylynn Cikkim offrit deux présents, l’arc du vent marin qui était fait d'un bois rare et étincellant, ce que la druidesse prit avec soin.

L’armure de tissedune, une armure de cuir permettant de se camoufler dans le désert, fut également donnée à Lylynn et par chance, elle put l'arranger pour la mettre à sa taille.

Enfin... le moment était venu pour Cikkim de porter l’arme que son père lu destinait, le mystérieux Nyenban des Sables.
Personne ne se doutait de la valeur qu’avait le petit monticule de sable trônant au fond de la salle. Pas même Surijay, le seul qui aurait pu l’animer.
Cikkim approcha sa main du monticule. L’anneau Kundarak s’illumina un instant. Le sable s’ondula et commença à prendre forme. Il s’agglomèra et se densifia, devenant dur et prenant forme, celle d’un bâton .

Cikkim l’essaya quelques instants. Le Nyenban des Sables semblait réagir d’une simple pensée. Le bâton doubla de taille, se tordit, projeta du sable sur une sculpture en forme d’homme. Extraordinaire bâton.

Ainsi équipée et prête au combat, la côterie se rendit au conseil de guerre...

 

 

L'heure était venue de décider du sort du Sud de Faërun. Tous les chefs de guerre étaient ainsi réunis dans le grand palais du Calife quand Cikkim fit son entrée , suivi par Lylynn et Ily, encapuchonnée pour ne pas être reconnue par les émissaires du Shaar qui devaient être présents.

Etaient présents des représentants de l'Amn, des gnomes des îles Nélanthères, l'ambassadeur de l'Amn rescapé du Zépelin, une délégation du Shaar et des royaumes du Nord, ainsi que des généraux du Calimshan.

Prenant place, Ily s'apperçut que la Paladine Bérénis, son ennemie, était assise juste en face d'elle. Cette femme était la représentante du Shaar ! Et était accompagnée par deux hommes aux mines de malandrins peu futés mais aux muscles suffisants pour broyer quelques crânes. A peine le Conseil avait débuté que la tension monta autour de la table. Il était à parier que cette Femme allait à présent jouer contre les négociations. Les deux rivales pour l'instant restaient calmes, Bérénis n'avait sûrement pas encore reconnu Ily Torasco, ce qui était encore un avantage.

Très peu de temps après leur arrivée, un serviteur leur annonça que le Calife, indisposé, ne pourrait présider les débats, délèguant ainsi ce soin au Sultan de Port Calim, Cikkim Kundarak.

C'était inespéré, à la fois une chance et une lourde responsabilité sur la suite des évènements. Mais au vu du comportement du Calife, c'était peut être mieux ainsi.

Les aventuriers espéraient une grande Coalition contre l'Alliance de l'Ombre et Cikkim avait fait mandé tous ceux qui pouvaient encore se définir comme libres d'action.

A la tête de l’ambassade du Shaar, Berenis la nouvelle championne divine, parlait d'un ton mielleux et rassurant, ceci afin de convaincre le Conseil de sa bonne foi. Cikkim comprit son jeu et afficha un sourrire de défi, Ily n’étant qu’a quelques mètres de sa pire ennemie, le conseil s’annonçait explosif. Lylynn quant à elle, allait tout faire pour convaincre les siens des îles Nélanthères de combattre aux côtés du Calimshan, ayant compris le danger d'une inaction face à de tels ennemis.

Il était donc temps de commencer le conseil. Or le protocole obligeait tous ceux présents à se découvrir. Ily allait donc être découverte par Berenis ! Elle retira lentement sa capuche et immédiatement Berenis poussa un cri prestement étouffé. Cikkim la voyait trembler de rage de la voir si près. Mais elle ne pouvait pas attaquer Ily, pas dans la salle du Conseil devant tous les seigneurs du Calimshan, et sous la protection du Sultan Kundarak. Ily était de la même façon, obligée de garder le contrôle d'elle même, bouillant intérieurement, enflamée par le désir de vengeance envers celle qui avait pris sa place et trahit Kossuth.

Les débats commencèrent. Cikkim n’était pas un grand orateur malheureusement malgré tous ses efforts. Son enfance passée en monastère ne l'avait guère formé à ce genre de débats. Il fut donc concis, expliqua la situation et proposa de se préparer au siège de Port Calim, pour se défendre de l'ennemi qui avançait du Nord. Il demanda alors à ses alliésn, assis autour de la table, s’ils pouvaient envoyer des troupes.

C'est là qu'ils s'appercurent tous du problème majeur qui allait dominer la réunion, car les pays alentours étaient venus, eux, dans l’espoir d’obtenir une aide militaire du Calimshan ! L'ennemi attaquait de partout et les renforts étaient donc une chose précieuse.

L’alliance des ombres voulait en finir rapidement et supprimmer tout de suite le principal bastion de résistance à leurs noirs desseins. Cela, Cikkim le savait, et c’était ce qu’il redoutait le plus. Ily savait, elle, que Mulhorande ayant envahi le Shaar, la rédition de son pays d'origine et la présence de Bérénis signifiait une soumission et une collaboration totale envers Mulhorande, ce qu'elle ne pouvait accepter. Ainsi, le Shaar était officiellemet toujours l'ami du Calimshan, mais les plans du nouveau pouvoir religieux en place, semblaient converger dans les intérêts de l'Alliance de l'Ombre. Ainsi Mulhorande était également dans le coup !

Après quelques négociations, certains pays comme Suzail ou l'Amn, consentirent envoyer des troupes. Cependant, les renforts possibles n'arriveraient qu'après la bataille qui se profillait devant les murs de Port Calim, c’est à dire trop tard.

Les nobles du Calimshan commencèrent à se décourager et c’est alors que Berenis, d’une voix doucereuse proposa l’aide du Shaar qui venait selon elle d’être libéré par Mulhorrande. S'alignant sur les alliances de jadis, Bérénis offra une aide inespérée aux nobles du Calimshan pour se défendre, proposant d'envoyer des contingents entiers dans les principales cités du pays. Leur proposition était bénnie par les nobles et les émissaires, mais d'après ce que savaient les 3 aventuriers, les troupes du Shaar allaient ainsi pouvoir opérer de l'intérieur des murs du Calimshan, faisant ainsi entrer des traîtres dans leurs défenses !

Ainsi, tout était clair à présent et le Shaar était déjà sous contrôle de l’alliance de l’ombre. Mais cela, seuls nos héros le savaient et il allait falloir en convaincre les autres émissaires et généraux qui déjà s'emballaient devant cette perspective de renforts massifs venus du Shaar.

Si les ambassades présentes et le Calimshan l’acceptaient, les légions de Mulhorande stationneraient dans les capitales pour garantir leur intégrité. Cikkim savait que s’il l’acceptait, c’en était fait du Calimshan et des pays alentours.

Tous les regards se tournèrent vers Cikkim.
C’était à lui de prendre une décision lourde de conséquences. Le moine se leva, se mit face à Berenis et ... refusa.

Ce fut un tollé dans la salle. Cikkim accusa alors le Shaar de jouer double jeu, et le Mulhorande de vouloir occuper militairement tout Faërun. Mais il n’avait pas de preuves à fournir et pas d’armée pour remplacer celle de Shaar. Ses propos n’étaient pas convainquants malheureusement et les émissaires des iles Nélanthères demandèrent à parler.

Surijay, lors de son règne, avait envoyé un corps expéditionnaire conquérir ces îles et y commettre des massavres avec Simerohl, l'un des fils de Talona. La première mesure de Cikkim après sa prise de pouvoir avait été de rappeler ce corps qui avait commis beaucoup d’exactions.

Mais, les émissaires gnomes étaient mécontents de cette décision. Ils voulaient que ce corps reste, non pour les occuper, mais pour les protéger. Cikkim avait voulu utiliser ce corps expéditionnaire pour soutenir le Shaar. Mais ce n’était visiblement plus nécéssaire. Le Shaar était perdu pour l’alliance de la Rose des Sables, alliance qu’avait monté Cikkim Kundarak pour lutter contre l’alliance des ombres.
Le Seigneur Moine accepta la requête des gnomes qui furent ravis et promirent d’aider la "Rose". Lylynn contribua également grandement à cet accord.

L’intervention des gnomes avait été comme une trève mais le problème du Shaar était toujours là.
Cikkim ne savait absolument pas quoi faire pour convaincre les Grands du Calimshan et les ambassadeurs de suivre ces propositions.
Il pouvait invoquer son titre d’Héritier de Dun Jinin, mais cette légende concernait surtout le Calimshan et touchait peu les pays alentours. Et même dans le Calimshan, certains doutaient à mots couverts.
Le moine était fait pour le combat et l’aventure, pas pour les palabres politiques.

