Journal d'Hérèkiath Gjorsdam

Par Ilusenthar, créé le : 2012-03-18 11:12:30
et modifié la dernière fois le : 2013-04-02 23:17:25
Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan La cité est en feux. Les cris commencent à prendre une note aigue à mesure que la chaleur et la flamme caresse la peau de mes ennemis. Tous, ont été enfermé dans ce grand Hall, et ce n'est pas la joie qui les fait crépiter, mais un enfer de torture que j'ai moi même refermé sur eux. J'ai fait installer mon campement près des portes de la ville pour pouvoir profiter du feu, réchauffant ma chair lasse d'avoir tant recherché, et finalement trouvé mes proies.

La cité est en feux. Les cris commencent à prendre une note aigue à mesure que la chaleur et la flamme caresse la peau de mes ennemis. Tous, ont été enfermé dans ce grand Hall, et ce n'est pas la joie qui les fait crépiter, mais un enfer de torture que j'ai moi même refermé sur eux. J'ai fait installer mon campement près des portes de la ville pour pouvoir profiter du feu, réchauffant ma chair lasse d'avoir tant recherché, et finalement trouvé mes proies.

Je ne sais pas ce qui me pousse à écrire. Et pendant que peu à peu, les hurlements laissent place à une symphonie de craquements et d'effondrement, je ressens le besoin de compter mon histoire. Aurais je trop traîné avec ce bougre de Dorgolin ? Ce scribe a du embrouiller mon esprit, mais je ne peux que le louer d'être ainsi lettré.

Je me nomme Hérékiath, des Pères Gjorsdam. Mes ancêtres ont migré depuis les Hautes Cîmes pour rejoindre le royaume d'Aquilonie, il y a des générations. Je fus élevé dans les maisons de pierre de mes pères, et dans la recherche du pouvoir, de la force. On m'enseigna que la chance n'attendait personne en ce monde, qu'il fallait créer sa propre chance de ses mains. Faire sien ce que l'on veut, voilà la doctrine qui a fait l'homme que je suis aujourd'hui.

Les Dieux me jugeront pour mes actes et me foudroieront certainement dès qu'ils m'apercevront, mais si vous êtes de chair et de sang, juger selon mon histoire... .

Ma mère mourut d'un hiver trop rude et d'une épidémie des Humeurs Rousses (note : tuberculose). Mon père, Borégon, me fit suivre par un maître d'arme une fois arraché à la protection de ma défunte mère. Frappé, Humilié, je fus mis à l'épreuve pour tester ma valeur et mon endurance. Forger un esprit d'acier était le souhait de mon père, dont j'étais le fils unique. Notre famille était cependant sur le déclin. Notre Hall n'était plus que débris de ce qu'il avait été jadis, et mon père s'obstinait à employer des maraudeurs peu fiables, jusqu'au jour où je découvris que mon père n'était qu'un misérable voleur !

Il n'avait jamais été du sang des Gjorsdam ! Il avait assassiné les derniers représentants de cette maison vieillissante et s'était accaparé leurs biens. Il avait remplacé la valeur des Gjorsdam par la fourberie, ses mensonges, en se faisant passer pour le dernier héritier, et ainsi avait pu exiger la main de ma mère, issue d'une famille de Baron Aquilonien. Il avait ensuite dilapidé tout l'argent que cet arrangement avait rapporté.

Craignant que je ne révèle cette histoire, il préféra sacrifier son propre fils plutôt que d'abandonner son simulacre de lignée. Il tenta de me faire assassiner par ses hommes mais heureusement l'entraînement qu'il m'avait si durement prodigué porta ses fruits. Ayant échappé à la mort et à la traîtrise de mon propre père, je décidais de fuir, ne pouvant me résoudre à tuer mon propre père, refusant de m'abaisser à son niveau.

Je n'étais qu'un jeune homme... à l'époque.

Les lieues défilèrent, dix, cent, ... et je m'installais alors près de la frontière de Koth, au sud de l'Aquilonie et faisant face à la Stygie au sud. J'y fis mon service d'arme pour le compte d'un Baron peu sensible à la pauvreté de ses sujets, mais qui défendait ses terres avec ardeur. Je fus donc soldat et grâce à ma solde, je pu prendre une simple demeure et je rencontrais alors Enélia, ma femme.

Les années passèrent, les Stygiens tentèrent moultes fois de nous attaquer mais mes talents pour le combat furent remarquées. Je fus placé alors capitaine de la garde Aquilonienne. Mes victoires pour ce Baron cupide me rapportèrent un surnom : le Brise-Destin. Car nombreux furent les nobles Stygiens qui tentèrent d'assouvir leur désir de conquête en commençant par l'invasion de nos terres... mais mon commandement pourfendit leurs ambitions, comme ma lame transperçait leur torse.

