La renaissance des Cendres

Par Ilusenthar, créé le : 2004-11-18 10:28:00
et modifié la dernière fois le : 2014-02-19 19:27:45
Poursuivons les contes d'Elensen par sa troisième partie : "La renaissance des Cendres" et concluant ainsi le premier volet de la Guerre des Damnés, une campagne de jeu de rôle pour AD&D.


Les Contes d'Elensen

Cette histoire bien sombre prend place lors de la guerre des Damnés comme l'histoire s'en souvint. Le riche royaume du Cormyr avait été totalement dévasté par la folie des hommes, manipulés par les sournoises et perverses machinations des dieux de ce monde. Car toutes derrière toutes ces atrocités commises sur la terre de Faërun, derrière les guerres et les meurtres, il y a bien sûr la volonté des êtres de ce monde, mais quand les dieux se mettent à manipuler les êtres vils de ce monde, il faut que des puissances supérieures aident à combattre les plans divins.Tel en a été le cas pour cette Guerre des Damnés et par la révélations de ce que l'histoire nomma, les Quatre étoiles de l'Ouest.

Chapitre 1 : Interlude

L'hiver était maintenant bien avancé et l'année 1372 du Calendrier des Vaux touchait à sa fin. La nature était morte et reposait, et cet hiver aurait très bien pu être le dernier de tout Faërun, cette terre de légende et de mystères. Car la Guerre des Damnés faisait rage. Un être malfaisant connu comme étant le dernier Fils de Talona, la déesse de la Maladie, avait repris l'armée de Théogrid le Seigneur des Morts et déversait ses légions de morts vivants à travers la contrée autrefois verte et fertile du Cormyr. Ce Royaume autrefois connu par les peuples de cette Terre, avait été maintes fois décrit comme étant le paradis des chevaux, bercé par le vent et nourri par une terre fertile et nouricière. Mais tout celà n'était plus, à cause de Simerohl, le dernier Fils de Talona. Mais qui était réellement ce Simerohl, on racontait qu'il agissait depuis le début de cette guerre des Damnés depuis la cité de Suzail, la capitale du Cormyr. Ainsi, les ennemis du trône avaient agit depuis le palais royal ! Impensable auraient dit certains, et pourtant le résultat était là. Les terres étaient dévastées, les morts se relevaient sans cesse des tombes et déjà franchissaient les frontières du Cormyr à l'Ouest et à l'Est, afin de réduire le monde en esclavage devant la putréfaction, la peur et la Non Vie éternelle.

Pourtant, le Seigneur des morts, Théogrid, avait été vaincu par des aventuriers que l'on nommait déjà les Quatre étoiles de l'Ouest. Helm le prêtre demi-elfe, Cikkim le moine humain, Farin le guerrier nain et Tanas l'ensorceleur gnome. Ces quatre aventuriers avaient été envoyés par Alusair, la régente du Cormyr pour trouver un moyen de stopper les plans de Théogrid et de son armée de morts vivants. Et ils n'avaient trouvé dans cette quête qu'un nouvel ennemi. Théogrid était mort en leur dévoilant le plan de Simerohl, le dernier Fils de Talona qui par son statut de seul infant encore en vie de la déesse, avait reçu les pouvoirs de Talona, faisant de lui un demi-dieux !

L'identité de Simerohl était inconnue de nos héros, mais ils avaient la ferme intention de la découvrir alors qu'ils se remettaient de leur éprouvant combat avec Théogrid. Ils se trouvaient toujours dans la cité de Hlondath. Cette cité abritait le clan de Farin et le guerrier nain avait récemment été nommé chef de clan en ayant vaincu Conrli, son oncle tyranique qui régnait sur Hlondath depuis qu'il avait tué Gondelin, ancien chef de la cité naine et père de Farin. Le Nain jouissait de son nouveau statut mais son inquiétude était réelle. Il avait à présent une réelle responsabilité vis à vis de son peuple et se devait de le protéger. Et l'ombre de Simerohl s'avançait toujours plus vers les frontières des sables de l'Anauroch, et les morts vivants seraient alors bientôt aux portes de la salle du trône de Hlondath, l'héritage de ses ancêtres.

Mais son angoisse était partagée par ses compagnons d'aventures. Cikkim était rongé de l'intérieur par une créature diabolique, un Diantrefosse qui peut à peut tentait son esprit en essayant d'en prendre le contrôle. Plus les jours passaient et plus le Diantrefosse était difficile à contrôler et Cikkim avait parfois des mouvements involontaires. Ses cauchemars s'intensifiaient et des visions de flammes et de désert se faisaient toujours de plus en plus précis, comme si il connaissait déjà ces endroits, mais peut être était-ce le Diantrefosse qui lui envoyait ces images. Mais il ne trouvait plus le repos et se plongeait dans ses écrits et sa méditation pour toujours garder le contrôle de sa volonté.

Helm, lui, était bien décidé à démasquer Simerohl, ce traître qui agissait maintenant contre le monde entier grâce à l'armée que lui avait laissé malgré lui Théogrid en mourant, définitivement.

Tanas, lui, avait perdu la trace de son plus fidèle compagnon, utilisé par Théogrid comme point d'ancrage magique pour retrouver les aventuriers. Son ami le rat savant, avec qui il avait vécu tant d'aventures, avait été téléporté hors de sa portée de détection et lui, l'ensorceleur avait été abusé par les tours de Théogrid.

Mais tous reprenaient des forces à Hlondath tout en sachant qu'un jour où m'autre, il leur faudrait repartir au combat contre Simerohl et porter assistance au Cormyr. Mais ce fut le destin qui vint à leur rencontre, alors que les quatre aventuriers devisaient dans la salle du trône de Farin sur leurs plans pour contrer les plans de Simerohl, le conseiller de Farin entra dans la salle en se prosternant. Un messager venait d'arriver aux portes de Hlondath. Et ce messager avait traversé le grand désert d'Anauroch à dos de chameau, seul, et sans provisions. Quand il apparut devant les quatre aventuriers, le pauvre homme s'effondra à terre et tous virent qu'il s'agissait d'un Chevalier Pourpre à l'article de la mort.

 

Farin le nain guerrier de Hlondath

 

Tanas le gnome ensorceleur, Cikkim, Helm et Farin

 

Chapitre 2 : Conseil à Hlondath

Farin ordonna qu'on aille chercher un guérisseur pour aider le pauvre chevalier qui avait voyagé avec son armure légère fendue et ses habits maculés de terre et de sang séché. Le pauvre homme avait du avoir bien des difficultés à arriver jusqu'à la cité naine. Se relevant avec peine, l'aventurier exprima sa joie d'avoir enfin retrouvé la compagnie d'aventuriers. En effet, il venait de Suzail et apportait de bien sombres nouvelles du coeur même de la bataille. Car Suzail était tombée, la cité autrefois glorieuse était devenue le quartier général des forces de Simerohl, l'abjecte personnage lançait des armées de morts vivants à travers les portes de la ville portuaire et de nombreux alliés se joignaient aux légions mortes à présent.

Alusair, la fille du roi, était maintenant détenue par Simerohl dans le palais et de sombres nuages de fumées s'élevaient à présent de Suzail, tels des spectres projetant leur ombre de plus en plus loin, de plus en plus haut sur la terre de Faërun. Le chevalier pourpre, guerrier du Cormyr avait quitté la cité du trône du Cormyr pour demander de l'aide aux quatre héros qui avaient toujours soutenu le Cormyr depuis le début de la Guerre des Damnés. Les Quatre étoiles de l'Ouest étaient à présent le dernier espoir du Cormyr, et peut être de la terre de Faërun. Le chevalier leur parla de Suzail, pilée et en proie aux flammes et aux massacres. Simerohl était d'après les dires dans le palais de Suzail. Mais les légions de morts étaient posté autour la ville fortifiée et semblaient préparer un assaut bien plus vaste. Le Chevalier leur parla de la situation de ses frères d'armes. Quelques chevaliers pourpres avaient réussi à s'organiser pour garder un avant poste secret dans la ville de Suzail, ceci afin de préparer une résistance active. La cité semblant vaincue, les troupes de Simerohl semblaient se désintéresser d'une possible présence de chevaliers pourpres en ce murs. Mais si les aventuriers parvenaient à les rejoindre, ils pourraient sûrement attaquer le palais et trouver un moyen de mettre Simerohl hors d'état de nuire. Plus facile à dire qu'à faire ...

Etant chef de clan de la cité de Hlondath, Farin décida de convoquer ses plus grands guerriers en un conseil de guerre. La situation de Hlondath était particulièrement précaire. Le règne de Conrli le tyran avait affaibli le pouvoir de la cité naine et beaucoup de farouches guerriers nains étaient morts pour avoir simplement proféré des injures envers le despote, dont le corps pourrissait dans le désert d'Anauroch, à la demande de Farin qui avait précipité sa chute. Farin, en annulant l'alliance que Conrli avait formé avec les Drows et la cité de Pénombre, avait provoqué l'effondrement de la sécurité de la cité de Hlondath. En effet, les nains devaient maintenant se protéger de leurs nouveaux ennemis et la cité de Hlondath ne pouvait pas fournir d'armée pour aider le Cormyr. D'après le capitaine de la garde de Hlondath, seuls 10 guerriers nains ainsi que 2 éclaireurs pourraient être envoyés vers Suzail. Mais c'était évidemment insiffisant pour défaire Simerohl et son armée.