La situation se tendait, Berenis semblait triompher quand tout à coup, Ily la héla d’une manière fort peu respectueuse, c'était la dernière carte à jouer et la championne de Kossuth fut poussée par son Dieu à prendre l'initiative, pour chatier la bouche trompeuse de Bérénis, qui se prévalait d'être la véritable championne du Dieu du feu.

Se dressant face aux mensonges de sa rivale, Ily accusa l'ambassadrice du Shaar de tromper le monde, et d’être une usurpatrice. Ily affirma alors être la seule championne divine légitime de Kossuth, ce qui jeta un froid sur le Conseil, tous les regards se dirigèrent alors vers les deux femmes.

C'est alors que Kossuth, Seigneur des Flammes fit son apparition dans la salle derrière Ily Torasco, semblant alors demander un jugement. Les membres du conseils étaient sous le choc, Cikkim souffla, c’était un répit inespéré.

Kossuth annonça haut et fort que le différent entre Ily Torasco et Berenis se règlerait dans le sang et les flammes, que la vérité appartiendrait au vainqueur d'un duel à mort. Ce n’était pas tout à fait ce qu’espérait Cikkim et Lylynn mais ils avaient confiance en Ily. Les deux guerrières se rapprochèrent alors, Bérénis étant également pressée d'en découdre. Kossuth créa un cercle de flammes sur la table des négociations et les deux rivales y prirent place alors que les membres du conseil se plaquaient contre les murs.

Les deux protagonistes ne pourraient pas en sortir tant que l’une des deux n’aurait pas été abattue.
Le combat fut farouche, à mesure de la haine qu’entretenait les deux rivales. Ce fut une succession de coups de boutoirs et de technique gerrière la plus poussée. La lance acérée d’Ily faisait de terribles ravages sur Bérénis mais celle ci était bien plus forte que ne l’avait prévue notre fière guerrière.

Peu à peu, Ily se fatiguait malgré tous les coups qu'elle infligeait à Bérénis, mais cette colosse avait une constitution impressionnante ! Si cela continuait, Ily allait être défaite !

Lylynn et Cikkim commençaient vraiment à s’inquiéter de l’issue du combat alors que secrètement les deux acolytes de Bénéris envoyaient des soins magiques à leur maîtresse !

Malgré le danger la haine qu’Ily éprouvait pour Berenice prit le dessus. Elle ne pouvait pas perdre ici. Elle ne devait pas. Réunissant ses dernières forces, elle effectua un dernier enchaînement qui reçut l'appui de Kossuth pour sa vaillance et mit Bénéris à terre.

Contemplant alors sa victoire, Ily toisa quelque peu sa rivale déchue. Kossuth avait tout observé et fut fier de sa championne qui n'avait pas démérité son titre. Le Conseil également put s'appercevoir des véritables intentions traîtresses de l'émissaire du Shaar et Ily, offrit une épée à Berenis, alors qu'elle agonisait. Elle lui dit simplement qu'elle savait ce qui lui restait à faire. Bérénis retourna alors la lame et lui fit transperser de part en part sa propre poitrine. Ainsi Bérénis se donna la mort, comme un semblant de dignité pour une esclave de l'Oracle. Celle ci gisait à présent, morte, sur la table des négociations, et Ily fut ovationnée par le Conseil et par Kossuth.

La tentative d’invasion rampante de Mulhorande était maintenant éventée et le Calimshan savait qu'il ne pourrait compter que sur lui même dans ce conflit.
Les peuples de Faerun se battraient avec lui, et chacun allait devoir contenir les attaques qui se profilaient. Les gnomes des îles Nélantères promirent l'envoi d'engins de siège, et les provinces du Nord confirmèrent l'envoi de renforts, mais Port Calim allait devoir resister seul pour le moment, en attendant les renforts !



Pendant le combat entre Ily et Bérénis, une vieille connaissance avait fait son apparition dans la salle du Conseil, et alors que chacun était occupé à observer le combat entre les deux championnes de Kossuth, un petit homme avait fait son apparition dans la pièce, profitant on ne sait comment de la confusion. Il s'agissait de Pierlot, le passeur des marais du Cormyr et vieil ami du moine ! Cikkim fut grandement étonné de sa présence ici et celui-ci suivit les 3 héros jusqu'au Palais Kundarak, afin de se préparer pour leurs actions futures.

Pierlot n'avait pas changé, et, sous ses traits usés et son air burelesque, il y avait toujours cette énergie, cette puissance que seuls ceux qui savaient qu'il était en vérité le grand Dragon Pourpre du Cormyr, pouvaient déceler.

Ensemble, ils profitèrent du confort du palais tout en discutant de leurs options. Il était vain de penser que se préparer au siège suffirait. Port Calim ne pouvait résister à un assaut comme celui qui se préparait avec ces troupes monstrueuses venant du désert. Tout au plus, la ville pourrait résister quelques jours. C’est pourquoi il fallait frapper au coeur l'ennemi et abattra la lame avant qu'elle ne soit à portée de Port Calim.

Grâce à Pierlo, nos héros apprirent que les troupes ennemies semblaient avancer en même temps que des Ruines ! Une cité antique se mouvant sur les sables, tel un monstre nageant au milieu des dunes comme l'aurait fait un léviathan.

Cette cité antique avait en son centre le fameux Mausolée que Varthan recherchait, car il devait cacher le fameux Cristal de Calimemnon, seul capable de donner le pouvoir d'enfanter à la Sorcière Malaugrym, désirant engenrdrer une nouvelle génération de ses semblables, mi planaires mi Draconiens. Rien qu'à l'idée que cette sorcière puisse un jour s'accoupler avec des dragons pour renouveller son espèce était une image horrible. Ce plan devait être contrecarré. Mais ainsi, l'Alliance de l'Ombre avait un double objectif : récupérer le Cristal et détruire Port Calim.

Varthan avait donc l'avantage sur la côterie, et pour empêcher la cité d'avancer avec sa cohorte de créatures monstrueuse, il fallait donc comprendre ce qui l'avait fait surgir des sables, puisque cette cité était la Grande Calimemnon. Cette ville était la première ville du Calimshan du temps de Dun Jinin, le Grand Effrit. Quand il combatit le Diantrefosse, Dun Jinin fut forcé d'emmener son ennemi sous les sables du désert, tout en sacrifiant cette cité du Calimemnon. Ainsi, la ville avait été ensorcelée par les adeptes du Diantrefosse, ce sortilège donnant à cette cité entière une volonté propre de sortir des sables, mais Dun Jinin l'enfonça plus encore dans les profondeurs, ne laissant dépasser de cette cité qu'un mausolée bati sur une grande pyramide.

Cikkim alors comprit que le Mausolé dans lequel il était entré il y a des années, et qu'il recherchait tant, n'était autre que cette partie émergeante des sables de la cité de Calimemnon, que son ancêtre retenait sous terre, en même temps que le cruel Diantrefosse.

C'était un fait, quelqu'un avait déterré cette cité, et usait à présent de son pouvoir. Varthan en était donc à l'origine. Lylynn fit le lien avec son histoire en découvrant que les plans qu'elle avait naïvement confié à Varthan alors qu'elle ne connaissait pas ses intentions, allaient lui servir de guide pour excaver la cité enfouie avec des machines, et pour la remettre en marche ! Quelle ironie du sort...

Il semblait évident pour la côterie qu'il fallait donc s’infiltrer dans la cité et plus particulièrement dans le mausolé pour tenter de mettre fin à l’invasion. Pour Cikkim, c'était également un moyen de porter secours à Dun Jinin, son ancêtre Effrit. Les chances de réussite étaient très faibles mais ils n’avaient pas d'alternative, tout reposant à présent sur leur opération.

Les aventuriers discutèret un bon moment avec Pierlot, qui était venu pour aider son vieil ami, qu'il n'avait pas revu depuis les évènements troubles de la Guerre des Damnés. Lylynn, quant à elle, ne comprenait pas comment la présence d’un individu aussi miteux ait pu redonné espoir au Kundarak. Mais, elle ignorait la véritable nature de Pierlot, ce que ses compagnons Ily et Cikkim lui cachèrent avec des sourrires amusés.

Le moine demanda à Pierlot de convaincre le "Pourpre" de les emmener sur son dos afin d'approcher au plus vite de leur objectif, cette mystérieuse cité rampante dans laquelle la légende disait que le lieu planaire mythique de l'Océan des Sables vents, se cachait. L'Océan des Sables vents étaient le plan des esprits du désert, lieu de mémoire et où le sable coulait disait on comme de l'eau, où le vent faisait virevolter les courants de sable comme dans du sang dans les veines d'un Titan aux formes changeantes.

Cependant, l'approche était risquée et si Pierlot était venu donner un coup de main, il n'était pas venu pour prendre davantage de risques ! Cependant, il s'avérait que la période de rut chez les dragons était atteinte et Cikkim avait un argument très puissant : son Harem.