Enélia et moi eûmes 3 beaux enfants. Deux fiers Aquiloniens et une jeune et belle Aquilonienne. Être père fut mon plus grand honneur et je pensais avoir trouvé une paix relative ici, mais le Brise Destin fut victime de son propre nom. Quelle ironie...

Mon père eut vent des rumeurs circulant sur moi au Sud, il fut intrigué et demanda au Baron mes services, sans savoir qu'il s'agissait de ma personne. Ce vieillard avait apparemment réussi un beau coup et sa fortune semblait avoir grandit, comme la descendance de son "prétendu" clan, puisqu'il avait pris deux nouvelles femmes, successivement, qui lui avaient donné 5 fils.

Le Baron accepta de me présenter à Borégon. Quelle ne fut pas notre surprise de nous retrouver nez à nez ! Moi qui pensait avoir ici des alliés, je m'aperçus que j'avais été une fois de plus trop naïf. Borégon, mon père, demanda au Baron de me tuer, en promettant une belle somme. Le Baron, comprenant que Borégon voulait me faire taire, préféra alors le faire chanter en m'emprisonnant dans sa demeure. Il extorqua alors à Borégon tout ce qu'il put tirer de lui. Je fus enfermé pendant des mois, croupissant dans une cellule glauque et me nourrissant de rats.

C'est alors que la lumière revint. Les gardes Aquilonniens avaient appris mon sort et certains s'étaient rebellés contre le Baron. On disait qu'un nouveau roi était maintenant au pouvoir depuis quelques temps en Aquilonie, un certain Conan. Depuis, le pouvoir des Barons vacillait.... . Mes compagnons d'arme me libérèrent et je pris alors la tête de la révolte.

Mon premier mouvement fut de retrouver les miens, et ce fut lorsque je passais le pas de cette porte que mon horizon changea. La maison était vide. Les paysans proches me dirent ce que les soldats n'avaient pas eu le courage de m'avouer. Borégon avait envoyé ses fils chez moi, avaient violenté et tué ma chère Enélia. Ma fille avait été enlevée, certainement vendue à un noble. Mes fils avaient disparu, sans laisser de trace.

Maudissant alors Mitra, que j'avais prié pour assurer leur sauvegarde, je m'engouffrais alors dans un chemin de rage. Je pris la direction du Hall du Baron, je fis évacuer tous ceux qui n'étaient d'aucun intérêt, et je barricadais la demeure de ce porc.

Je suis à présent devant sa demeure, j'ai vu passer plus de 40 hivers mais mon coeur brûle de rage. Le Baron est mort à présent, il brûle en enfer pour m'avoir trahi. Ses lieutenants avec lui. Maintenant, c'est au tour de Borégon et de ses fils de connaître ma colère. J'érigerai un monument à sa déchéance, je tuerai ses héritiers et tous ceux qui lui sont chers. Puissent mes enfants me pardonner si ils sont encore en vie, les Dieux, eux, ne seront pas si cléments.

Je dois me mettre en chemin, je vais donner l'ordre de dispersion des troupes car les forces du Nord viendront rétablir l'ordre. Je dois me faire oublier un moment, et retrouver mes enfants dans ce chaos... .

 

Attendre le bon moment

Plusieurs années ont passé. Je n'ai toujours aucune nouvelle de mes enfants mais j'ai pu me cacher.... ironie du sort une fois de plus, en Stygie. Protégé par un de leurs érudits, j'ai appris les voies des combats étranges (note:la magie). Je suis devenu selon eux, un Templier noir. C'est étrange, certains savent qui je suis, que j'ai été l'ennemi de leur peuple mais ils reconnaissent mon désir de vengeance comme une valeur à respecter. Ainsi ils m'épargnent pour que je puisse accomplir mon destin.

Je me sens prêt. J'ai repéré l'un des enfants de Borégon dans une ville voisine. Je commencerais par lui. Il semble faire des affaires avec les Stygiens. Etrange .... . Je suis néanmoins impressionné par l'importance du Culte de Set, cette culture voué au sacrifice et à la recherche mystique me fascine et je sens que j'ai beaucoup appris à leur contact ...

....


Par l'Enfer ! J'écris ces quelques lignes depuis une nouvelle cellule. Le fils de Borégon vendait des informations stratégiques aux Stygiens ! Peu après cette rencontre j'ai tendu une embuscade à son escorte et j'ai réussi à faire couler son sang ! Ce chien empestera dans les rues Stygiennes pendant quelques jours ! Il n'a que ce qu'il méritait. Cependant, j'ai été touché par une des armes Stygiennes de l'un de ses protecteurs. Mes forces se sont affaiblies et malgré ma victoire je me suis effondré quelques minutes après. Retrouvé non loin de tous ces cadavres, j'ai été condamné pour mon "crime" et je vais bientôt embarquer dans une galère.