Les aventuriers n'avaient cependant pas vraiment le choix. Plus ils attendaient et plus les chances de débarrasser Faërun de Simerohl se réduisaient.

Il fallait fonc agir et vite. Et la décision fut prise par les aventuriers de se rendre à Suzail au plus vite afin de rejoindre les chevaliers résistants qui avaient trouvé refuge dans la cité en flammes. Mais aucun d'entre eux ne préféraient penser au fait d'avoir à affronter Simerohl, ayant acquis le statut de demi-dieu, investi des pouvoirs de Talona et à la tête d'une armée de Velsharoon, le dieu des Morts.

Farin ordonna à son capitaine de faire préparer son voyage et demanda à son propre frère de s'occuper des affaires de la cité en son absence. Celui-ci rassura Farin. En effet, son frère avait toujours été fidèle à Farin et il saurait défendre Hlondath pendant son absence. Mais Cikkim avait une requête à faire avant de partir pour cette quête périlleuse, il souhaitait tenter une séance d'exorcisme afin de se débarrasser du Diantrefosse qui était en lui.



Le Diantrefosse ennemi de Dun Jinin et possédant Cikkim


Helm et Tanas tentèrent alors un exorcisme de l'esprit qui habitait le corps de Cikkim. L'entreprise était risquée mais le moine ne pouvait plus supporter de partager son corps avec ce parasite diabolique qui prenait de plus en plus le contrôle de son être. Au bout de quelques minutes, Cikkim fut entièrement envoûté par les incantations de Tanas le Gnome. Et très rapidement, la voix grave et ténébreuse du Diantrefosse se vit entendre comme si elle venait des entrailles de Cikkim qui gesticulait comme un pantin diabolique.

Le diantrefosse leur dit qu'il ne partirait pas de ce corps ainsi, il fallait que Cikkim meurt pour que le Diantrefosse soit libéré. Mais peu à peu, l'être diabolique allait prendre possession de son esprit et de son corps, condamnant alors Cikkim à être prisonnier de son propre corps. Mais il y avait peut être d'après le Diantrefosse une solution cachée dans une grotte du Calimshan, la lointaine contrée du Sud, le pays natal de Cikkim. Le Diantrefosse révéla également qu'il était l'ennemi héréditaire de Dun Jinin, le grand Effrit qui demeurait sous les sables du Calimshan, après son combat avec ce diantrefosse. Ainsi, Cikkim portait en lui l'ennemi juré de son ancêtre Dun Jinin.

Mais ils n'en apprirent pas plus sur ce démon cette fois-ci. Le Diantrefosse jubilait et savait que cette quête à Suzail coûterait certainement la vie à Cikkim, ce qui le libèrerait. Cikkim était résolu à contrôler ses pulsions et empêcher le Diantrefosse prendre possession de lui. Mais il savait également que le Diantrefosse et sa puissance serait peut être leur seule chance de vaincre Simerohl et ses pouvoirs divins.

Après avoir réparé leur équipement et préparé leur voyage pour le Sud, vers le Cormyr et Suzail, les aventuriers furent fêtés en héros alors qu'ils sortaient de la cité de Hlondath par le peuple nain. Ils partaient à la guerre et n'avaient que l'espoir pour eux face à une horde d'êtres maléfiques dirigé par un fou ayant acquis la puissance des dieux de Faërun. Leur quête pouvait sembler être un sacrifice, mais c'est le glaive au poing que les guerriers quittèrent Hlondath et remontèrent à la surface pour ressentir l'air chaud du désert de l'Anauroch. Accompagnés des 10 guerriers nains, des 2 éclaireurs et du Chevalier Pourpre, la compagnie entama sa course vers le Sud. Pour gagner du temps, Cikkim suggéra d'appeler le Dragon Rouge du Cormyr avec qui ils avait lié connaissance. En effet, Cikkim avait toujours la pierre d'appel que le Dragon lui avait confié près du Puits des Dragons. Mais cette éventualité effraye les nains qui n'ont aucune confiance en la race des dragons. Cikkim doit donc se résigner à traverser avec ses compagnons les territoires qui les séparaient de Suzail.


Chapitre 3 : Voyage vers Suzail

Montés sur des montures rapides et discrètes, le détachement mené par les quatre aventuriers s'enfonça dans les forêts du Sud de l'Anauroch pour enfin parvenir jusqu'au Cormyr. Farin utilisait à bon escient ses éclaireurs et les connaissances du territoire par le Chevalier Pourpre qui les accompagnait leur permettait d'éviter les embûches et les mouvements de troupes ennemies. Ils décidèrent de faire halte le temps de ménager leurs montures sur les pentes des Monts bordant la frontière Nord du Cormyr.

La campagne avait été ravagée par la guerre et par les mercenaires qui s'étaient mêlés à l'issu des combats. Les gobelins, les pirates venus de la mer des dragons, les chasseurs de primes, tous étaient venus pour profiter de l'anarchie provoquée par la guerres, tels des vautours sur une bête mise à terre. La réussite du plan des aventuriers résidait cependant dans son secret et ils ne purent que se hâter vers Suzail sans prendre part aux combats qui se déroulaient autour d'eux. Si ils parvenaient à tuer Simerohl, la guerre prendrait un autre tournant et celui-ci pourrait mener à faire basculer le cours de l'histoire qu'ils écrivaient à chacun de leurs pas.

Alors qu'ils avançaient à couvert sur les collines boisées, les éclaireurs rapportèrent la présence non loin d'une compagnie de morts vivants avançant droit devant eux. Les aventuriers décidèrent de tendre une embuscade pour galvaniser les troupes qui avaient besoin de combat pour se tenir prêts à l'action à Suzail. Une trentaine de zombies ne devrait pas vraiment les retarder et ils empêcheraient au moins un village de se faire massacrer par cette escouade de morts vivants. Les nains, commandés par Farin se positionnèrent et les aventuriers se postèrent en un point stratégique pour lancer l'assaut au bon moment. Quand ils virent approcher les morts vivants, ils se rendirent compte qu'ils prenaient le chemin de l'Anauroch. Ainsi, l'invasion des terres jouxtant le Cormyr avait commencé. Simerohl avançait vite, trop vite peut être car il vidait le Cormyr de ses troupes. Farin lança alors l'assaut contre les morts vivants qui était certainement une troupe de reconnaissance pour de plus grandes armées.

 

Les morts vivants furent ainsi attaqués alors qu'ils abordaient un passage étroit. Le Combat fut rapide. En effet les zombies ne faisaient pas le poids face à nos héros. Cependant, à la grande peine de Farin, deux guerriers nains trouvèrent la mort au cours de cette embuscade, les morts vivants étaient plus puissant qu'il n'avait paru aux aventuriers mais ils furent tous exterminés et à la vue de l'état de leurs corps à l'issu de la bataille, ils ne se relèveraient plus jamais de leur repos éternel !

Mais il n'était pas temps de pleurer les guerriers nains morts. Ils avaient empêché les morts vivants d'atteindre l'Anauroch mais d'autres escouades devaient avoir pris d'autres chemins moins directs. Les légions d'invasion de Simerohl seraient donc ralenties dans leur marche vers le Nord mais elle ne seraient stoppé que si les aventuriers accomplissaient leur objectif final. Il fallait presser le pas car Suzail était encore loin.

Durant le reste du voyage qui les séparait de Suzail, le Chevalier Pourpre qui leur servait de guide profitait des courtes haltes pour parfaire une carte de la cité de Suzail, et c'est alors qu'ils se trouvaient à quelques lieues de la capitale du Cormyr que le Chevalier demanda à voir les aventuriers pour leur montrer son plan. Car entrer dans la cité de Suzail ne serait pas chose aisée... .

La cité portuaire de Suzail était entourée d'un mur d'enceinte et trois portes permettaient de le franchir. Une au Nord Ouest, une au Nord Est et une à l'Ouest. Il était également possible de rejoindre le port et de pénétrer ainsi dans la cité par la mer des Dragons en accostant aux quais. Farin avait envoyé ses deux éclaireurs vers la cité de Suzail afin qu'ils puissent faire un rapport sur la situation de la cité. Lorsque les éclaireurs nains revinrent de leur expédition, tout espoir semblait avoir quitté leur yeux. Suzail était donc bien en feux.

D'après les éclaireurs, des bateaux de corsaires venus du Sud de la Mer des Dragons mouillaient devant le port de Suzail, rendant ainsi trop dangereux l'accès par voie maritime. De plus, d'étranges créatures émergeaient des eaux tourmentées par moments. Cela n'arrangeait pas les choses. Il ne restait donc qu'à choisir une porte et entrer dans la cité. Mais laquelle ?