Les Dragons aimaient prendre forme humaine depuis des siècles pour s’accoupler avec des humains, ce qui souvent provoquait la naissance d'Ensorceleurs, au sang mêlé de dragon, qui pouvaient ainsi puiser la magie instinctivement.

Devant tant.... d'arguments, comme il le dit en voyant les beautés du Harem de Cikkim, Pierlot accepta de les conduire mais se montra plus réservé sur une aide directe. C'était déjà cela et ils pourraient emmener une personne en plus. Cikkim manda alors l'un de ses capitaines, Youssouf du Navire Soie de Nuit a qui il donna la mision de se rendre dans les îles Nélanthères, comme convenu lors du Conseil de Guerre. Il demanda également la présence de ses gardes les plus fidèles. La préférence de Cikkim alla tout de suite chez les nomades, les hommes du Désert de Calim étant ceux en qui il avait le plus confiance et ils étaient également les plus endurcis pour se rendre dans ce milieu si hostile. Ainsi, le choix du Sultan se porta sur Mooka Dudjen, fier guerrier du désert et loyal aux Kundarak. Celui-ci fut désigné pour accompagner les aventuriers dans leur mission mais malgré le fait que Cikkim laissa le choix à cet homme valeureux, Mooka accepta avec dignité en promettant de suivre son Seigneur jusqu'en enfer si il le fallait. Cikkim esquissa un sourire bienveillant mais quelque peu ému : en effet c'est certainement là qu'ils se rendaient.

Pierlot allait donc leur faire gagner un temps précieux mais ne pourrait partir que demain. Voler de nuit était chose risquée car l'ennemi semblait tirer sa puissance de l'obscurité. Nos fiers aventuriers étaient pret à en découdre.

Pierlot leur annonça que le "Pourpre" viendrait les chercher devant le palais, à l’aube. Il fut conduit vers le harem et chacun regagna sa chambre, impatients d'être au lendemain mais conscient que le repos leur serait plus qu'utile.

Cherchant le sommeil, Cikkim était impatient. Il allait revenir dans le mausolée pour tenter de se rappeler ce qui s’était passé la première fois qu’il s’y était rendu, il y a bien longtemps maintenant.
Et il aurait peut être la chance de retrouver Dun Jinin qui l’avait aidé quand il en avait besoin. Il l’aiderait alors en retour, même au péril de sa vie.


 

L’aube se leva sur la cité de Port Calim, apportant une frêle chaleur au sable qui s'était impregné de l'enlassement frais nocturne.

Les aventuriers étaient prets pour leur mission et allaient donc en ce jour naissant, risquer leur vie. Se rendant alors devant le Palais Kundarak, il ne furent pas étonnes de ne pas y trouver Pierlot mais ... le grand dragon pourpre du Cormyr. La ville était comme endormie par un sortilège bienveillant, ce qui empêchait de créer une véritable panique à la vue de ce dragon gigantiesque occupant la place face au Palais.

Ily, Lylynn et Mooka n’avaient jamais chevauché un Dragon et hésitèrent l’espace d’un instant, mais Cikkim, coutumier du fait, sauta sur le dos du Dragon pour montrer qu’il n’ y avait aucun risque. Ses compagnons suivirent mais le Pourpre ne voulait pas du loup Crocus sur son dos. Lylynn dut utiliser un sort de rapetissement sur son loup pour le porter elle même dans ses serres, puisqu'elle avait la faculté extraordinaire de prendre l'apparence d'animaux. Les pouvoirs druidiques étaient réellement fascinants.

Une fois solidement accrochés, les aventuriers purent ressentir la puissance du battement d’ailes du Dragon Pourpre lorsqu'il s’eleva dans les cieux, suivi par Lylynn transformée en aigle qui profitait du sillage d'air créé par Pierlot pour suivre le rythme.

Les habitants de Port Calim réveillés à cette heure ci ne virent qu’une forme sombre et immense survoler la cité et s’éloigner à grande vitesse.

Le paysage défilait, monotone, immense étendue de sable qui allait connaitre le fracas de la guerre dans peu de temps. Au bout de quelques heures de vol, les aventuriers arrivèrent en vue d’un spectacle aussi grandiose qu'effrayant. Une immense armée de créatures dites légendaires, s'étaient relevés des sables et marchait en direction du sud. Ils entouraient et peuplaient une immense cité de sable, dont seuls des tours ou toits antiques dépassaient du sable, pour quelques instants avant de replonger et ressortir à l'air libre quelques instants après. Ces ruines immenses semblaient se mouvoir sur le dos d'une gigantesque créature cachée sous les sables, ondulant dans les dunes et gardant le cap de Port Calim, auspice de ravage pour le Calimshan.

Ainsi, de gigantesques golems de sable, des Anibusaths et des guerriers morts du désert s'étaient rassemblés et gardaient le même ryhtme que Calimemnon. Quelque part, sous ces pierre et ce sable, était l'entrée de l'Océan des Sables vents et il était à parier que Varthan était dans les environs. Cette armée impressionnante défila sous eux pendant un bon moment, ce qui fit se serrer le coeur de tous les aventuriers du groupe, la puissance réveillée par l'ennemi était impressionnante et mortellement hypnotisante.Il était maintenant évident que jamais Port Calim ne pourrait tenir face à une tel adversaire. C'était maintenant certain, la réussite de leur mission ou la mort d'un royaume... peut être même de Faërun !

Au centre de la cité mouvante, trônait comme prévu le mausolé, lieu menant au coeur de la cité probablement et chemin qu'avait du suivre Varthan avant eux pour réveiller cette cité. Cikkim reconnut aussitôt le bâtiment d'un blanc pur, contrastant avec le reste des bâtiments souillés par les sables et dont la couleur s'était estompée par l'usure du profond désert.

Après toutes ces années, ce mausolée était de retour. Mais cette fois, le moine saurait comment tout avait commencé, pourquoi il s’était retrouvé dans le désert après avoir touché le moirroir situé sous le mausolée. Son état d'inconscience et son amnésie, peu après avoir touché le mirroir, avait toujours pesé dans son esprit. Que c'était-il passé dans cet endroit ? C'était aussi pour avoir des réponses à ces questions qu'il désirait ardemment se rendre dans cet endroit.

Le Dragon pourpre leur annonça qu’il devait à présent se poser, derrière la cité. Ils constatèrent avec une grande surprise qu'une végétation intense poussait dans le sillage de la cité. Ainsi, des palmeraies suivaient la trace de Calimemnon, ce qui confirma à Lylynn que son devoir était aussi de savoir ce qui provoquait ce dérèglement de la nature. La végétation suivant la cité allait pouvoir offrir une certaine protection aux compagnons et le Dragon amorça sa descente.

Cependant, c'était sans compter un danger venu lui aussi du ciel. Un autre Dragon avait fait son apparition et se mit à pourchasser le Pourpre !Pierlot atterit alors et abandonna les aventuriers, pour que le dragon ne les repère pas et suive le Pourpre. Ce dragon d'épines était une horreur de la nature, certainement réveillé par la cité et son enveloppe d'énergie démoniaque. La diversion de Pierlot fonctionna et les deux dragons s'éloignèrent, laissant les aventuriers dans la palmeraie étrange poussa sur le chemin derrière la cité.

Lylynn reconnut que cette végétation était bien sûr altérée et qu'elle était également dangereuse, mieux vallait de pas rester ici sous peine de connaître le même sort que les passagers du Zepelins, dont Lylynn et Ily avaient observé les corps décharnés couverts de mousse. Le Zepelin ayant survolé le désert, des spores venant des traces de Calimemnon avaient du se poser sur la coque de bois et avaient fini par dévorer les occupants du Zépelin après leur mort. Une nature se nourissant de cadavre, voilà ce qu'avaient doté les pouvoirs des Diantrefosse à la cité de Calimemnon.

Le temps de l'action était donc venu et les aventuriers étaient maintenant proches de la cité des sables qui continuait sa progression lente mais sûre vers le Sud. Ils se mirent en route pour la rattraper. Il fallait faire preuve de discrétion s’ils ne voulaient pas être repérés par l’armée et ses créatures. Cependant, ils virent derrière eux des palmiers se balancer, signe de l'arrivée d'une ou plusieurs créatures de grande taille. La fuite était donc la meilleure solution mais ils tombèrent alors sur une patrouille d'Anubisaths en patrouille ! Il fallait les faire taire rapidement et ainsi Ily, Lylynn et Cikkim se ruèrent sur les créatures. Mooka et Crocus ne furent pas en reste et rejoignirent la bataille après que le loup et Lylynn aient repris leurs formes d'origine.