Il faut absolument que je trouve un moyen de retourner sur le continent au plus vite !

...

 

Parmi les mangeurs de morts

Je suis vivant. Les Dieux approuveraient ils la raison de mon existence ? De ma survie ? Finalement peu m'importe ... je me suis relevé sur une plage de sable fin, des Barachas. Ainsi nos coups de rame sur cette galère nous ont permis d'aller aussi loin ! Jamais je n'avais vu de tels paysages et le soleil est harassant, l'humidité oppressante. J'ai réussi à conserver mon journal dans une peau avant que nous fassions naufrage. Heureusement rien ne s'est effacé, ou presque ... car si mon journal est toujours présent, ma mémoire ne reconnaît pas ce que j'ai écris, comme si notre naufrage m'avait ôté certains souvenirs.

Je ne sais exactement ce qui s'est passé. Une attaque ? Un orage certainement ... reste que sur cette plage, mes fers aux poignets, j'ai réussi à m'extirper des restes de la galère sur laquelle je pourrissais en mer.

Un Stygien est venu me tirer des eaux, étrangement, il m'a parlé de la fin des Temps pour l'Hyborie, et .... des immondes Pictes mangeurs de chair morte ! Des sauvages que je n'avais encore jamais combattu... .

Ainsi, je me retrouvais sur cette île, loin de tout, seul et avec pour seul arme de défense un vieux morceau de bois recouvert de coquillages. Le Stygien me donna de l'eau et me nourrit en me parlant de lui. Ses propos concernant le Destin m'intriguèrent et j'en profitais pour reprendre des forces. Mon sort n'était pas réglé, en effet, il me dit que d'autres esclaves avaient réussi à s'extirper du bateau, ainsi que .... notre geôlier... . Si je devais retrouver ce fils de chien, il connaîtrait la façon dont meurent les lâches ... .

D'après mon compagnon Stygien, ma seule chance de survie était de rejoindre Tortage, une ville pirate commandée par Storm et la Main Rouge. La situation n'était pas brillante... et je n'avais plus vingt ans ! Cependant, je suivais les conseils du Stygien, mon aventure sur ces îles devait commencer par l'aide d'une jeune femme, dont j'entendis soudain les cris. Repensant aux paroles du Stygien sur mon Destin et la "Marque dont j'étais affublé sur l'épaule", je me dirigeais vers la jungle, répondant à l'appel de cette femme.

Elle me raconta son histoire alors que je défaisais ses liens. S'attaquer à une femme ... Tortage avait des coutumes bien étranges. Il allait falloir faire profil bas et se trouver des alliés .... rapidement. Pour assouvir ma vengeance, mieux valait ne pas se faire de nouveaux ennemis, tout en étant sans pitié envers ceux qui entraveraient mon passage.

Nous nous frayâmes un chemin parmi les bêtes sauvages et les Pictes. Des ruines semblaient former l'ossature de cette jungle, de civilisations anciennes. Ces pictes étaient très nombreux et extrêmement agressifs. Ils ne semblaient pas craindre la mort, ce qui me rendait la tâche plus difficile. Cependant si il ne craignait pas la mort, il ont je pense appris à me craindre. Dans leurs villages, je vis des horreurs sans nom, des créatures sorties des Démons de la terre et de nombreux corps exhibés tels des trophées, les têtes séparées de leurs corps.

A force d'efforts, je regagnais les abords de Tortage. Je continuais alors ma route seul, ne voulant pas mêler cette jeune femme à mon avancée.

 


L'appel du Lotus

J'ai réussi à entrer à Tortage. En effet, je ne peux me fier à personne réellement. Je ne dors pas vraiment depuis plusieurs jours, de crainte d'une soudaine attaque de la Main Rouge qui tient et asphyxie la ville, par la paranoïa de son chef, le dénommé Storm.

Je pense que mes actes commencent à faire du bruit, j'ai insulté plusieurs gardes et j'ai commencé à me lier avec des membres d'une certaine "Résistance" qui agit à Tortage. Mes pas semble me mener vers une île au Nord. Je suis coincé ici tant que Storm et la Main Rouge bloquent l'accès au continent. Il faut que je renforce mes alliances et que je me fraie un chemin pour trouver un moyen de quitter cette île maudite.

J'ai rencontré une certaine Sancha, une catin mais au caractère d'acier. Je reste parfois dans son établissement... à attendre, en respirant les émanations de Lotus. J'essaie de retrouver le fil de ma mémoire mais tout est encore flou. Mon journal me dicte que je dois venger ma femme et retrouver mes enfants mais .... mes souvenirs d'eux sont flous et confus... Dois je réellement croire ce journal ? Je ne sais plus à vrai dire, seul le Lotus me donne une consolation ainsi que les charmes de quelques concubines ... .