Ils décidèrent d'avancer jusqu'à être en vue de la cité pour se décider. En effet, la rapidité et la discrétion serait de mise car si les armées de Simerohl les trouvaient, leur mission deviendrait bien vite un échec, et tout Faërun en pâtirait.

 

Chapitre 4 : Les portes de la cité

La vision que leur offrit la cité de Suzail leur glaça le sang. De la ville s'élevaient fumée et flammes. La cité vomissait par sa porte nord Ouest des armées de morts vivants et un vortex extra-planaire semblait s'être ouvert au dessus du palais de Suzail, qui n'était plus que l'ombre de sa splendeur d'autrefois. La cité autrefois joyeuse est noble était en proie à la violence et à la décadence. Un camp de mercenaires et d'alliés de Simerohl s'était installé devant la porte nord est en empêchait également toute entrée par cet accès, bien que la porte soit ouverte. La ville semblait attirer tout ce qui était mauvais sur Faërun, tel un aimant du mal. Et Simerohl avait réussit à assouvir toute cette puissance. Et comme si celà ne suffisait pas, il semblait que Simerohl, le Fils de Talona, avait réussi à se faire un nouvel allié : le Ver Sanguinaire, un Dragon Squelette, survolait la cité en projetant flammes et peur sur la cité .

 

L'air été chaud et nauséabond. La mort empestait les alentours et cette odeur prenait nos héros au coeur et dans leurs tripes. Mais il fallait trouver un moyen d'entrer dans la cité, coûte que coûte.

Cachés à la lisière des bois, la compagnie des aventuriers fut cependant intrigué par une petite créature volante : un Homoncule. Ce petit être semblait les épier depuis un moment et quand les aventuriers passèrent à proximité du campements des orcs de la porte est pour le contourner, l'Homoncule sembla soudain s'agiter et s'apprêta à donner l'alerte !

Cette créature espionnait pour le compte de Simerohl et de ses troupes, c'était évident. Cikkim et Tanas l'abattirent alors promptement mais juste à temps, en effet la petite créature semblait vouloir se diriger vers les orcs du campement afin de donner leur position en hurlant. Le danger fut donc écarté, pour le moment. Une fois le campement orc contourné, les aventuriers se rapprochèrent avec précaution de la porte Ouest qui semblait la seule approchable. D'après les éclaireurs, la porte était fermée mais aucune troupe ne semblait s'en approcher. Les éclaireurs nains avaient repéré des oiseaux de grande taille près de cette porte. Des charognards sûrement car devant cette porte s'étendaient des centaines de cadavres. La bataille de Suzail avait du se jouer ici même, sur ce sol et devant cette porte.

Les oiseaux qui se repaissaient des corps de cette plaine étaient des Arawaks, bien connus de Farin. D'après lui, le passage pourrait être facile si les aventuriers se s'approchaient pas trop près des oiseaux. Mais la myriade de ces volatiles était impressionnante.

Une centaine d'Arawaks se déplaçaient au sol. D'autres, plus gros, arrachaient goulument les chairs décomposées des cadavres au sol tout en éloignant les jeunes oiseaux de leur garde manger. Mais un énorme arawak, certainement un vieil arawak Adulte était perché au dessus de la porte. Il fallait trouver un moyen d'écarter les volatiles loin d'ici pour pouvoir approcher de la porte. Farin décida de scinder ses troupes et ne prit que deux guerriers nains avec lui. Les autres avaient pour ordre de rester à l'orée des bois pour couvrir les arrières des aventuriers.

Tanas utilisa ses pouvoirs magiques pour convaincre les plus jeunes arawaks qu'un charnier savoureux les attendait vers le Nord. La connexion mentale que le gnome établit alors lui permit de faire s'envoler les oiseaux, ne laissant alors que 5 grands arawaks en plus de l'Adulte de la porte. Les aventuriers devaient maintenant avancer vers la porte et tenter de passer sans attirer les oiseaux. Seulement Helm avait cru bon de se déguiser en portant une ancienne tunique puante que portaient l'un des zombies qu'ils avaient prit en embuscade il y a quelques jours. Et l'odeur de chair puante attira les arawaks qui s'envolèrent vers les aventuriers et les deux guerriers nains pour les attaquer.

C'est alors que le Diantrefosse de Cikkim tenta de prendre possession de son hôte mais le moine se ressaisit et usant de sa volonté, serra les poings et se prépara au combat. Les aventuriers se rendirent compte qu'ils avaient sous-estimé ces monstres. Mais grâce aux convocations de Helm et aux coups de hache dévastateurs de Farin, il finirent par se débarrasser de trois de ces cinq arawaks. Les deux autres se mirent alors à dévorer les restes de leurs semblables. Seulement, le combat avait alerté l'Arawak adulte qui déploya ses ailes gigantesques et fonça droit sur le lieu du combat. Les aventuriers eurent la présence d'esprit de lui lancer le corps du troisième arawak qu'ils avaient tué pour l'occuper. Ils profitèrent de ce répit pour courir vers la porte mais elle était bloquée.

Cependant, Tanas ressentit une sensation étrange. En effet, la porte semblait animée par un esprit. La porte était devenue vivante ! L'esprit de la porte leur posa une énigme à laquelle, si les aventuriers y répondaient, la porte leur accorderait le droit de passage. Tanas avait déjà rencontré cette petite énigme folklorique dans un des ouvrages qu'il avait lu alors qu'il vivait parmi les siens. Il donna alors la solution et l'esprit de la porte leur ouvrit le passage juste avant que les arawaks n'aient terminé leur festin. La ville leur était maintenant accessible et c'est avec un coeur battant qu'ils pénétrèrent dans la cité de Suzail.


Chapitre 5 : Les ruelles barbares

De nombreuses maisons étaient en feu et la fumée noire qui s'élevait au dessus d'eux leur semblait encore plus effrayante de là où ils étaient. Les pillages avait ruiné cette noble et riche cité. De plus, des barrages avaient été organisés par les troupes de mercenaires alliés à Simerohl dans les ruelles de la cité. Il leur fallait absolument éviter ces barrages et rejoindre les Chevaliers Pourpres de la cité.

Le chevalier qui leur servait de guide indiqua aux aventuriers que ses compagnons avaient installé leur quartier général dans le quartier des quais. Ils étaient encore loin du but et ils n'avaient aucune garantie que la poche de résistance du Cormyr dans la cité était encore saine et sauve. Si ils étaient découverts, les aventuriers seraient seuls dans leur mission. Au bout de quelques minutes, Tanas ressentit la présence de son rat vers le nord et décida de partir à sa recherche coûte que coûte. Mais un comité d'accueil les attendait aux portes et une escouade de morts vivants, bien plus puissants que ceux qu'ils avaient combattu au Nord du Cormyr.

Et alors que le ciel était déchiré d'éclairs et de gerbes de flammes, des monstres ailés tournaient et le Ver sanguinaire patrouillait au dessus du palais où se trouvait certainement Simerohl. Mais sur les pavés de la cité, les morts vivants avançaient vers les aventuriers et le seul nain guerrier qui avait survécu au combat contre les arrawaks. Mais grâce aux sorts de prêtre d'Helm contre les morts vivants et par la force de nos héros, il parvinrent à remporter ce combat contre cet escadron. Farin ordonna au nain restant avec eux de rejoindre les autres et de faire en sorte qu'ils retournent en Anauroch pour protéger Hlondath.

Le chemin qui devait les emmener vers les Chevaliers résistants était bloquée par un barrage de mercenaires. Des Archons Canins déchus, des créatures extra-planaires, commandaient au troupes de zombies et de mercenaires de ce barrage. Helm invoqua des animaux et les fit apparaître par magie derrière le barrage. Les gardes en furent amusés et se mirent à courir après les animaux. Leur attention était occupée pour le moment et ils pouvaient passer avec discrétion, mais un cri parvint aux oreilles de Cikkim. Une femme appelait à l'aide non loin de là. La femme était prisonnière des flammes qui embrasaient sa maison juste à côté de la barricade commandée par l'archon canin. Cikkim et Farin n'hésitèrent pas une seconde et se déplacèrent discrètement vers la maison. Mais Farin ne jouissait pas de l'art de discrétion du moine et attira l'attention de l'Archon canin. Celui-ci retroussa ses immondes babines et se rua vers Farin alors que Cikkim entrait dans la maison en feu pour secourir la femme en danger.

Cikkim évita avec discernement le blast de feu qui fut provoqué lors de l'ouverture de la porte et monta à l'étage en traversant le brasier. Grâce au sang d'effrit qui coulait dans ses veines, il rejoignit rapidement la jeune femme qui portait le nom de Ribelle. Etant incapables de retraverser les flammes tous les deux, Cikkim décida de sauter par la fenêtre en portant la femme sur son dos. Cikkim rassura la femme juste avant de sauter et le moine utilisa son art du saut et de la chute ralentie pour atterrir avec la jeune femme, tous deux sains et saufs. Comme l'avait dit Cikkim à la jeune femme :"Un Moine, ça saute n'importe quoi !". Et il avait atterri sur les pavés avec la grâce d'un chat.