De son bâton, Cikkim fit jaillir du sable qui s’aggloméra et devint dur comme la roche, le Nyenban des Sables était prét à être etrenné. Il montra d'ailleurs toute son efficacité. Cikkim projetta du sable dans les yeux de l’adversaire grâce au batôn et l’enchaina. L’anubisath s’effondra. Au deuxième pensa Cikkim.

Ily avait sortit sa Dent de Dragon et la lança avec fougue sur un autre anubisath. Il fallait faire vite. Plus le combat s’éternisait, plus les ennemis seraient rameutés en nombre. La Lance transperça l'ennemi et revint par magie dans les mains de la guerrière ! En quelques coups savament employés par la guerrière, le combat fut clos.

Mokka montra à Cikkim qu’il avait bien fait de le choisir. Il se battait bravement et furieusement. Crocus mordait et Lylynn tirait avec l’Arc du Vent Marin. Les pouvoirs de la druisesse furent également fort utiles pour se débarasser des ennemis. Un anubisath caché dans un arbre leur tirait dessus mais Ily lui lança à son tour la dent de dragon, ce qui le fit basculer dans le vide. La créature fut alors attaquée par Crocus et Lylynn.

Cikkim et Mooka achevèrent le petit groupe. Le premier combat s’était bien déroulé mais le plus dur était encore devant eux. En effet, le groupe de géants des Sables les avait rattrapé et fonçait maintenant vers eux. C'était bien eux qui dévastaient la palmeraie sur leur passage.

Les quatre héros choisirent à nouveau la fuite. Car si ils restaient immobiles, ils perdraient toute chance d'atteindre la cité et enchainer les combats ne feraient qu'alerter davantage de monstres, se mettant à leur poursuite.

Les Aventuriers poursuivirent leur course à travers les arbes et pour se cacher des géants et des ennemis qui grouillaient mais ils étaient tombés dans un véritable nid de vipères. Chaque mètre parcouru était un danger.

Les géants cherchaient toujours et ne semblaient pas vouloir abandonner la traque. Ils arrachaient les palmiers pour rentrer dans la végétation et avançait en ligne, comme une battue, ratissant tous le secteur. La côterie devait échapper aux géants mais aussi ne pas se faire repérer par d’autres créatures.
Ils se rapprochaient de la ville mais une escouade d’anubisath suivait la cité en déplacement, formant une ligne de défense arrière ! Ils étaient pris au piège et les géants allaient bientôt arriver à la limite de la Palmeraie, ce qui forcerait les aventuriers à se découvrir aux yeux des Anubisaths qui marchaient en rang devant eux.

Il n'y avait pas d'autre solution, il fallait charger la ligne ennemie et profiter encore de l'effet de surprise tant qu'il était permis. Ily fit usage de son Magefeu sur les anubisaths pour ouvrir une brèche et offrir une plus grande confusion encore. Vu qu’ils tournaient le dos à nos héros, la surprise fut totale et un mur de feu vint violemment bruler les créatures au visage canin féroce.

Nos héros fonçèrent à travers la brèche, essayant tant bien que mal d‘éviter les coups et flèches qui pleuvaient sur leur passage. Mais la troupe avait été désorganisée et les aventuriers réussirent à passer in extremis. Ils étaient à présent dans la cité rampante

 

 

 

Ils avaient atteint la ville, enfin, mais alors que celle ci avançait et ondulait dans le sable vers Port Calim, les compagnons tentaient toujours de distancer les créatures du désert, qui n'avaient apparement aucun mal à se mouvoir dans le sable. heureusement, et grâce à leur agilité, la côterie pouvait s'appuyer sur certaines dalles de pierre qui donnaient un peu d'appui à leur course.

Il fallait à présent pour eux rejoindre le centre de la cité, le Mausolée les y attendait. Mais se repérer dans cette ville changeante n'avait rien d'aisé et ils durent choisir certains passages pour continuer leur progression.

Mais leurs efforts furent récompensée quand leurs yeux purent contempler le Mausolée, étincellant par sa blancheur au milieu de cette cité monstrueuse. La côterie redoubla d'efforts mais le groupe fut ralenti par un soudain piège de sable mouvant, provoqué par un ver du désert qui prenait le groupe d'aventuriers pour son repas du jour. S'entraidant mutuellement pour sortir de ce mauvais pas et de l'attraction ensablée de la créature, les compagnons furent cependant accablés par le sort quand le Dragon d'épines fit une nouvelle apparition fraccassante, en se posant juste derrière eux.

Aussi puante qu'un charnier de cadavres puants, le souffle fétide du Dragon d'épines s'imisca dans l'air chaud de ce début de journée et enveloppa les aventuriers d'une atmosphère terrifiante et annonciatrice d'un destin tragique, le dragon prit quelques instants pour assurer son appui au sol et il n'en fut pas davantage pour les aventuriers à décider de s'écarter au plus vite de ce dangr. Le mausolée était si proche ! Il fallait absolument atteindre ce dernier recif d'espoir, qui leur permettrait de survivre, au moins quelques moments de plus.

Mokka fut cependant déséquilibré par la secousse provoquée par l'atterrisage du Dragon et il chuta, se blessant légèrement alors que le Ver tentait une dernière fois de le récupérer. Le Dragon ouvrit grande sa gueule vers le fier guerrier du désert mais Cikkim ne pouvait laisser un de ses compatriotes et compagnon mourir ainsi. Ily et lui se ruèrent au secours de Mooka et le tirèrent avec vigueur pour lui éviter de finir dans les entrailles du draconien. Désormais les deux Calishites et la guerrière etaient face au Dragon. Mooka n’avait pas la rapidité du moine ni la vivacité de la jeune femme à cause de sa blessure, il ne pouvait courir très vite à cause de sa blessure. Lylynn intervint alors pour les secourrir, et invoqua une nappe de brouillard pour permettre à ses amis de s’échapper. Ils avancèrent tous en soutenant Mooka et se ruèent vers le pied de la pyramide.

Le Dragon d'épine, en rage de ne pas retrouver ses proies, cracha toutes les flames qu'il put de sa gueule déformée par dépit mais le souffle ardent ne réussit pas à accomplir la volonté du Dragon.

La mort aux trouses, les aventuriers tentèrent de rattraper le destin par une course éreintante, gravissant deux à deux les marches menant au mausolée blanc et alors que le dragon terminait sa course en imposant un choc violent à l'édifice, les aventuriers surent qu'ils avaient réussi à se mettre à l'abri.

Alors que leurs yeux peinaient à s'habituer à la brusque obscurité du lieu, les aventuriers s'éloignèrent de l'entrée du Mausolé où le Dragon avait tenté de faire pénétrer son museau. L'étroitesse du passage l'avait vite fait changer d'avis et des hurlements d'Anubisaths semblaient déjà se rapprocher. Si le Dragon ne pouvait entrer, les créatures du désert le pourraient. Il ne fallait donc pas traîner.

Seul le moine connaissait ce lieu mais si il affichait une assurance certaine de l'origine des dangers de ce lieu, Lylynn, Ily et Mooka redoublèrent de prudence. La trappe était toujours là, celle qu'avait empreinter le moine des années de cela. Cela semblait toujours être la seule autre issue à ce lieu vide, Cikkim l'ouvrir et Lylynn invoqua quelques lumières dansantes pour éclairer leur chemin, alors qu'ils descendaient à une échelle en bois vieille comme le monde.

Alors qu'ils arrivaient en bas, Ily fit ce qu'elle pu pour bloquer la trappe afin de ne pas être suivis par l'ennemi, mais le subterfuge ne durerait pas longtemps. Ils savaient à présent que la caverne qui courait et s'étendait sous le Mausolée devait bien avoir un accès vers l'Océan des Sables vents, le coeur de la Cité et là où se cachait le Cristal de Calimemnon.

Après une brève pause en bas de l'échelle et dans le refuge de lumière offert par les lueures magiques de Lylynn, les aventuriers continuèrent leur progression pour découvrir l'entrée d'un nouveau tumulus.

Le moine se souvenait de sa première visite quand, tentant d’échapper aux pillards il y a des années, il était entré dans ce mausolée et avait traversé ce souterrain. A l’époque, un sorpion géant se trouvait dans la caverne. Ce monstre l’avait attaqué et d’une piqûre fulgurante avait bien failli le tuer. Il avait réussi in extrémis à abattre la bête tandis que le venin s’insinuait dans son corps. Il avait alors vu ce miroir, objet de lumière en ce royaume de ténèbres, qui semblait donner sur un autre monde. Pensant que le miroir était sa seule chance de salut et avant que le poison ne l’emporte, il avait touché l'objet et s'était réveillé dans le désert, aidé par Helm qui l'avait secourru. Il avait beau y repenser encore et encore, rien ne revenait sur ce qui s'était passé entre temps.