 

Une rencontre inattendue

Je reviens de mon expédition à l'île des sables blancs. Par les Dieux, que de barbarie en ces lieux... . Mais dans tout ce chaos et après avoir nétoyé mon nouvel équipement de combat, que j'ai acquis sur le corps de mes ennemis, je repense à la personne que j'ai rencontré là bas : une Stygienne nommée Ilyash. Elle semblait si déterminée, si sûre d'elle .... Elle m'a parlé de Destinée, chose apparemment répandue sur cette île et .... sa détermination m'a redonné de la force. Cette nuit, je ne dormirais pas auprès de Sancha.

Cette femme , Ilyash, est intrigante. Elle possède un charisme étrange et a subit comme moi le poids des ans. Cependant, elle semble être possédée par Xotli. Je devrais surveiller cette belle bête sauvage, car les femmes sont souvent aussi belles qu'elles sont traîtresses !

Je me nourris de ces paroles à la place du Lotus et peu à peu mes souvenirs semblent revenir. Elle voudrait apparemment transmettre une nouvelle en Hyborie... elle pense que le cataclysme peut renverser notre monde. En voyant les atrocités et la menace Picte, j'ai tendance à la croire. La décadence risque de renverser Tortage et .... serait ce un mal ? Finalement peu m'importe mais le cataclysme serait mérité, du moment qu'on me laisse assez de temps pour retrouver mes enfants.

Enélia, enfin je me souviens de toi .... Les souvenirs de tendresse reviennent ... avec la rancoeur et mon désir de vengeance. Je commence à penser que cette nouvelle doit également être propagée, pour que ce fameux 7ème Empire, dont Ilyash me parle, voit le jour avant la fin. Car sinon pourquoi les Dieux m'auraient ils épargné ? C'est une erreur qu'ils n'auraient pas du faire. Ou alors rient ils de me voir souffrir ainsi ? J'ai en tout cas ma chance d'assouvir ma vengeance, je n'hésiterai plus.

Ilyash et avons parcouru l'île des sables blancs, combattu les Pictes et leurs horreurs, exploré les ruines non loin près du Volcan et nous avons encore à faire. Ensemble, nous trouverons un moyen de nous en sortir. Et je me suis promis de la protéger, car elle me donne la force de poursuivre, de combattre. Cependant je crains son influence sur moi, son .... attrait. Je ne dois pas trop devenir dépendant de cette femme ... et continuer à protéger mes arrières.

 

 

La fange de Tortage

Décidément, cette cité de Tortage est enlisée dans la fange et la corruption. Je me retrouve maintenant mêlé à une sombre affaire, entre la Résistance et les troupes de Strom. J'ai croisé un inquiétant assassin à la solde de Strom, maître de la Main Rouge, il va falloir que je m'en occupe ... . Ces hommes sont inquiétant et après avoir visité la ville basse, je sais à présent ce qui m'attend si ils me capturent ou si j'éveille trop leur attention.

J'ai èré une partie de la nuit sur les traces de la marque que je porte sur le Torse. Mes souvenirs me font défaut. L'avais je toujours porté ? Ou est ce récent ? Je n'ai rien trouvé dans ce journal qui puisse m'aider à me rappeler ... mais tout ceci semble lié à Acheron et à une certaine Mystrelle ...

Au petit jour, j'ai décidé de mettre de côté ces sombres présages, pour me concentrer sur mes explorations des îles proches. Peut être trouverais-je un moyen de regagner le continent en contournant le blocus de Tortage. Mais il y a peu d'espoir, les pictes et les créatures qui sont sur ces côtes doivent dissuader tous les approchants.

Je reste désormais proche d'Ilyash. Elle et moi avons convenu d'une sorte d'accord tacite. Elle m'a aidé à décrocher du Lotus dans lequel je m'enfonçais et elle aussi veux quitter cet endroit. Elle me parle souvent du Crépuscule approchant, et ses idées sur les Dieux et leur surdité ne peut que me plaire.

A la taverne, beaucoup ont entendu mes paroles, la plupart me disent que renier les Dieux n'est que Blasphème et pure folie. J'affirme que ce n'est au contraire qu'une marque de raison. Leur naïveté me touche et à la fois m'exaspère. Qu'ils croient que leurs Dieux vont les protéger, les sauver. Ils n'ont pas entendu quand je vivais selon les lois de Mitra, et quand j'ai franchi la limite, en les reniant et bravant leurs foudres, .... j'ai été épargné. Quelle ironie. Qu'ils gardent leurs fadaises et leurs Dieux, je m'en suis affranchi, que ce soit de leurs bénédiction ou de la crainte de leur courroux !