Alors que Farin achevait son adversaire, l'archon Canin qui lui avait opposé une grande résistance, Cikkim recut toute la reconnaissance de Ribelle et elle conseilla aux aventuriers de passer par les toits pour rejoindre le quartier des quais, ceci afin d'éviter les barrages. Ribelle s'en fut alors vers la porte Ouest pour s'enfuir de cet enfer après avoir remercié ses héros.


Un Archon canin


Tanas quant à lui était parti avec le Chevalier Pourpre chercher son familier, son ami le rat savant. Tanas était en contact télépathique car il était suffisamment proche pour ressentir les appels de son rat. Mais là, il sentait son ami apeuré et effrayé par ce qui semblait être, d'après le rat : de "gros chats" ! Ne redoutant pas d'aussi petits félins, Tanas s'avança dans une ruelle sombre au Nord et Tanas retrouva enfin son rat, qu'il avait perdu depuis son combat contre Théogrid le maudit. Et pourtant, il n'y avait aucune traces des "gros chats" qu'avait vu le rat. Mais tout d'un coup, le Chevalier Pourpre recut un grand coup de griffe dans le dos et tomba face contre terre avant de se relever. Du sang coulait de ses blessures. Mais il n'y avait toujours aucune trace des agresseurs. Cikkim, Farin et Cikkim rejoignirent Tanas et le Chevalier et le gnome avertit ses amis de la présence de ces ennemis invisibles.

Cikkim, grâce à son ouïe surdéveloppée repéra l'une des créature sur un toit : des bêtes éclipsantes. Ces créatures avaient la faculté de se rendre invisible et leur agilité donnait l'impression qu'ils pouvaient se téléporter.

Se plaçant dos à dos, les aventuriers attendirent les assauts des félins démoniaques tout en protégeant le Chevalier blessé. L'ouïe affutée des aventuriers fut leur seule parade contre les bêtes éclipsantes. Cikkim et Farin parvinrent à toucher les créatures à plusieurs reprises et ce qui eut pour effet de les enrager. Les bêtes éclipsantes quittèrent leur manteau d'invisibilité et attaquèrent les aventuriers. Elles furent bientôt pourfendues par nos héros et le rat de Tanas sortit alors de sa cachette, une petite pierre dans la gueule. Tanas reconnut ce minerai comme étant une pierre permettant de faire des explosifs. Mais il y en avait trop peu dans la gueule du rat pour en faire quoique ce soit.


Chapitre 6 : Les toits de feu

Décidément, les rues n'étaient pas de tout repos et les aventuriers décidèrent de suivre les conseils de Ribelle en montant sur les toits. Cependant, une fois sur les hauteurs, dominant les ruelles envahies de hordes barbares et impies, le chemin s'annonçait tortueux à cause des nombreuses maisons en feu qui empêchait l'accès à certains toits. Les écarts entre les maisons étaient parfois importants et Cikkim qui était le meilleur sauteur ouvrit alors la voie. Ils avancèrent de toits en toits tout en surveillant toujours me ciel et ses sombres menaces. Les Homoncules grouillaient au dessus de la ville et régulièrement les aventuriers entre deux sauts éloignés des barrages, devaient abattre les espions de l'ennemi. Leur parcours était risqué car à chaque saut ils risquaient la chute et ainsi se retrouveraient près des barrages et livrés à l'ennemi. Seules Farin et Cikkim avaient les qualités athlétiques pour sauter aisément le vide séparant les maisons. Pour Tanas et Helm, ces faits se révélaient être plus de l'ordre de l'exploit pour y réussir.

Ils se retrouvèrent devant un saut que seuls Farin et Cikkim pouvaient réussir. Revenir en arrière n'aurait fait que les rapprocher du danger et ils risquaient d'être découvert. Ils devaient trouver le moyen de traverser. Heureusement ils possédaient une corde.Seulement, une barricade des brigands était non loin et il fallait être discret et passer juste au dessus de la tête de leurs ennemis. Cikkim sauta de l'autre côté et Farin lui envoya la corde mais le moine ne put la rattraper. Heureusement, Tanas utilisa sa magie pour rattraper la corde et la faire parvenir à Cikkim qui attacha son bout de corde solidement de son côté. Tanas passa alors de l'autre côté, puis Helm et le chevalier pourpre. Mais les noeuds se défirent pendant le passage d'Helm et du Chevalier Pourpre mais à la force des bras, Cikkim et Farin, chacun de leur côté, parvinrent à retenir la corde et tout le monde passa sain et sauf.

En continuant leur route sur les toits, un homoncule les détecta et réussit à donner l'alerte. Un monstre énorme et volant fonça sur eux. C'était une chimère, l'une des créature ayant éclos des oeufs que Théogrid avait récupéré dans le temple de Talona en recherchant la main de l'ambre, l'artefact qui l'avait transformé en mort vivant après l'avoir tué. Simerohl avait apparemment récupéré les oeufs et les petites chimères avaient incroyablement grandi ! Et l'une d'elle se ruait à l'attaque des aventuriers qui étaient totalement à découvert sur les toits.

Nos héros décidèrent d'affronter la bête dans une ruelle où elle serait moins à l'aise pour combattre. Ils descendirent donc des toits et s'engouffrèrent dans un étroit passage. Mais Cikkim trébucha et Helm et Tanas ne furent pas assez rapide. Farin et le chevalier pourpre atteignirent un refuge mais la chimère était déjà sur leurs compagnons, ils durent donc les rejoindre pour mener le combat contre la bête à trois têtes !

Cette chimère était bien plus puissance que celle qu'ils avaient affronté dans la chambre des plaintes au Val de la Mort. Mais eux aussi étaient désormais plus forts et endurcis par les combats qu'ils avaient mené depuis. Ils engagèrent un furieux combat contre la créature et celle ci fut défaite après un glorieux combat. Les héros furent cependant très affaiblis par ce combat et Helm n'avait plus de sorts de soins pour aider ses camarades. Mais heureusement, ils approchaient du but et la poche de résistance des Chevaliers Pourpres n'était plus très loin.

Les héros entendirent alors un combat qui se déroulait dans une ruelle non loin de là. Des marchands étaient au prises avec des brigands. Malgré leurs blessures, les aventuriers ne pouvaient pas laisser les pauvres citoyens du Cormyr se faire tuer sans rien faire. Ils décidèrent de leur venir en aide. Le chef des brigands était mal avisé sur le danger que représentaient pour lui les quatres aventuriers et les brigands se retournèrent alors, dos aux marchands, pour engager le combat avec les Quatres étoiles de l'Ouest. Mais les Marchands en profitèrent pour attaquer à revers les brigands et ils prirent alors la fuite lâchement.

L'un des marchands, aux habits ostentatoires, remit aux guerriers qui venaient de les sauver une clef des égouts. L'homme était en réalité le chef de la guilde des marchands et possédait cette clef depuis des générations. Le groupe de marchands prit ensuite la fuite vers le port.


Chapitre 7 : Les résistants

La grande maison qui servait de cachette aux chevalier pourpre était devant eux. Le guide était très impatient de retrouver ses compagnons avec le renfort des Quatre Etoiles de L'Ouest. Mais une armée de Morts vivants se dirigeaient vers eux et semblait foncer droit sur les résistants cachés dans cette maison barricadée. Les aventuriers entamèrent alors une course effrénée en suivant le Chevalier Pourpre vers la maison. Les morts vivants étaient à présent partout et encerclaient le quartier. Ils les avaient suivis jusque là !

Heureusement pour eux, une sentinelle postée à l'entrée de la maison leur ouvrit la porte et ils s'y engouffrèrent juste avant que les morts vivants ne viennent tenter d'enfoncer la porte. Après bien des efforts, ils parvinrent à bloquer provisoirement la porte. Le branle bas de combat fut alors sonné dans la bâtisse. Les Chevaliers résistants étaient toujours vivants et ils accouraient aux fenêtres à présent et tentaient de repousser les hordes qui déferlaient de toutes parts. Mais ils ne tiendraient pas longtemps maintenant qu'ils étaient découverts par les troupes de Simerohl. L'assaut de leurs ennemis était massif. Dans le refuge, seule une quinzaine de Chevalier Pourpres subsistaient et bientôt leur chef fit son apparition.