Mais le moine sortit de sa rêverie pour se concentrer sur ce qu'il voyait dans la pénombre. Les aventuriers progressèrent dans le noir, à la recherche de nouveaux passages, ou de ce fameux mirroir. Mais ce fut le Destin qui vint à eux cette fois.

Sortie de l'Ombre, une grande créature fit son apparition et enserra Mooka et Lylynn entre ses pinces. Cikkim retrouvait alors un scorpion géant dans la grotte, tel celui qu'il avait tué, et celui-ci menaçait à présent toute la côterie.

Etrangement, ce scorpion semblait plus grand, plus dangereux que celui qu'il avait tué, cela ne pouvait être le même. Le monstre sembla adresse des claquements entremêlés de râles rauques, comme des sombres paroles, aux aventuriers mais ils étaient trop occupés à essayer de le faire lâche prise pour tenter de le comprendre.

Cikkim projetta du sable de son Nyenban dans les yeux du scorpion qui recula, mais maintenant sa prise. Le moine ne craignait pas le dard qui s’agitait devant lui. Il avait appris depuis à s’immuniser contre le poison. Et s’il avait réussit à en abattre un à l’époque, il réussirait maintenant.

Le scorpion semblait en effet parlet un langage étrange où seul le mot Kundrak était compréhensible. Mais il était à parier que lorsque le monstre appella à lui une nuée de scorpions qui assaillirent les aventuriers, que ses intentions n'étaient que peu louables.

Les coups du Nyenban firent lacher prise au scorpion et ceci provoqua sa fureur. La masse grouillante et impressionnante de scorpions commençait à devenir incontrôlable et Ily et Lylynn déployaient tous leurs arts du combat et de la magie pour résister à ces assauts. C'est alors que les lumières dansantes dévoilèrent un bout du mirroir, posé sur un piedestal. Ils se dirigèrent vers l'objet tandis que les scorpions se rapprochaient dangereusement, toujours plus nombreux.

C’était maintenant une évidence, ils ne pourraient pas battre une telle multitude. Il fallait partir en empruntant le miroir. Mais celui-ci était brisé et inutilisable ! Certainement un coup de Varthan pour empêcher à quiconque de le suivre. Cela n'était donc que l'unique échapatoire. Cherchant promptement autour du piedestal et en évitant les scorpions, les héros retrouvèrent les bouts du miroir à l'exception d'un seul ! Heureusement, ils parvinrent à le retrouver en écartant la nuée de scorpions à leurs pieds.

Grâce aux pouvoirs de Lylynn qui activa le mirroir en réfléchissant de la lumière sur différents autres surfaces miroitantes disposées dans la caverne, les aventuriers retinrent leur respiration et touchèrent le mirroir, échappant de peu à une mort atroce, et attrapant Crocus de justesse ... vers l'Océan des Sables vents.


La lumière était revenue, tamisée et un bruit sourd harcelaient leur ouïe. Quel était cet endroit ? Etait ce un songe ? Ou la mort ? Sortant peu à peu de leur état second, les aventuriers se retrouvèrent et purent constater qu'ils étaient toujours vivants. La question était cependant : où étaient ils ?

Cet endroit semblait défier toute logique, toute connaissance du monde. Ils étaient dans une salle immense, oui c'était forcément une salle construite par la main de l'homme, car un plafond de pierre sculpté et aux dimensions allant au delà de leur champ de vision, s'étirait au dessus de leurs têtes. La lumière semblait provenir d'en bas. Mais tout était confus.

Reprenant le temps de recouvrer leurs sens, la côterie prit le temps de regarder autour d'eux. Ils semblaient être sur un promontoire, une dalle surélevée et similaire à bien d'autres qui se profilaient tout autour d'eux, mais lorsqu'ils s'approchèrent des bords de cette dalle, ils s'appercurent qu'ils tenaient sur un pillier posé dans une abîme, et qu'il en était de même pour tous les autres pilliers, semblant s'enfoncer dans les ténèbres, alors que par un fantastique phénomène, des veines de sable semblaient s'écouler par delà toute logique ou physique. Les veines étaient composées d'eau et de sable entremêlés, mais ne se mariant pas, et irradiaient légèrement pour éclairer légèrement cet endroit depuis des centaines de mètres en contrebas.

Ils étaient bien arrivés, dans l'Océan des Sables vents, un plan parallèle à celui de Faërun et où ils allaient pouvoir tenter de retrouver le Cristal de Calimemnon. Le vrombissement sourd semblait provenir des veines de sable, qui s'entremêlaient et semblaient toutes aller vers un immense pillier central, qui était le seul à toucher l'immense plafond de pierre de cet endroit. Si un seul endroit se distinguait des pilliers, c'était bien cette tour. C'était donc leur destination.

Mais avant de continuer, il fallait profiter de cet instant de répit. Aucun miroir n'était présent ici, ils n'avaient donc plus de moyen de retour. Il allait falloir en trouver un pourtant ! Les aventuriers repérèrent une route menant jusqu'à la tour centrale. Les aventuriers savaient qu'ils étaient dans l'âme de la cité de Calimemnon. Les pilliers qui menaient à la tour semblaient tous plus bas à mesure qu'ils se rapprocheraient, cela faciliterait les sauts qu'ils devraient effectuer.

Cependant, un pillier un peu plus haut et à quelques pilliers d'eux semblait recueillir une fontaine. Etrangeté qui incitait à observer ce qui s'y trouvait. Mooka était trop fatigué pour sauter sur les pilliers, lointains et plus hauts que leur propre pillier, et Ilyash souhaitait prendre encore un peu de repos après son combat contre le scorpion. Cikkim qui savait bondir comme personne, et Lylynn qui pouvait prendre la forme d'un oiseau, laissèrent Crocus et leurs deux amis sur le pillier d'origine et se dirigèrent vers la fontaine.

Quelle ne fut pas leur surprise quand il virent qu'un grand héron bleuté s'y trouvait. Majestueux dans sa forme, l'animal se reposait avec prestance, les pattes dans le bassin de cette fontaine. A leur grande stupefaction, le Héron leur adressa la parole dans un Commun parfait et soutenu. Il se présenta comme le gardien de ses lieux et confia à Lylynn et Cikkim la troublante vérité de ce lieu.

En effet, la nature avait été catalysée par les démons du Diantrefosse pour donner vie à cette cité, nuée de la dualité de Dun Jinin et du Diantrefosse. Ainsi quand Dun Jinin avait emprisonné le Diantrefosse au fond des sables, il avait du sacrifier la cité. Les démons avaient tenté de créer l'âme de cette cité pour la faire émerger d'elle même, générant ainsi l'Océan des Sables vents en corrompant l'essence de la nature, de l'eau et du sable, naissaient des créatures et plantes corrompues qui semaient la mort dans leur sillage. Ceci fut créé pour punir le peuple de Dun Jinin mais le Grand Effrit avait entraîné la cité encore plus profondément pour éviter la propagation de ces créatures.

Le gardien leur confia que le Cristal de Calimemnon représentait à la fois l'espoir du Diantrefosse d'être libre un jour, car c'était également ce qui manquait à Dun Jinin pour vaincre définitivement son ennemi mortel. Les deux êtres se combattaient d'ailleurs toujours, au fin fond de l'Océan des Sables vents, jsuqu'à ce qu'un être assez valeureux pour pénétrer ici, décide de l'issue du combat. Eloigner le Cristal de Dun Jinin permettrait au Diantrefosse de l'Emporter mais rendre le Cristal à Dun Jinin lui donnerait la victoire face au Diantrefosse.

De plus, le Héron sembla également reconnaître le moine ainsi que la druidesse. Car une malédiction les avait touché. En tant qu'êtres de Faërun, ils avaient subi le traître sort du mirroir qui avait alors, à l'instant où ils avaient touché le mirroir à nouveau, créé un double d'eux mêmes. Les doubles étaient censés incarner les fautes de chaque personne touchant le mirroir. Ainsi, Mooka, Cikkim, Ily et Lylynn allaient devoir s'occuper de leurs "simulacres" une fois de retour dans leur monde, ... si ils revenaient un jour!

Le héron révella alors à Cikkim ce qui s'était passé la dernière fois qu'il était venu ici. Il avait déjà rencontré le Gardien Héron et avait demandé comment venger les siens de l'Emprise de Surijay. Cikkim s'était alors rendu jusqu'à la salle du Calimemnon, et dans une transe étrange et entremêlée de sa haine du moment, de sa peine d'avoir perdu ses proches, il avait pris le Cristal de Calimemnon ! De tout cela, le moine ne se rappellait de rien.

En prenant l'objet, il l'avait alors prit en lui, et comme cet artefact représentait l'issu du combat entre Dun Jinin et le Diantrefosse, il fit de lui le nouveau receptacle de cette bataille illustre. Ce qui expliqiait pourquoi il entendait le Diantrefosse par moments.