Durant nos explorations, nous avons rencontré un Stygien, portant la marque des Fléaux de Set, cet homme semble aguerri au combat. Il se nomme Aldruss. Apparemment il désire la même chose que nous et semble aussi intéressé par les dires d'Ilyash sur le 7ème Empire.

De nombreuses personnes doivent entendre ceci. L'idée d'établir un culte nous est apparu comme une évidence. Avant que le cataclysme ne règne comme le prophétise Ilyash, nous devons répandre la nouvelle. J'aiderai ceux qui veulent profiter encore de ce monde à le prendre à la gorge, pour le forcer à donner ce que nous voulons.

La nuit va être sombre ce soir mais cette idée éclairera le ciel sans étoiles au dessus des Barachas.

 

La fondation du Culte

Ce monde est peuplé de malandrins et de traîtres prêts à vous poignarder dans le dos. Depuis Tortage, on voit une Hyborie en miniature. J'ai pu croiser des brigands, des pirates cannibales, des esclavagistes, mais également des hommes et des femmes de valeur, au coeur vaillant, des hommes de foi croyant que leurs Dieux les sauvera ... personne dans toute cette foule pourtant ne résistera à l'Effondrement.

Pour éviter que ces êtres, si naïfs, ne succombe sans avoir connu la liberté, et la chance de savoir que leur temps est désormais compté, nous avons décidé, Ilyash Halad et moi, de fonder le Culte dont nous discutions. Cette femme semble guider mes pas mais .... peu à peu ma mémoire me revient et je sais ce que je dois faire. Le culte me permettra d'assouvir ma vengeance.

Demain, un bateau doit m'emporter au petit matin vers l'Aquilonie, je vais devoir ruser pour rejoindre la Stygie et Ilyash Halad qui a commencé son oeuvre. L'Aquilonie ne doit pas savoir que je suis de retour. Pas encore. Mais bientôt, les traîtres paieront... .

Il me reste encore quelques affaires à régler. Malgré la marque d'Achéron qu'ont m'a imposé, mon esprit est clair et tout ce que j'ai vu dans les îles Barachas me confirme ce qu'a compris Ilyash Halad. Elle m'a confié le règlement des détails logistiques. Une grande tâche à accomplir m'attend. je dois à présent recruter des hommes et femmes de valeur, et sensibles à notre cause.

Ce savoir ne peut être laissé au silence, le 7ème Empire ainsi n'aura pas été détruit en vain. Il est d'ailleurs étrange de comprendre comment cet Empire est perçu de différentes façons. Certains y voient une délivrance, d'autres une solution. Pour ma part, je pense que leur savoir nous donne une chance de faire ce que nous devons faire, avant la fin. Un espoir et un compte à rebours sur nos têtes. Pour moi c'est celà le 7ème Empire.

Reste que les écrits perdus de cette civilisation datant de l'Atlantide devront être retrouvés. Plus nous en saurons sur leurs prédictions et leur clairvoyance et mieux nous pourrons coordonner nos actions.

 

Le premier écho

Cela aurait pu être ma dernière nuit hier au soir. Et dire que pour l'occasion je n'avais ni vin ni de belles courbes à mes côtés ! Ah ah, par les Enfers nous avons vu juste ! Enfin .... ilyash a vu juste ! J'en discutait encore avec ce cher Laeronn, que j'ai rencontré dans les ruines Achéronniennes alors que nous chassions un démon chauve souris. L'effondrement est pour bientôt, hier soir nous en avons eu la preuve.

L'ironie du sort a voulu que je ressente un trouble alors que mon bateau quittait Tortage hier. Après un voyage sur une mer d'huile, j'aurai du me douter que tout n'était que trop calme. Les présages étaient nombreux et à peine arrivé au port de Tarantia, capitale d'Aquilonie, majestueuse cité que je n'avais pas vu depuis près de 30 ans, des regards se posèrent sur moi. Mon visage était il si marqué par le désir de vengeance ? Je ne suis sûr que d'une chose, des yeux cupides me regardaient tels des loups autour d'un repas juteux. Je ne pense pas qu'ils m'aient reconnu mais la prudence guida mes pas.

C'est alors que ce malaise survint et je pris soudain la décision de revenir à Tortage. Sur la bateau, je croisais mon cher compagnon Aldruss, qui avait amené avec lui deux autres combattants prêts à défendre notre culte naissant.

Ils se nommaient respectivement Athekaton et Saalzad, puissants Stygiens, redoutables par leurs talents. Ensemble, nous partîmes pour l'ïles des Sables blancs. Et là nous recûmes la preuve, le sol se mit à trembler, comme un spasme de douleur de l'Atlantide engloutie qui gisait sous les mers à quelques encablures.