Cet individu plutôt arrogant n'avait pas l'air d'avoir beaucoup participé aux combats à la vue de sa tenue soignée et son armure propre et étincelante. Le Capitaine des Chevaliers leur dit alors qu'il espérait mieux que quatre aventuriers en renforts malgré les clameurs exaltés du Chevalier qui leur avait servi de guide. Le chef méprisait les aventuriers ouvertement et ignorait tout de leur qualité. Le Capitaine leur expliqua qu'il existait une sortie vers les égoûts dans le sous sol de cette maison mais celle-ci était fermée par une serrure magique et donc impossible à ouvrir. Cikkim sortit alors la clef que le marchand leur avait confié et révéla au capitaine son utilité. Le Capitaine ordonna à l'un de ses subalternes d'aller donner l'ordre d'évacuations dans les étages afin de regrouper ses hommes. En attendant , les aventuriers et le capitaine descendirent au sous sol alors que la porte d'entrée ne tiendrait plus longtemps, même barricadée de la sorte.

Une fois en bas et devant la grille scellé, le Capitaine ordonna à Cikkim de lui remettre la clef. Le ton employé incita le moine à la méfiance. Diplomate, il se proposa d'ouvrir la grille magique au cas où il y aurait un piège, mais le chef se montrait de plus en plus menaçant et il ordonna de nouveau qu'on lui remette la clef. Cette attitude était suspecte et Cikkim et ses compagnons se demandaient de plus en plus si une fois passé de l'autre côté de la grille, le Capitaine n'abandonnerait pas les aventuriers et ses hommes de l'autre côté en la refermant. Les aventuriers firent alors bloc et refusèrent de lui donner la clef. Le Capitaine, les accusant de traîtrise et fou de rage, se lança à l'attaque de Cikkim pour lui prendre la clef de force mais son coup d'épée ne fendit que l'air ambiant et vaporeux. Cikkim riposta par une attaque étourdissante dont seuls les moines avaient le secret et mit le Capitaine aussitôt hors de combat.

Les autres chevaliers Pourpres arrivèrent alors et ne furent pas étonnés par le spectacle qu'offrait leur capitaine, à terre et assomé. Ils connaissaient bien leur chef et étaient plutôt satisfaits de n'être plus sous ses ordres. Le Capitaine fut ligoté et baillonné alors que Cikkim ouvrait la grille. Malheureusement un piège se déclencha et il fallaut à Cikkim toute son aglité pour l'éviter.

La troupe s'engaga alors dans le passage et les aventuriers refermèrent la porte. Le temps jouait contre eux et les monstres venaient d'envahir la maison quand ils firent leurs premiers pas dans les obscures égouts de Suzail.

La troupe de chevaliers prit du repos en même temps que les aventuriers. Ils étaient de nouveau à l'abri mais les morts vivants allaient sans doute les rechercher et trouver un autre accès aux égouts de la ville. Ils devaient agir maintenant contre Simerohl car leur situation était sur le fil du rasoir. Les Chevaliers étaient convaincus que les héros étaient maintenant leur seul espoir d'en finir avec cette guerre et confièrent aux aventuriers toutes les potions de soin qu'ils possédaient afin qu'ils mènent à bien leur mission. Les aventuriers apprirent qu'une barrière magique entourait le palais de Suzail, où Simerohl avait établi son quartier général. Par contre, peut être que la barrière magique n'avait pas prise dans les égouts. Par contre, le seul passage qui permettait de rejoindre le sous sol de la cour du palais était à présen bloqué par un éboulement. Mais Tanas avait une idée ...

En effet, son rat avait trouvé dans les égouts une petite pierre permettant de faire des explosifs. Le rat affirma à Tanas qu'il pouvait les conduire à l'endroit où il avait trouvé ce minerai car si Tanas en trouvait en plus grands quantité, il pourrait fabriquer des explosifs pour ouvrir le passage menant sous le palais. L'idée était bonne et le rat se mit en route vers le Nord à travers les couloirs humides.

Pour ne pas attirer les sombres créatures qui devaient avoir élu domicile dans ces égouts, les aventuriers décidèrent de ne pas allumer leurs torches et étaient guidés uniquement par la vision de Tanas, Helm et Farin qui pouvaient voir dans l'obscurité. Les humains chevalier et Cikkim durent se fier entièrement à leur compagnons et empruntèrent les artères principales pour gagner du temps. La troupe érra longtemps dans les couloirs et le rat se tourna vers l'est et continua sa route. Mais tout d'un coup, au bout de plusieurs minutes de marche, les murs se firent beaucoup moins réguliers et argileux. Après un examen attentif, ils constatèrent que des corps pétrifiés sortaient des murs et l'on pouvait entrevoir dans l'obscurité des bras, des têtes et des jambes sortir des murs. Ce spectacle horrible ne les fit cependant pas abandonner leur quête. Mais tout d'un coup, des bruits sourds se firent entendre au fond de la galerie. Nos héros conseillèrent alors aux chevaliers Pourpres de rester où ils étaient en attendant le retour des aventuriers.

En avançant dans le couloir morbide, les aventuriers se doutaient qu'une créature capable de pétrifier du regard ses victimes devait se trouver devant eux. Ils décidèrent de fermer les yeux et d'avancer à tâtons et avec discretion. Le rat de Tanas était parti en éclaireur et Tanas était capable de voir par ses yeux, et le rat appercu la bête qui creusait des galeries : c'était bien un basilic.



Le Basilic


Le basilic bloquait le passage et ils n'avaient pas d'autre choix que d'affronter la bête pour pouvoir passer. Malheureusement, Farin éveilla l'attention du monstre par son manque de discretion et le basilic provoqua un éboulement en se retournant dans l'étroite galerie. Fermant toujours les yeux mais sentant ce qui se passait, les aventuriers se jettèrent à terre pour éviter l'éboulement qui eu lieu précisément là où ils se tenaient. Mais ils étaient à présent séparés les uns des autres par une barrière de pierre et d'argile ! Cikkim et Farin se retrouvèrent du côté du Basilic alors que Tans et Helm se retrouvaient de l'autre côté. Helm et Tanas se mirent alors à creuser le plus vite possible pour aider leurs amis. Cikkim fit de même de son côté et Farin se tint prêt à la riposte, toujours en gardant ses yeux fermés. Mais le basilic se rapprocha dangereusement et Cikkim dut se tenir immobile lui aussi. La bête humma l'air et donna un coup de griffe dans le dos de Cikkim qui décida d'encaisser sans bouger, faisant le mort. Farin resta lui aussi immobile mais curieusement, le Basilic délaissa le moine pour renifler le nain. La créature prit alors Farin dans sa gueule et commença à le mordiller. Farin continua dans son attitude immobile et ne bougea pas d'un pouce. Mais à force de rester immobile, le basilic crut que Farin n'était en fait qu'un cadavre et décida de l'emporter dans les couloirs dans sa gueule. Cikkim était horrifié et ne savait que faire. En attendant, les deux autres aventuriers ouvraient le passage qui les séparraient de leurs compagnons. Mais Farin avait disparu.

Les trois aventuriers décidèrent d'aller secourir leur ami et le sortir de la gueule du basilic. Grâce à l'ouïe de Cikkim, ils réussièrent à retrouver le Basilic et sa tanière. Farin avait été jeté dans une sorte de fosse et n'avait toujours pas ouvert les yeux. Le basilic semblait l'avoir mis dans son nid. Il y avait peut être des petits et Farin ne pouvait se risquer à ouvrir les yeux d'autant plus qu'il entendait des mouvements juste près de sa jambe.

Tanas utilisa son rat pour savoir où était le basilic mais le rat fut pétrifié par le regard de la bête. En effet, Tanas avait voulu que le rat crève les yeux de la créature mais il avait failli et le rat savant , ami de Tanas, n'était maintenant qu'une sculpture de pierre ! Les aventuriers se lancèrent à l'assaut de la créature en se servant de leur ouïe. La tentative était risquée car ils risquaient de se toucher mutuellement dans ces couloirs étroits. Mais la chance fut avec eux et ils terrassèrent la bête rapidement. Tanas ramassa son compagnon de pierre en se jurant de trouver un moyen de le ranimer.

Pendant ce temps, une créature momrdillait l'oreille de Farin mais celui-ci saisit sa hache mais ne porta pas de coup. Mais soudain il entendit une petite voix douce à son oreille. C'était une jeune fille qui lui parlait ! Ici, dans la tanière du basilic. La jeune fille lui demandait d'ouvrir les yeux. Mais Farin trouvait la situation très étrange et n'osait ouvrir son regard sur le fille, si elle en était bien une ! Cependant, la jeune fille demanda à Farin ce qu'ils faisait ici et lui affirma qu'il n'y avait pas de danger. Mais Farin, en nain têtu qu'il était,n'ouvrit toujours pas les yeux et résista à l'appel de la jeune fille.

Les aventuriers appellèrent Farin et celui-ci leur répondit. La jeune fille semblait de plus en plus impatiente de voir Farin debout mais Farin lui posa quelques questions et lui demanda son nom. La fille lui répondit qu'elle ne savait pas et tout d'un coup elle sembla mue d'une étrange colère et d'une impatience mystérieuse. Puis sans prévenir, une vague de chaleur enveloppa Farin et disparut. La jeune fille venait de disparaître dans une gerbe de feu qui blessa quelque peu Farin. Quelle étrange rencontre ... .