Lorsque Varthan et Xany Yellas avaient exorcisé Cikkim dans les souterrains d'Eridol, ils avaient placé ce Cristal ou plutôt son essence, dans Kélya, la prostituée. Et ainsi, pour pouvoir réutiliser le Cristal sous sa forme d'origine, Varthan savait qu'il devait rapporter la porteuse de l'essence du Crystal jusqu'à la chambre où il avait été trouvé. Ici même. Ainsi, le Cristal allait reprendre sa forme d'origine et donner sa force au Malaugrym et sa maîtresse, si leur plan réussissait.

Il allait falloir agir vite. Lylynn et Cikkim retournèrent voir leurs amis restés en contrebas et ils prirent la direction de la Tour centrale.

A force de sauts plus périlleux les uns que les autres, la côterie parvint à atteindre la tour. Une fois à l'intérieur, Lylynn appella la puissance de la nature pour créer un escalier de branchages, afin de descendre dans le puits qui paraissait sans fond, à l'interieur de la tour. Peu à peu, ils descendirent vers le coeur de l'Océan des sables vents. C'est quand ils atteignirent le fond qu'ils surent que le Malaugrym était déjà passé par là. La chambre du Combat était à quelques dizaines de mètres et déjà le vombrissement devenait insoutenable.

Faisant appel à leur courage, ils avancèrent vers la Chambre du Combat, où tout allait se jouer.


Encore quelques pas et les aventuriers pourraient enfin terminer cette mission, et ils savaient que le plus grand des dangers était face à eux. La pièce au fond de ce couloir semblait immense et une gigantesque fresque se désinait sur ses murs, le combat des deux Titans : l'Effrit Dun Jinin contre le Diantrefosse.

Des bruits et des paroles semblaient s'élever et faire écho dans le couloir, provenant de cette grande chambre. Là bas, le combat qui déciderait du sort de Dun Jinin et du Cristal de Calimememnon allait débuter.

Mais pour l'instant, l’équilibre des forces penchait largement en faveur des Malaugryms. Varthan n'était certainement pas venu seul en ces lieux et nos héros avait déjà combattu et vaincu de nombreux ennemis, tout en fuyant la mort a plusieurs reprises ce qui les avaient fatigué.

Cependant, la difficulté ne les avaient jamais arrêté, ainsi Cikkim n’avait il pas affronté le mage noir Simerohl ? Et Ilyash n'avait elle pas térassé Bérénis ? Tout ceci leur permit de rassembler leurs forces tout en avançant dans le couloir.

Celui ci était étrange, fait de dalles et au plafond bas. Sur les côtés, deux rigoles laissaient couler des veines de sables, en bas des murs et se dirigeant apparement vers le coeur de la Chambre du combat.

Avant d'avancer, Lylynn invoqua la sagesse de Sylvanus pour savoir comment arrêter le mécanisme de l'Océan des Sables vents qui corrompait la nature. Celui ci lui répondit d'utiliser les graînes sacrées au bon endroit mais sans donner d'autre indication. Ainsi Lylynn devait écouter son instinct naturel pour accomplir sa quête. Cikkim reçu également en son esprit un écho de Dun Jinin. Il enjoignit son protégé d’empécher les Malaugryms de s’emparer du Calimemnon. Ce Cristal, Dun Jinin le nomma son "oeil" et si Cikkim parvenait à le rendre, Dun Jinin pourrait définitivement en finir avec le Diantrefosse. Cikkim Kundarak jura de se battre jusqu’à la mort même si il ne savait pas comment il allait s'y prendre.

Dun Jinin envouta alors le Nyenban des Sables pour lui permettre de tuer les Malaugryms.
Ily et Lylynn, elles aussi , reçurent un regain de puissance de leur dieux respectifs.
C’est ainsi que les aventuriers se dirigèrent vers leur destin...

Mais tout n'était pas si simple et le sort se joua d'eux une fois de plus ! Car les dalles de ce couloir étaient piégées, certaines, au contact d'un poids, se mettaient à pousser vers le plafond, manaçant d'écraser quiconque s'y risquerait. De plus, ils n'étaient pas seuls, car devant eux, à l'autre bout de la salle, apparut un homme encapuchonné et à la voix familière : Théogrid !

C'était cependant impossible ! Théogrid était tombé à Hlondath il y a des mois, vaincu par les Etoiles de l'Ouest dont faisaient parti Farin, Helm, Cikkim et Tanas. Par quelle maléfice avait il été ramené du royaume des morts ? C'est sans chercher davantage de réponse dans le sourrire sadique de Théogrid que la côterie attaqua. Le lieu était risqué et la progression sur les dalles devait se faire avec précaution, mais Théogrid semblait intouchable, ou insensible aux dégats des armes des héros.

Lylynn se concentra pour détecter la présence de la magie et se rendit compte que cet homme qui les narguait et les épuisait n'était qu'un esprit au service de Varthan, ce n'était pas Théogrid. Ainsi, usant de leurs pouvoirs magiques, les héros combattirent l'esprit qui prenait un malin plaisir à changer de forme, sous les traits de Surijay, de Bérénis ou encore d'Armine. Mais le tour ne prenant plus, l'ennemi fut défait.

Avant de rentrer dans la Chambre du Combat, Lylynn stoppa le groupe. Elle ressentait le besoin d'utiliser l'une de ses graîne dans cette veine qui longeait le mur. Des vannes semblaient mécaniquement contrôler le flux des veines qui se rendaient vers le centre de la chambre du combat. Lylynn coupa les vannes et planta une graine dans la veine de sable et d'eau. Puis elle utilisa son bâton pour faire pousser la graîne sacrée et remit le flux en marche pour que le végétal rejoigne le Centre des Sables Vents. Sachant que cela serait utile pour la Nature, la côterie serra ses armes et pénétra dans la Chambre du Combat, où Varthan les attendait.


La chambre du Combat était devant eux, immense et presque iréelle. Des murs décorés de fresques majestueusement entremêlées d'or et de verre, la pierre semblait rougir sous l'effet d'un brasier. Des fissures des fresques, des flammes semblaient émerger et caressaient l'histoire de Dun Jinin et du Diantrefosse, qui se livraient ici un combat ancestral.

Sur le sol de la pièce, des dalles et un système de veines de sable, similaire à celui du couloir qu'ils venaient de quitter, dessinaient un grand Effrit combattant le démon, les deux se jetant l'un sur l'autre dans une lutte à mort. Devant cette vision et par la chaleur environnante, les aventuriers prirent quelques instants pour inspecter l'endroit et bien sûr, virent ce qui se passait en son centre.

Des Anubisaths étaient devant eux, prêts à les attaquer, et derrière ces gardiens, étaient présents Varthan et deux autres personnages. L'un d'entre eux ressemblait à une femme à sa silouette mais le dernier n'avait rien d'humain.

En observant la scène, leurs ennemis semblaient s'être rassemblés devant l'autel central de cette chambre, un piedestal vide où devait originellement se trouver le Cristal de Calimemnon, mais avec stuppeur, les aventuriers virent que la femme proche de Varthan avait dans ses bras un cristal énorme et rouge, flamboyant tel un brasier infernal.

Ainsi Varthan avait réussi à ramener l'essence du Cristal en ces lieux pour lui redonner sa forme. Or, cette essence avait été transférée à Kélya la prostituée, mais ... la femme inquiétante aux côtés de Varthan n'était pas Kélya... . Donc il n'y avait plus qu'une seule possibilité, la créature diforme qui se trouvait auprès d'eux ne pouvait être que la pauvre femme. Elle avait perdu toute forme humaine, changée par le pouvoir corrupteur de l'essence, certainement quand les Malaugryms avaient tenté de reformer le Cristal en ces lieux.

Et c'était bien de Malaugryms qu'il s'agissair, car qui d'autre que la Sorcière des Malaugryms pourrait avoir le droit de tenir ce Cristal en ses mains si ce n'est Varthan ! Ainsi l'ennemi avait déplacé sa reine en même temps que son cavalier et quelques pions. Le combat allait devoir commencer, car jamais la Sorcière ou Varthan ne devaient partir d'ici avec le Cristal, et comme ils ne le rendraient pas, il était évident que le combat ne s'arrêterait pas avant qu'un des deux camp ne soit exterminé.

Cikkim ne pouvait détacher ses yeux de la pauvre Kelya et son aspect de monstre. Voilà à quoi avait échappé le jeune Kundarak alors qu'il avait pris en lui le Cristal au tout début.