Nous ressentîmes tous cette même sensation de liberté, et notre savoir prodigué par le Culte nous preserva de la panique, ou de la folie. Au contraire, nous nous sentîmes vivants ! Attendant un autre signe du destin, une femme vint se présenter, harcelée par des brigands. C'était notre premier signe : chatier sans juger, punir sans compassion ou sans haine. Car alors que la Fin approchait, il nous faudrait alors agir comme des Hommes, faire ce que nous pensions être juste, au delà de toute moralité. Nous déferlâmes telle une écume de mort sur ces sables, tuant sans nous arrêter jusqu'à ce que le malaise nous reprenne, puis nous fasse tomber inconscients.

En nous réveillant, nous vîmes que le glas n'avait pas encore sonné pour ce monde. Mais c'était bien la preuve que des actions étaient à mener, et le Culte nous permettrait d'avoir la force de les accomplir.

Etrangement, je repensais à un homme que j'avais croisé dans les souterrains de la ville basse de Tortage. Il semblait habité par Xotli, et perdait le contrôle de ses mouvements, possédé par sa rage. Cette force était dangereuse mais pourrait être canalisée. Il nous fallait à présent poursuivre ce genre de possessions, afin d'assurer la survie du Culte.

 

Les conversions


C'est sur le pont d'un navire Aquilonien que j'écris ces quelques mots. Tant de choses se sont déroulées depuis la dernière marque que j'ai apposé sur cet ouvrage... . Le Blocus de Tortage ayant été levé après la chute du tyran Strom, j'ai enfin pu revoir les terres d'Aquilonie. Cependant, mon passé m'a appris la discrétion et à garder mes verbes pour moi. Borégon pourrait toujours avoir des fils de chiens de mercenaires en ces terres, prêts à me passer la corde au cou ou la lame dans le dos.

Mais mon nouveau statut de Haut Dynaste m'apportait une nouvelle sécurité, dans cet âge de décadence où tous les cultes annonçaient leur vérité, personne n'aurait cru que je prendrais cette voie là. Encore moi mes ennemis.

De nombreux nouveaux initiés ont répondu à l'appel du Culte et du 7ème Empire. Je dois faire quelques faveurs à Ilyash, qui depuis quelque temps a un comportement inquiétant. L'appel du 7ème Empire semble beaucoup l'atteindre et elle se courrouce pour un rien. Par l'Enfer ! Quel caractère !

Il y a deux jours, j'ai du faire discrètement passer une missive auprès de Karok, un esprit prometteur qui m'a appris à utiliser l'art étrange des sceaux. Son savoir sur l'art des Templiers est grand et je lui dois une faveur malgré ma méfiance envers ses paroles de fanatique cavalier du Séïsme.

Ilyash désirait défigurer Nigla, l'une de nos nouvelles initiées. Ce "Joli minois" est une femme attirante, mais à la beauté empoisonnée. Comme c'est une cavalière, j'ai idée que Karok lui remettra le message que j'ai chargé à Aldruss de transmettre. Ils ne doivent pas savoir que je cherche à les protéger, mais je dois contre balancer les rages de la Prédicatrice.

Karok justement, ses idées semblent venues d'un libre et de son savoir. Il semble "voir" plus que les simples hommes que nous sommes. Peut être devrais je le pousser vers la place de prédicateur, afin qu'il contrebalance le pouvoir d'Ilyash. Cette femme est maline, puissante et même si elle n'est pas d'un fond dangereux, elle peut s'avérer fatale si elle n'est pas maîtrisée.

Le navire qui me porte vers l'Aquilonie revient de Stygie où j'ai fait là aussi moisson de nouveaux Initiés. Les premiers Zélotes commencent à émerger et ils prouvent ainsi leurs dévotion. Mes protégés Aldruss, Athekaton et Saalzad doivent recevoir mon soutien au plus vite pour que je puisse assurer mon emprise sur l'organisation du Culte.

Mon projet avance, et le Culte est à la fois le but et le moyen pour moi. Bientôt nous construirons notre cité, et j'enverrai des éclaireurs au sud de l'Aquilonie, pour aller voir ce que Borégon fabrique ....

Puisse le Destin m'accorder le temps nécessaire avant que la Ruine ne vienne ....

 

Dynastes et prédicateurs

Les nuits passent, mais celle-ci sont plus douces aux côtés d'Aquilae, la Templière noire Cimmérienne. La Ruine semble encore nous donner quelque peu de répit et la présence de cette femme me donne quelque part les forces qui me manquaient encore pour poursuivre ma tâche.

Et dans le marasme de mes pensées encore flous, où mon passé est simplement lié à ce journal, je me met à imaginer le visage d'Enélia sur les traits de cette femme, fière et enflammée. La nature de notre relation est très claire, et je sais que nous tirerons tous deux avantage de cette situation. Je la respecte, pour ce qu'elle est.