Les aventuriers sortirent Farin de son trou grâce à une corde et les héros se rendirent compte que le basilic avait établi son nid sur un gisement de minerai explosif ! Soulagés d'avoir retrouvé leur ami Farin et de ne pas avoir emmené de torche avec eux ce qui aurait pu tous les tuer à cause de la présence de ce minerai explosif, Tanas entreprit de faire quelques potions avec le minerai qu'il prit au fond du nid. Celà leur serait très utile dans leur quête assurément.


Chapitre 8 : La brèche

Les aventuriers retrouvèrent les chevaliers pourpres et se mirent en marche vers les contreforts du palais. Ils trouvèrent rapidement l'éboulement qui leur bloquait le passage. Farin qui avait de l'expérience en construction et surtout en .... destruction, conseilla Tanas pour la quantité d'explosifs à utiliser. Car il ne fallait pas en mettre trop sinon toute la gallerie s'éffondrerait sur eux. De plus, de l'eau perlait par le plafond de la gallerie. Ils devaient se trouver juste au sessus de la rivière qui passait dans la cité de Suzail et qui passait au Sud du palais. Une seule erreur d'appréciation concernant la quantité d'explosifs et ils se retrouveraient sous les eaux. Mais leur travail du s'accélérer car les morts vivants les avaient retrouvé et avaient déjà engagé les chevalier pourpres qui étaient restés à l'arrière garde. Ils devaient maintenant agir très vite.

Tanas tenta d'utiliser une potion explosive sur les morts vivants pour les séparer des chevaliers pourpres mais il rata totalement son lancer et provoqua un autre éboulement qui sépara les aventuriers des chevaliers pourpres, condamnant alors les malheureux à une mort certaine. Ils n'avaient maintenant plus le choix et devaient réussir leur mission sinon ces chevaliers seraient morts pour rien. Les héros firent alors sauter l'obstacle qui leur bloquait la route vers le palais. Trois charges furent placés sur l'éboulement au Nord et Cikkim plaça la dernière car il était le plus véloce et capable de revenir à l'abri avant que la charge n'explose. Quand l'explosion survint, l'obstacle fut totalement détruit mais le flot d'eau devint plus intense. Ils avaient mal dosé les explosifs et l'eau allait se déverser dans les galeries. Ayant provoqué un éboulement derière eux, ils ne pouvaient que courir vers le danger et le palais de Simerohl, en espérant qu'ils trouveraient une sortie à temps !

L'eau se déversa alors et les flots envahirent la galerie. La course effrainée de nos héros commença. Ils devaient se faire plus rapides que le courant. Ils coururent et coururent encore, comme pour rattraper leur vie qui s'échappait d'eaux à chaque seconde, car le torrent meurtrier qui s'avançait vers eux n'épergnerait personne. Et dans leur course, les aventuriers appercurent un ogre stupide dans les couloirs qui leur tournait le dos. La créature semblait intriguée par un simple caillou.

Les héros lui foncèrent dessus à toute vitesse et le renversèrent en lui marchant dessus. Ils n'avaient pas de temps à perdre en combattant une si stupide créature. L'ogre furieux se releva et poursuivit nos héros mais il fut vite rattrapé par la fureur des eaux.

Heureusement pour eux, les aventuriers appercurent une échelle qui montait vers la surface à traver un puits. Ils s'y accrochèrent et commencèrent leur ascenssion aussi rapidement que possible. Mais Helm était à la traine et ses pieds furent prit dans les flots et l'ogre, poussé par les eaux, s'aggripa aux pieds du prêtre ! Ses compagnons réussirent à l'attraper et ainsi empêcher leur ami d'être entrainé par les eaux et par l'ogre. Et après avoir donnée quelques coups de pieds, l'ogre lâcha prise et disparu dans la fureur des flots. Mais il perdut sa masse d'arme en se débattant.

Les héros remontèrent alors l'échelle et se préparèrent à l'assaut du palais.

Cikkim jeta un coup d'oeil à travers la grille qui terminait le puits où ils étaient. Ils appercut le palais et le Ver Sanguinaire qui y était perché, juste au dessus du donjon. Mais dans la cour du palais, tout semblait désert. Des cadavres mutilés étaient disséminés un peu partout dans l'enceinte et d'étranges plaques de métal étaient éparpillés sur le sol. Ne voyant pas d'ennemis, ils décidèrent de rejoindre la grande porte du palais qui était non loin d'eux. C'était presque trop facile et c'est alors qu'ils quittèrent le puits pour se diriger vers la porte immense du Palais qu'ils avaient emprunté il y a quelques semaines. Mais un gardien était présent : un Golem de Fer !

Le combat s'engagea alors contre le Golem et celui-ci se révéla insensible à toute forme de magie ! Tanas et Helm se résignèrent donc à combattre avec leurs armes. Helm ne put qu'invoquer des créatures pour combattre le golem et Tanas sortit son arbalète. Cikkim utilisa également son arbalette contre le Golem alors que Farin se ruait déjà sur le Golem . Leur adversaire se révéla être une grande épreuve pour les aventuriers car ce gardien avait été laissé tout seul pour protéger le Palais. Simerohl avait bien choisi ses alliés et avait tellement confiance en eux qu'ils n'avais pas prévu qu'ils soient défaits. Et d'ailleurs, le Golem n'allait pas décevoir son maître Simerohl car il touchait à tous les coups les aventuriers. Farin encaissa de nombreux coups sans broncher et répliqua par de furieux coups de hache soutenus par les tirs de Tanas et Cikkim. Le Golem était très puissant et blessa gravement les aventuriers mais à force de courage et de ténacité, les aventuriers renversèrent le Golem qui se démembra à terre, ne laissant que des plaques de métal désarticulées sur le sol. Ils pouvaient à présent entrer dans le palais mais celà ne présageait rien de bon car si ce gardien n'était qu'un subalterne de Simerohl, alors le demi dieux devait être très puissant. L'inquiétude gagnait les coeurs et c'est avec appréhension qu'ils pénétrèrent dans le palais de Suzail pour retrouver Simerohl.

Dans le palais, leur chemin semblait guidé car les portes s'ouvraient toutes seules alors que d'autres se fermaient comme par magie. Simerohl semblait vouloir les conduire vers la salle du trône, où il devait les attendre. Les aventuriers en profitèrent pour se soigner avant cette confrontation finale. Aucun d'entre eux n'avait réellement de plan pour défaire le demi dieux mais ils devaient tenter leur chance et au plus vite avant que Faërun ne soit sous le contrôle du dernier Fils de Talona.


Chapitre 9 : Combattre pour Faërun

Une fois arrivés devant la salle du trône, ils se sentirent happé à l'intérieur par une force qui les possa à l'intérieur et la porte se referma derrière eux. Sur le trône, un homme à l'armure sombre était placé. Il retira son casque et sa grande capuche pour montrer son visage : il s'agissait de Lhermios, l'ancien chef des chevaliers pourpres du Cormyr. Ils auraient du le deviner, Simerohl et Lhermios, les deux noms étaient des anagrammes ! Et depuis le début ils auraient pu deviner l'identitié de Simerohl. Le vieillard avait servi il y a des années dans l'armée du Cormyr et celà l'avait conduit en dehors de son royaume. Il avait commis avec les autres fils de talona des crimes de guerre odieux et provoqué un génocyde de gnomes sur les îles nélanthères il y a plusieurs années. Cet homm était fou et devait être chatié, mais il possédait les pouvoirs de la déesse Talona et s'approchait des aventuriers sans éprouver la moindre crainte même à quatre contre un. Simerohl annonça aux aventuriers qu'ils allait bientôt connaître la mort sans repos grâce à lui. Il avait réellement l'intention de conquérir Faërun avec son armée de morts vivants conférée par Velsharoon et grâce aux pouvoirs de la déesse Talona.

 

Mais Cikkim en eut bientôt assez et provoqua le demi dieux en lui annonçant que son règne prendrait bientôt fin. Car le moine savait que si il mourait, le Diantrefosse en lui se réveillerait et aurait la puissance de défaire Simerohl qui n'avait certainement pas encore atteint le point culminant de sa puissance quasi divine. Le combat commença alors quand Simerohl, agaça par le défi de Cikkim, lui jetta un sort très puissant qui le propulsa à l'autre bout de la pièce. Cikkim se releva et les aventuriers se lancèrent à l'assaut de Simerohl. Ils ne comprennaient que trop bien qu'ils devaient affronter un demi-dieu et que le plus dur était à venir. En effet, Simerohl attaqua Tanas et le blessa sérieusement. Ce dernier dut battre en retraite couvert par Farin et Helm qui durent encaisser courageusement les terribles coups du Dernier Fils de Talona.