Il se rappellait à présent de cette Chambre, il avait entendu Dun Jinin et le Diantrefosse lui parler. L'héritier de Dun Jinin, cependant, était seul quand il avait pénétré dans cette salle. Sans personne pour l'empêcher de donner la victoire à l'un ou l'autre des bélligérants titanesques de ce lieu. C'est alors que le Diantrefosse avait sournoisement pris possession de l'esprit et du corps agonisant du jeune moine, réalisant à peine où il était. Atteint par le poison du scorpion qui était un sbire du Diantrefosse, Cikkim fut une cible facile pour le démon qui lui fit prendre en lui le Cristal de Calimemnon, mais avant que le Diantrefosse ne rejette le moine, ce qui aurait alors permis au Diantrefosse de profiter de l'absence du Cristal pour abattre son ennemi Dun Jinin, l'Effrit contre attaqua en s'ancrant avec son ennemi sur l'essence du Cristal que portait Cikkim. Ainsi, le combat se continuerait dnas l'esprit du moine jusqu'à ce que l'un ou l'autre des combattants soit départagé un jour par les actions de l'héritier Kundarak. Ceci expliquait pourquoi Cikkim avait entendu tour à tout Dun Jinin et le Diantrefosse lui parler. Et ceci expliquait pourquoi le Diantrefosse désirait tant se délier de cette essence. Kelya n'avait pas eu la force mentale de résister, et il était à parier qu'une fois le Cristal éloigné par les Malaugryms de cette chambre, Dun Jinin serait à la merci de son ennemi.

Cela ne devait pas arriver !

Naelwynn, la sorcière des Malaugryms, donna alors l'ordre aux Anubisaths d'attaquer les aventuriers. Cikkim héla le brave Mooka, lui demandant de le couvrir. Mokka se rua sur les anubisaths pendant que le moine fonçait sur le monstre, avatar du Diantrefosse et l’assaillit sauvagement.

La voie était libre. Ily courut vers la sorcière mais Varthan se mit en travers de son chemin, tandis que la reine des Malaugryms s’amusait à voir combattre nos héros. Lylynn et Crocus, eux allèrent soutenir Mooka face aux anubisaths.

La confrontation entre le protégé de Dun Jinin et l’émanation du Diantrefosse débuta. Elle fut cependant courte. Le monstre fut littéralement mis en pièces par les enchainements dévastateurs de Cikkim. Mooka gérait merveilleusement sa bataille avec les anubisaths , bien soutenu par Lylynn et son fidèle Crocus.

Le moine pouvait maintenant se porter au secours d’Ily, en difficulté contre le puissant Varthan. Cikkim Kundarak allait faire payer au Malaugrym l’embuscade devenue légendaire sur le pont des plateaux jumeaux, alors que la côterie faisait son voyage vers le Sud en partant du Cormyr.

Le moine demanda à Ily de s’occuper de la reine, qui devant la tournure des évènements, avait cessée de rire et se préparait à fuir par un rituel de téléportation.

C’est alors que le sol s’ouvrit, et, par intermittences, nos héros purent voir une scène fantastique. Un Effrit gigantesque aux prises avec un Diantrefosse terrifiant, dans un combat apocalyptique. Le fameux combat semblait durer depuis des millénaires sous le sol de cette chambre, qui par ses fissures et ses tremblements, dévoilait une gigantesque fosse rougeoyante et un brasier titanesque, arène de ces deux ennemis des temps anciens. Les deux colosses semblaient grands comme des montagnes et leurs coups rageurs étaient éclairs et lacérations infernale. La chutte au milieu des adversaires serait bien entendu fatale ! Et peu à peu le sol s'émiettait en s'éffondrant vers cette abîme de feu et de haine.

Cikkim réussit à rejoindre Varthan malgré les convulsions du sol pendant qu’Ily accourait vers la sorcière qui avait commencée à se fondre dans le piedestal de pierre et semblait s'enfoncer dans une ouverture invisible, elle emportait le Cristal avec elle !

Pendant que Cikkim et Varthan se livraient un combat acharné, Ily parvint à saisir la main de la sorcière pour la retenir et essayer de lui prendre le Cristal de Calimemnon.

Mooka avait abattu deux anubisaths mais, affaibli par tous les combats menés, fut grièvement touché par le troisième. Le coup le cloua au sol, inconscient. Il fallait faire vite pour lui prodiguer des soins à présent mais Lylynn se trouvait en mauvaise posture. Crocus se retrouva dans le même état que Mooka, tandis que la druidesse gnome n’arrivait pas à se défaire de l’anubisath restant.

La situation devenait critique, la sorcière allait s’enfuir et pouvoir utiliser la puissance du cristal.
Devant l’imminence du danger , Lylynn lança un sort pour immobiliser la sorcière grâce à ses plantes. Cela permis de retarder l’échéance.

Cikkim ne pouvant se défaire de Varthan et aider Ily, le désespoir commença son office et envahit alors la côterie. C’était fini, les Malaugryms allaient triompher et alors que la sorcière disparaissait avec le Calimemnon, le sort de Faërun se scellait.

Mais dans un ultime sursaut d'espoir, Ily Torasco n’étant pas du genre à abandonner, la jeune femme prit le cristal des mains de Naelwynn qui disparut alors dans un hurlement de rage dans le Cristal ! Elle n'avait pu arrêter son sort et par miracle, Ily avait empêché la sorcière de s'emparer du Cristal !

Varthan furieux qu’ils aient mis en échec sa maîtresse, lança son fouet vers Ily mais Cikkim s’interposa et pris le coup à sa place.
Ily avait réussie mais rien ne se passait. Le cristal ne réagissait pas. C’est alors que Cikkim comprit que lui seul pouvait accomplir le rituel pour aider le Grand Effrit. Si ils devaient mourrir face à Varthan, au moins ils auraient aidé Dun Jinin ! Cikkim demanda le Calimemnon à Ily qui le lui envoya avec précision.

Le cristal , dans les mains du dernier des Kundarak réagit et pris la forme d’un oeil. Rendre son oeil à Dun Jinin, lui avait dit son ancètre Effrit. Cikkim regarda autour de lui tandis que Varthan la rage aux lèvres, lui fonçait dessus. Ce fut cette fois Ily qui s’interposa.

Et Cikkim le vit. L’oeil manquant figurait sur la fresque au sol du combat entre Dun Jinin et Hardankaar le Diantrefosse. Varthan s’était débarassé d’Ily et se dirigeait vers Cikkim qui courut vers l'emplacement de l'Oeil pour y placer le Cristal.

Les lanières du fouet de Varthan s’enroulèrent aux pieds de Cikkim qui chuta. La sphère lumineuse de Varthan se changea en portail au dessus de Cikkim. Le Malaugrym blessa alors grièvement le moine. Mais celui ci ne lachait pas prise.Il ne perdrait pas. Une volonté farouche l’animait malgré ses blessures. Il allait se battre jusqu’a la mort mais voulait vivre tant qu’il n’aurait pas enfoncé le Calimemnon à la place de l’oeil.
Varthan ricana devant l’entêtement du moine à moitié mort. C’est alors qu’ Ily chargea Varthan dans un dernier effort. Ce bref répit permit à Cikkim de se défaire des lanières et de ramper sur le sol agité de tremblements. Celles-ci qui le blessaient encore et encore mais le moine continuait de ramper.
Varthan de son fouet marqua Ily, qui était gravement bléssée, elle aussi. C’est alors qu’il vit que Cikkim était arrivé au niveau de la fresque.C’était au tour de Varthan qui, chargeant le moine, frappa pour donner le coup de grâce.

Mais Cikkim Kundarak survécut et utilisant ses dernières forces enfonça le cristal de Calimemnon dans l’orbite vide de la fresque. Des flammes semblèrent jaillir du Cristal devenu oeil, et ondula avec rage !

En bas, dans l'arène des Titans, Dun Jinin recouvra le reste de sa vue, ce qui lui manquait pour définitivement en finir avec le Diantrefosse. Il se saisit de la tête de son ennemi et, d’un coup sec, l’arracha littéralement.

Un combat millénaire venait de prendre fin. Mais ce ne fut pas le seul ! Car alors que Varthan allait achever la côterie, Dun Jinin remonta jusqu'au sol de la Chambre du Combat et, de ses yeux de braise, fixa le Malaugrym insignifiant face à sa puissance. Varthan fut alors pétrifié et par la seule volonté de Dun Jinin, fut grandement affaibli. C'est alors que la force revint à la côterie, Dun Jinin victorieux venait de leur insufler une nouvelle énergie, qu'ils utilisèrent pour s'acharner sur Varthan, à présent seul et terrifié par sa future défaite.

Cikkim contempla alors son ancètre l'Effrit.Il avait déjà vu l’ émanation de l’ Effrit mais la réalité dépassait l’imagination.
Varthan essaya d’en profiter pour s’enfuir grâce à sa sphère portail mais Dun Jinin brisa la créature artefact. Le Malaugrym tomba à genoux. Cikkim avait réussi la quête de sa vie.