Au moins, toutes ces nouvelles rencontres m'ont définitivement sevré du Lotus. Les prédicateurs sont 3 à présent .... bientôt 4, et leur pouvoir s'accroit à mesure que le Culte grandit. Déjà, nos membres font parler d'eux et le message du 7ème Empire se propage peu à peu en Hyborie. Nos plans fonctionnent à merveille et bientôt notre cité émergera des terres de Stygie. Ce choix du Destin est arrangeant pour moi, qui suit recherché en Aquilonie. Sur les terres de mes anciens ennemis, qui me croient maintenant mort, je suis tel le Serpent qu'ils adorent : j'ai mué. Je suis le Haut Dynaste a présent et j'ai su placer des personnes de confiance autour de moi : Aldruss tout d'abord, et ce cher Saalzad qui a failli être tué après avoir échoué à son épreuve auprès des prédicateurs.

Je dois faire de mon mieux pour préserver l'équilibre, et rester sur mes gardes. Je travaille pour le Culte et ainsi je sers mes intérêts, cependant il ne faudrait pas qu'un jour tout ceci tombe dans l'escarcelle des Prédicateurs ou des courants fanatiques des Cavaliers et des Refondateurs. Orakyn, semble être un homme à l'esprit libre et ses dires me donne l'espoir .... malgré la Ruine qui nous attend au bout du chemin.

Puisent les Enfers ne refermer leurs portes qu'après que j'ai pris avec moi Borégon et sa chienne d'engeance.

Les travaux doivent continuer, le Culte grandir et les Dynastes renforcés, pour contrebalancer les Prédicateurs.

 

Voyages en Stygie


Je redécouvrais la Stygie, terre de mystères et de dangers, la plupart se cachant sous les sables du désert. Là bas, les Zélotes faisaient des merveilles et la cité allait bientôt s'élever. Mais en attendant, nous avions besoin d'or, et de ressources. Pour les ressources, le Marais contenait tout ce dont nous avions besoin, et les sables Stygiens cachaient des sanctuaires et des grottes, antres des terreurs les plus grandes de l'Hyborie.

Nos plans avancent bien, les Zélotes sont forts et s'entraident. Les ...personnes de haut rang.... sont plus nombreux à présent. Je vais devoir renforcer les Dynastes car seuls avec Aldruss nous devrons contrebalancer leur pouvoir grandissant. De plus, les Cavaliers font un peu trop de zèle, je vais devoir faire attention pour qu'ils ne hâtent pas trop la Ruine, j'ai encore une chose à faire avant la fin.

Un trouble m'a pris l'autre soir. Je n'ai pas vu Aquilae depuis des jours et je commence à m'inquiéter. Mais au delà de cela... je regarde mes notes et j'ai de plus en plus de mal à me rappeler de mon passé. Espérons cependant que Dévoreuse, arme forgée par Karok et qui m'a été confiée, saura trancher dans mes doutes, tout en faisant de même des créatures impies qui m'attendent .... au Sanctuaire des Âmes ardentes.

 

Fondations et doutes


Ca y est ! "Joli minois" a enfin confirmé que les fondations de notre future cité étaient terminées ! Nous allons donc commencer les travaux dès ce soir. C'est un jour important pour le Culte, et j'espère avoir davantage de temps dans les prochains jours pour oeuvrer pour l'héritage du 7ème Empire.

De nombreuses tâches ont été accomplies, mais tant restent à faire. Depuis plusieurs jours, je travaille à des actions diplomatiques. Les jeunes sangs m'auraient ils relégué à cette mission à la vue de mes cheveux blancs ? Ah ah. Peut être bien après tout ... Dévoreuse est toujours dans mon fourreau et je sens ... comme un doute.

Je ne sais pas comment l'expliquer mais je me suis isolé les derniers jours. Dans ma chambrée noire, à l'auberge de Tesso, je lis et relis les lignes de ce journal. Sans cesse, et seuls la lueur de la bougie me suffit dans ces moments. Mon écriture se perd peu à peu. Cela me trouble, m'emplit de doutes. Pourquoi mes mains tremblent elles lorsque j'écris sur cet ouvrage ?

Plus je lis les pages précédentes, et plus j'ai peur de les relire, mais cette peur m'incite également à l'affronter, et donc à recommencer pour dissiper mes craintes. Peut être ai je oublié quelque chose ? Mes souvenirs ...

Je dois me concentrer pour le moment sur ma mission. Le Culte devient plus grand chaque jour et mes dernières rencontres me donnent un espoir, comme le dernier éclat du soleil, rougeoyant avant de disparaître à l'horizon. Au moins si cette nuit doit être la dernière, je ne regretterai rien ... enfin de ce côté là.

Ces craintes, je le sens, vont hâter mes pas vers Borégon. Ce chien doit payer. Lorsque la cité sera entamée, je vais utiliser Dévoreuse pour assouvir ma vengeance. Elle goûtera au sang de celui qui a fait de ma vie un Enfer.