Mais les Quatres étoiles de l'Ouest tenaient bon. Cikkim sentit au cours du combat le Diantrefosse se manifester de nouveau. Mais cette fois, il n'essaya pas de s'emparer de l'esprit de Cikkim. Il lui prédit leur défaite car il était évident qu'ils ne pourraient gagner contre Simerohl par un simple combat. L'unique moyen selon le Diantrefosse était d'utiliser ses pouvoirs en laissant le Diantrefosse s'emparer totalement de Cikkim. Il deviendrait alors tout puissant et pourrait vaincre Simerohl et sauver ses amis. Mais Cikkim ne désirait pas céder au Diantrefosse et lui laisser son corps. Il préféra continuer à utiliser ses armes et combattre glorieusement avec ses amis. Car un démon ne pouvait être de confiance et qui sait ce qu'il ferait même si il anéantissait Simerohl, A quoi vallait remplacer un Seigneur Noir par un autre ? Non, Cikkim devait résister.

Tanas combattait à distance. Le combat était féroce et nos héros ingligèrent des blessures monumentales à Simerohl. Farin assenait des coups de hache monstrueux et Helm, n'ayant plus se sorts, combattait furieusement à l'épée. Cikkim et Tanas lancaient leur traits acérés contre Simerohl. Mais rien n'y faisait. Simerohl était toujours debout et avait l'air de jouer avec les aventuriers. Il semblait vouloir les faire agoniser les uns après les autres, pour les vider de tout espoir et il les attaquait à tour de rôle afin de faire durer le plaisir. SOn rire malfaisant résonnait dans la salle du trône alors qu'une tempête se déchenait au dehors.

Le Diantrefosse réitéra sa proposition à Cikkim mais le moine décida d'utiliser la perle du Gardien, un artefact sacré capable de sanctifier les Fils de Talona. Il la lança sur Simerohl et celui-ci poussa cette fois un grand cri de douleur. Mais au grand désespoir de Cikkim, Simerohl se remit de cette attaque et continua son jeu comme si de rien n'était ! Le désespoir commençait à se lire sur les visages des aventuriers qui peinaient sous les coups de Simerohl. Ils comprirent alors que Simerohl ne pouvait être détruit par leurs propres moyens. Ils allaient perdre ce combat et Faërun tomberait alors.

Simerohl mit les aventuriers , par une série d'attaques dévastatrices, à l'article de la mort. Le moine lui ne pourrait survivre à une nouvelle attaque et le Diantrefosse serait libéré. Tous le savaient. Cikkim fut alors face à un véritable dilemne, soit mourrir et libérer le Diantrefosse, soit utiliser ses pouvoirs et risquer également de ne jamais retrouver son libre arbitre et ainsi être prisonnier de son propre corps. Et Cikkim se résolut à utiliser les pouvoirs du Diantrefosse mais juste avant qu'il n'agisse, une autre voix plus douce et chaleureuse se fit entendre dans la tête de Cikkim. Elle lui dit que s'il succombait au Diantrefosse, la voix affirmait qu'elle l'abandonnerait pour toujours. Qui était cette voix ? Sur le coup, CIkkim ne le sut pas vraiment mais il se sentit en confiance avec cette entité. Il décida de combattre jusqu'au bout, même si la mort le prenait.

Nos héros se préparèrent alors à leur dernier assaut. Les éclairs déchiraient le ciel à l'extérieur de la tour où ils étaient et foncèrent droit sur Simerohl tous à la fois. Tout était désespéré mais glorieux et brave. Le Demi-dieu encaissa leurs coups sans plier sa garde et sans même avoir l'air de souffrir. Ils avaient échoué. Simerohl riposta et mit au bord de la mort Tanas et Helm. Farin fut lui grievement blessé. La dernière attaque était pour Cikkim. Le moine vit s'approcher sa propre mort avec le mouvement de l'épée de Simerohl. Au moins il serait mort en brave mais alors que l'épée allait s'abattre sur le moine, une lueur intense émana du moine et une forme étrange s'éleva au dessus de Cikkim et para le coup. La salle du trône fut illuminée par cette lumière elle aussi divine et la forme lumineuse prit les traits d'un grand effrit, Dun Jinin ! La forme sortit de lui et repoussa l'attaque de Simerohl et d'un coup terrible, propulsa le demi dieu hors de la salle du trône et Simerohl passa par l'une des fenêtre qui menait vers les toits du donjon. La lumière et la forme d'effrit disparut alors. C'était un miracle, certainement accordé par Dun Jinin le Grand Effrit et ancêtre de Cikkim pour n'avoir pas succombé à l'appel du Diantrefosse qui était son grand ennemi.

Ce répit inespéré permit aux aventuriers de se soigner quelque peu avec les potions que les chevaliers leur avaient remis. Galvanisés par cet exploit, les aventuriers étaient maintenant prêts à en finir avec Simerohl. L'espoir était revenu avec eux. Ils se rendirent sur les toits par la fenêtre par laquelle Simerohl avait été propulsé et assistèrent alors à un combat titanesque ! En effet, le Grand Dragon Pourpre du Cormyr, un des amis des aventuriers, était en plein combat avec le Ver Sanguinaire allié de Simerohl. Le demi dieu ne semble pas intéressé par le combat que se livrent les deux dragons au dessus du palais et non loin d'eux. Le Dragon Pourpre semble être venu aider nos héros dans leur combat. Mais Simerohl reste immobile et entame une série de mouvements rituels et un vortex s'ouvre en une colonne noire au dessus de lui. Des formes étranges s'en échppent et Simerohl commence à se métamorphoser en une créature monstrueuse.

Simerohl semblait grandir et prendre une forme de démon. Le combat entre les deux dragons s'interrompit momentanément et les protagonistes s'observèrent avant de reprendre leur duel de dragon. Le Dragon Pourpre communiqua avec Cikkim qui avait l'ouïe assez fine pour entendre les paroles de son ami le dragon. Leur allié leur disait de tirer sur le Ver Sanguinaire. Cikkim et Tanas obtempérèrent et tirèrent alors sur le malfaisant dragon mort vivant. Le Ver Sanguinaire sentit la blessure mais se contenta d'effectuer un simple mouvement de pivot pour voir ce qui se passait derrière lui et c'est alors que ses ailes entrèrent en contact avec le vortex qu'avait crée Simerohl. Le Ver Sanguinaire fut alors aspiré lentement dans cette spirale démoniaque et une fois que la colonne eut totalement avalé le Dragon, la colonne se rompit et disparu, laissant à Simerohl son apparance d'origine. Il était temps d'en finir, les aventuriers se lancèrent vers le Fils de Talona mais celui-ci n'était pas à court de ressources car lorsqu'ils portèrent leurs coups au demi-dieux, ils se retrouvèrent paralysés tous les quatre et au bord du gouffre, avec Simerohl. Le demi dieu ne pouvait plus combattre et les aventuriers étaient collés à lui, ne pouvant plus rien faire. Et c'est alors que Simerohl bascula dans le vide, entraînant avec lui les aventuriers. Heureusement, le Dragon Pourpre plongea vers les aventuriers et les rattrappa avec ses pattes, laissant Simerohl chutter jusqu'au bas de la tour du palais de Suzail. Il s'écrasa en contrebas après plusieurs dizaines de mètres de chutte.

Le Dragon emmena les guerriers au sol et ils furent délivrés de leur paralysie. Simerohl gisait à terre, mortellement blessé mais toujours vivant. Il était affaiblit mais risquait de reprendre des forces d'ici peu car son agonie ne serait que temporaire. Mais la grâce de la déesse Talona semblait l'abandonner peu à peu. Le Dragon conseilla aux aventuriers d'utiliser la Main de l'ambre qu'ils avaient trouvé sur Théogrid sur Simerohl. Farin la sortit de son paquetage et enfila la Main de l'Ambre à Simerohl. L'artefact maudit avait le pouvoir de tuer son porteur, quel qu'il soit, et ceci par les sortilèges que les fidèles de Velsharoon avaient prodigué. A l'origine, la Main de l'Ambre avait le pouvoir de soigner tous les maux et c'est alors que la justice implacable de Heaum se fit entendre. En effet, la Main de l'Ambre retrouva effectivement sa véritable utilté car, à la main de Simerohl le demi dieux, elle fit ouvrir un trou au dessous de l'ennemi de Faërun et la terre engloutit d'un coup le corps de Simerohl, le faisant définitivement disparaître de la surface des royaumes oubliés. Ainsi, la Main de l'Ambre avait toujours le pouvoir de guerrir tous les maux car elle avait fait disparaître le fléau de Talona et de son Fils, Simerohl. Les armées de morts vivants se décomposèrent et le ciel s'éclaircit alors. La Guerre des Damnés venait de prendre fin et les clameurs chantaient déjà les louanges des Quatre étoiles de l'Ouest qui avaient vaincu le mal et soigné le Cormyr de la peste qui le rongeait.


Chapitre 10 : Un nouvel avenir

Les héros avaient contrecarré les noirs dessins de la déesse Talona et du Dieu Velsharoon. Le Corymr était sauvé.