Le moine empoigna le Nyenban car pour parachever la victoire, il fallait la mort de Varthan.
Le moine pensa à ses compagnons Helm, Tanas et Farin. Tous trois ayant bataillés sur le pont contre Varthan. Le Nyenban des Sables s’abattit sur le Malaugrym jusqu’a que mort s’ensuive.

Ainsi, Varthan fut défait et son corps fut offert à Dun Jinin comme trophé. Leur victoire était maintenant un fait, mais tout n'était pas fini.


Reprenant leur souffle après cette aventure, les aventuriers avaient réussi à s'en sortir en vie. Cependant, alors que le sol de la Chambre du Combat reprenait peu à peu sa place, les dalles remontant par magie à leur enplacement d'origine, tout n'était pas encore réglé.

La graine qu'avait sanctifié Lylynn avait permis à Dun Jinin de libérer la cité de son maléfice, ainsi, ils avaient réussi également à arrêter Calimemnon, la cité rampante des sables.

Nos héros venaient également de contrecarrer les plans des Malaugryms et ceux-ci ne pourraient donc pas se reproduire grâce au Cristal, anéantissant ainsi les rêves de la Sorcière Naelwynn.

La côterie s’était réunie en face de Dun Jinin et le seul Anubisath encore agonisant ne fut même pas considéré par le camp victorieux mais soudain une douleur atroce secoua l’anubite. Son sang se mit à bouillir puis il explosa dans une gerbe de sang brulant. Tel était le chatiment réservé à ceux qui s'opposaient à la puissance de l'Effrit.

Dun Jinin s’adressa à Cikkim, le remercia de l’avoir sauvé et en fit son héritier légitime en lui conférant une partie de son pouvoir. Une lueur très chaude irradia alors tout le corps du moine.

Ily et Lylynn furent remerciées également car leur aide avait permis ce miracle et la victoire des protecteurs de Féërun, des peuples libres. Les deux femmes savaient cependant que les forces du désert, même sans la cité rampante, allaient déferler sur Port Calim, en cela rien n'avait été changé.

C'est alors que l’héritier de Dun Jinin demanda au grand Effrit de les aider à détruire l’armée qui d'ici quelques heures assiégerait Port Calim. Le grand Effrit sembla sourrire et de sa voix chaude et rocailleuse, il proposa à Cikkim de prendre temporairement toute la puissance de l'Effrit, mais humblement le moine refusa.

Alors, le Grand Effrit déchaina toute sa puissance à la surface du monde, l’armée de monstres fut engloutie pour toujours par le désert de Calim. C'était donc une victoire totale, leur plan avait fonctionné et par miracle ils avaient survécu.

Mais il était déjà temps de repartir, Dun Jinin n'étant plus prisonnier, l'Océan des Sables vents n'avait plus lieu d'être et serait bientôt annihilé. Les aventuriers sortirent de la salle et retrouvèrent le Gardien Héron, qui les félicita à nouveau pour leur bravoure. Ce dernier leur montra alors que l'eau de la fontaine pouvait les ramener sur Faërun, et après en avoir bu, les aventuriers et Crocus tombèrent d'un sommeil profond.

C'est le souffle d'un air frais et vivace qui les sortit de ce sommeil magique. Ils semblaient voler au dessus des nuages, mais c'est lorsque les nuages se désépaissirent qu'ils se rendirent compte qu'ils étaient sur le dos de Pierlot le Dragon Pourpre, en plein vol qui les ramenait à Port Calim. Etait ce un rêve ? Non bien sûr car Pierlot les avait retrouvé dans le désert, au milieu des ruines inanimées de la cité de Calimemnon abandonnée. De nombreux jours s'étaient écoulés et l'armée monstrueuse avait bien disparu !

Les aventuriers lui racontèrent alors ce qu’ils avaient accompli et le Dragon sembla ravi de l'apprendre malgré sa grande fatigue. Le combat que le Pourpre avait mené contre l’autre Dragon d'épine l’avait beaucoup affaibli.

En direction vers Port Calim, il faisait déjà nuit et nos héros victorieux savouraient leur victoire durement acquise sur le dos du dragon. Mais ils déchantèrent aux abords de la cité.

Port Calim semblait avoir été attaquée, mais pas par le Nord car lorsque Pirelot survola la ville, c'était bien la porte Est et le pont sud qui avaient été forcés. A la vue des bannières de bataille qui étaient visibles en descendant plus bas vers la ville où un silence morbide semblait règner, ils surent qu'il s'agissait des Légions de Mulhorande et du Shaar ! Ainsi ces lâches avaient ils profité de l’état de faiblesse du Calimshan, pour attaquer après la bataille.

La ville semblait paisible à présent mais comme morte. Touchés par cette infâmie, la côterie demanda à Pierlot de se poser devant le palais Kundarak, dont une partie avait été incendiée. Au loin d'autres contingents en renforts semblaient venir de l'Est. L'ennemi était déjà passé à Port Calim et la ville avait vraissemblablement déjà rendu les armes. Mais combien de temps étaient ils restés dans l'Océan des Sables Vents ? Le temps semblait s'être écoulé bien plus vite sur Faërun !

C’est la rage au coeur que le moine devenu Sultan de Port Calim voyait ces légions deferler vers sa cité natale. Epuisée par la bataille de Port Calim, celle ci ne pourrait pas résister à un nouvel assaut et Pierlot était bien trop affaibli pour les aider.

Il fallait prendre une décision pour le groupe. Vers où se diriger ? Il fallait en tout cas organiser la résistance à cette invasion, d'autres cités devaient être en cette heure en train de résister à l'Ouest. Ily savait qu'elle allait devoir libérer le Shaar de l'influence de Mulhorande. Mooka aurait suivi l’Héritier de Dun Jinin en enfer et Lylynn ne voulait pas abandonner ses compagnons dans l’adversité.

C’est ainsi que nos héros se dirigèrent une nouvelle fois vers leur destin, en prenant la route de l'Ouest, afin de rattraper le front ennemi...

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    Un vent chaut soufflait sur le déserte de Calim. Cet endroit où seuls subistaient les plus robustes des hommes, ainsi que les plus résistantes des créatures. Cette étendue désertique abritait mille trésors et mystères et fascinait Faërun par son histoire, son passé relié aux dynasties de Djinns et d'Effrits, qui il y a des millénaires, avaient quitté leur plan d'origine pour fonder une toute nouvelle civilisation. Cette civilisation avait grandie, puis décliné, et enfin les restes de ce grand empire des Djinns avait trouvé un reflet confortable aux yeux des hommes, et dirigés par les anciens esclaves des Esprits du feu. Le Calimshan, royaume ancien et puissant, possédait à présent les terres et les sables de Calim, l'Effrit Empereur.
  • publié le 2004-12-03 14:05:00 by
    Nous étions en 1373 de l’année des « Dragons renégats ». En ce quatrième jour de Martel, mois du cœur de l’hiver, le Cormyr fêtait ses sauveurs. En effet, les Quatre Etoiles de l’Ouest connues sous le nom de Cikkim, Farin, Helm et Tanas, avaient permis au Bien de triompher face aux légions mortes vivantes de Simerohl, le dernier fils de la déesse Talona. La traîtrise était donc vaincue et la mort du roi Azoun Obarskyr, quatrième du nom, était enfin lavé de l’infamie de Simerohl, qui avait envoyé son roi à la mort pour prendre son royaume.
  • publié le 2004-11-18 10:28:00 by
    Poursuivons les contes d'Elensen par sa troisième partie : "La renaissance des Cendres" et concluant ainsi le premier volet de la Guerre des Damnés, une campagne de jeu de rôle pour AD&D.
  • publié le 2004-07-16 13:37:00 by
    Cette histoire prend naissance en l'an 1372 d'après le Calendrier des Vaux. Le continent que l'on nomme Faëun était comme à son habitude agité par la folie des hommes et des autres peuples qui l'habitent encore aujourd'hui. Mais cette folie aurait bien pu s'éteindre. A jamais. Car en cette année tourmentée, la déesse Talona a bien failli par l'intermédiaire de ses fils, faire basculer le monde dans la tourmente et une destruction totale. Et c'est l'histoire que je vais vous conter en ces pages ...
  • publié le 2001-09-22 13:38:00 by
    La première histoire que je m'apprête à vous narrer m'a été narrée par un barde de la cour de la famille royale Obarskyr, famille souveraine du Cormyr. Cette légende raconte l'histoire de trois hommes qui ont pris part à l'un des évènements les plus tumultueux de cette région et leurs exploits sont connus de tous. Bien des années ont passé depuis leur aventure, mais chacun sait ce que ces hommes ont fait pour les contrées de la côte des Dragons ... Laissez moi vous conter le premier chapitre de cette histoire, que j'ai décidé d'intituler : L'Héritage de Théogrid.