Renaissant, le Cormyr décernaà nos héros le titre de Sauveurs du Cormyr. Les Quatre Etoles de l'Ouest avaient réalisé la prophérie qui anonçait leur victoire contre les ennemis du royaume du Cormyr alors que tout espoir semblait vain.

Leur courage et leur perspicacité dans les moments de doute leur avait permir de réussir là où tous les autres avaient échoué. Les héros, Cikkim, Tanas, Helm et Farin furent fêtés et chantés. Leur héroïsme fut relaté par les bardes qui, comme moi, leur sont redevables pour avoir sauvé le Cormyr mais également Faërun.

Le Dragon Pourpre retrouva son marais et continua de vivre une vie paisible pendant quelques années encore.

La régente Alusair réapparut et reprit le trône du Cormyr pour reconstruire son pays et lui faire retrouver sa gloire maintenant ternie par l'invasion des troupes mortes vivantes. Il y avait beaucoup à faire et Heaum et sa justice protégeraient les juste de ce royaume le temps de la reconstruction.

Helm se convertit d'ailleurs au dieu Heaum pour le remercier de sa justice et afin d'en apprendre plus sur les enseignements de ce Dieu chevaleresque.

Farin quant à lui, pensait à ses frères en Anauroch et espérait que ses frères guerriers étaient bien rentrés à Hlondath. Il espérait que son frère avait su résister à d'envetuelles incursions des légions de Simerohl maintenant détruite.

Tanas lui, retrouva son compagnon le rat savant grâce aux mages de la cité de Suzail, de retour de leur exil forcé qui le dépétrifièrent.

Quant à Cikkim, il demanda assistance et conseil à ce mêmes mages pour se débarasser du Diantrefosse qui était toujours en lui, chaque jour plus puissant. Mais même les grands mages du Cormyr ne purent aider Cikkim. L'esprit qui l'habitait était bien trop puissant. Cikkim devrait alors trouver un autre moyen et c'est alors qu'il se souvint de ce que lui avait dit le Diantrefosse. La grotte et les sables du Calimshan. La solution se trouvait peut être là bas et son salut dépendrait maintenant de la mémoire des sables de sa terre natale, car les sables effacent les traces des aventuriers mais se souviennent toujours des âmes qu'ils ont toruré. Le regard du moine se porta alors vers le Sud, alors qu'un jour nouveau se levait sur le Cormyr renaissant.

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    Alors que les chances des protecteurs des peuples libres s'amenuisaient, le barde Elensen sentait le temps arriver où il devrait abattre sa dernière carte. Les puissantes forces qui se terraient dans le désert du Nord de l'Anauroch ont peu à peu tissé leur toile sur Faërun et possédaient désormais la puissance nécessaire pour frapper leurs derniers adversaires. Malgré tous les exploits des héros de ces terres, le sort de Faërun allait certainement se jouer dans la grande bataille de Suzail. Au loin, Elensen voyait s'amonceler les forces ennemies, soutenues par les terrifiantes cités volantes élevées de nouveau par un pouvoir que l'on croyait perdu depuis bien longtemps.
  • publié le 2010-09-02 21:08:00 by
    Depuis plusieurs années, les parties de jeu de rôle des Contes d'Elensen ont réuni de nombreux joueurs qui ont peu à peu bâti une grande histoire d'aventures, de dangers et d'intrigues ! Après un 9ème épisode que vous pouvez d'ailleurs retrouvé en format résumé sur ce site (dans la rubrique "Nos créations > Contes d'Elensen"), ces parties de jeu de rôle basées sur un scénario original et surtout mettant en scène les désormais célèbres personnages Cikkim, Farin, Helm Dundragon, Farin, Ily Torasco, Wag Ghallanda, Lylynn, Beldrin, Canan et Zeldam, vont mener l'aventure sur de nouvelles terres !
  • publié le 2010-06-21 08:59:00 by
    Le groupe d'aventurier profitait encore de sa rémission au sein du quartier pauvre, aidés par Helm Dundragon et Lara la voleuse. Tous les mendiants et habitants de ces quartiers avaient entendu parler de cette explosion qui avait eu lieu en pleine place du commerce, où la plupart d'entre eux allaient parfois pour mendier quelques piécettes ou quignons de pain. Il ne fallait pas être malin pour comprendre le lien entre l'agitation des gardes depuis cet évènement et l'arrivée de trois étrangers blessés qui visiblement avaient reçu des traces de brulure et qui étaient soignés à présent parmi eux dans une petite et humble bicoque.
  • publié le 2010-04-13 09:02:00 by
    La soirée avait été bien agitée à l'auberge du Vieux Crochet mais grâce à Beldrin le barde, Canan la prêtresse de Desna, et Zeldam la barbare du lointain Shou Lan, les trouble fête avaient été maîtrisés. Ces deux hobgobelins qui avaient tenté de tuer Beldrin en voulaient visiblement au message qu'il transportait. Heureusement, l'intervention de ses compagnons d'infortune et de Grancolas le Nain avait permis d'éviter que cette missive écrite de la main d'Alusair Obarskyr, régente du Cormyr, ne tombe entre de mauvaises mains.
  • publié le 2008-05-31 19:57:00 by
    Les aventures continuent sur Faërun, cette fois ci l'alliance de l'ombre et les terrifiant Néthérisses marchent vers la cité de Port Calim. La situation est grave et Cikkim le Moine Suzerain de la cité regroupe ses troupes ainsi que ses compagnons Ilyash la championne de Kossuth et Lylynn la druidesse.
  • publié le 2008-05-10 12:00:00 by
    Les Contes d'Elensen, Tome 06

    Quelques jours s'étaient écoulés sous le soleil du Calimshan, et une acalmie semblait enfin règner sur Port Calim, grâce aux voyageurs venus du Nord. De cette côterie, un seul d'entre eux n'était pas étranger à ces terres arides et le souffle du vent semblait lui murmurer des paroles famillières. Cikkim, le nouveau Sultan de Port Calim, avait finalement obtenu sa vengeance et fait rendre gorge au sanguinaire Surijay, le traître qui avait jalousé son héritage, jusqu'à en faire massacrer tout le reste de sa famille il y a plusieurs années.
  • publié le 2005-01-28 10:02:00 by
    Les Contes d'Elensen, Tome 05

    Un vent chaut soufflait sur le déserte de Calim. Cet endroit où seuls subistaient les plus robustes des hommes, ainsi que les plus résistantes des créatures. Cette étendue désertique abritait mille trésors et mystères et fascinait Faërun par son histoire, son passé relié aux dynasties de Djinns et d'Effrits, qui il y a des millénaires, avaient quitté leur plan d'origine pour fonder une toute nouvelle civilisation. Cette civilisation avait grandie, puis décliné, et enfin les restes de ce grand empire des Djinns avait trouvé un reflet confortable aux yeux des hommes, et dirigés par les anciens esclaves des Esprits du feu. Le Calimshan, royaume ancien et puissant, possédait à présent les terres et les sables de Calim, l'Effrit Empereur.
  • publié le 2004-12-03 14:05:00 by
    Nous étions en 1373 de l’année des « Dragons renégats ». En ce quatrième jour de Martel, mois du cœur de l’hiver, le Cormyr fêtait ses sauveurs. En effet, les Quatre Etoiles de l’Ouest connues sous le nom de Cikkim, Farin, Helm et Tanas, avaient permis au Bien de triompher face aux légions mortes vivantes de Simerohl, le dernier fils de la déesse Talona. La traîtrise était donc vaincue et la mort du roi Azoun Obarskyr, quatrième du nom, était enfin lavé de l’infamie de Simerohl, qui avait envoyé son roi à la mort pour prendre son royaume.
  • publié le 2004-11-18 10:28:00 by
    Poursuivons les contes d'Elensen par sa troisième partie : "La renaissance des Cendres" et concluant ainsi le premier volet de la Guerre des Damnés, une campagne de jeu de rôle pour AD&D.
  • publié le 2004-07-16 13:37:00 by
    Cette histoire prend naissance en l'an 1372 d'après le Calendrier des Vaux. Le continent que l'on nomme Faëun était comme à son habitude agité par la folie des hommes et des autres peuples qui l'habitent encore aujourd'hui. Mais cette folie aurait bien pu s'éteindre. A jamais. Car en cette année tourmentée, la déesse Talona a bien failli par l'intermédiaire de ses fils, faire basculer le monde dans la tourmente et une destruction totale. Et c'est l'histoire que je vais vous conter en ces pages ...
  • publié le 2001-09-22 13:38:00 by
    La première histoire que je m'apprête à vous narrer m'a été narrée par un barde de la cour de la famille royale Obarskyr, famille souveraine du Cormyr. Cette légende raconte l'histoire de trois hommes qui ont pris part à l'un des évènements les plus tumultueux de cette région et leurs exploits sont connus de tous. Bien des années ont passé depuis leur aventure, mais chacun sait ce que ces hommes ont fait pour les contrées de la côte des Dragons ... Laissez moi vous conter le premier chapitre de cette histoire, que j'ai décidé d'intituler : L'Héritage de Théogrid.