Je l'ai repéré et il viendra en Tarentia bientôt. Ma lame aussi ....

 

 

Conduire la coterie


Nous avons réussi. Les travaux nous ont pris du temps mais le donjon est à présent debout. Depuis les tours de garde, j'ai pu observer les Marais, et leurs richesses cachées, ce bourbier me rappelle le monde depuis lequel nous nous élevons, quitte à retomber brutalement lors de l'avènement de la Ruine annoncée par le 7ème Empire. Mais ce destin, nous l'avons tous accepté je crois.

Dévoreuse toujours à ma ceinture, je me suis rendu au Temple des marais peu après la cérémonie d'inauguration ou tant de Zélotes et d'amis étaient présent. Quelle nuit. J'ai cru pouvoir oublier un temps mes doutes... .

Ce trouble me pousse, m'inspire même, mais dans une étrange sensation de perdre pied, peu à peu. Je relis ces pages, encore et encore, et la haine m'envahit à mesure que mon esprit semble lâcher prise. J'ai l'impression que mon instinct se développe également. Je .... ressens certaines personnes, plutôt que de les voir.

C'est exactement ce qui m'a poussé à revenir vers Khemi. Le souvenir de cette femme lors de notre dernière réunion à l'Auberge de la tête de serpent. Levana, c'était son nom. Je devais la retrouver, Ilyash m'avait parlé d'elle mais apparemment n'avait pas pu sortir cette esclave Aquilonienne de sa condition. Je devais mettre tout cela au clair.

Me rendant à l'auberge, je la retrouvais, en plein service au milieu du Cartel et de diverses autres organisations à la réputation louche. Je tentais de l'attirer discrètement vers moi, à l'abri des regards et oreilles indiscrètes mais ... c'est aussi en me cachant que e remarquais un Cimmérien à l'attitude louche. Arrêtant un moment mes essais infructueux d'attirer l'attention de cette Femme, je décidais de vérifier les intentions de cet homme.

Il ne bougeait que pour ou me suivre ou suivre cette Femme. Patrouillait il ? Peut être bien, mais je devais en avoir le coeur net. Je m'approchais alors sans discrétion de Levana, en lui disant que je reviendrais plus tard. La jeune femme alors me courut après jusqu'à la porte mais .... j'avais adroitement esquissé un petit pas de côté pour me cacher dans une alcôve de la taverne Stygienne. En m'y dissimulant, je vis la femme sortir.... et l'homme la suivit ! J'étais maintenant fixé sur ses intentions, il suivait l'un d'entre nous.

Attendant un moment, je regardais par l'entrebaillement de la porte et je vis alors Levana, qui elle aussi s'était cachée à l'extérieur et me demandait de la suivre. Elle avait dit à son propriétaire qu'elle se rendait au souk. Elle avait donc un peu de temps devant elle.

Nous trouvâmes un coin discret sur la côte pour discuter de sa condition. En effet, elle était dans un sacré pétrin ! Par les enfers, cette femme venue d'Aquilonie avait été envoyée en Stygie pour découvrir des informations sur son passé. Qui était elle ? Elle esquiva la réponse. Mais elle me raconta qu'à son arrivée à Khémi, le prêtre de Set Tefketri ou un nom du genre, présent sur le port, l'avait emprisonnée et emmenée dans une pyramide dédiée au dieu Serpent. Là bas, on lui avait prélevé .... son âme par un odieux rituel. Depuis, elle était contrainte de travailler en tant qu'espionne, travaillant dans cette taverne comme une couverture.

Dépossédée de son âme, elle était entre les mains des prêtres de Set. Elle avait cependant dans les yeux quelque chose qui me demandait de la libérer.... mais pour la lier à un objectif plus personnel. Elle du cependant repartir vers l'auberge, mettant fin à la discussion. J'en apprendrais davantage bientôt mais elle semblait avoir des talents prisés par le Culte ...

 

Trouver son propre chemin

Les sables de la Stygie sont enivrants. Ils donne une robe au sable, lui donnent ses formes, ses gestes et mouvements, telles les danseuses de l'Auberge de la tête de serpent. Je ne me lasse pas de sentir ce sable chaud former une seconde peau sur mon visage, s'insinuer entre mes rides et cicatrices. Ce sable, est bien comme moi à présent, il a besoin du vent pour être, sinon, il n'est finalement que grains inertes. Ce vent, est ma dévotion pour le Culte.

Le début de ma journée a bien commencé, j'avais trouvé un campement près d'un attroupement d'adeptes de Derketo. Drôle de païens. Ils semblaient adorer un Oracle, un être immense à la peau étrange, couleur sablée. Encore ce sable ... .

Mes recherches dans la pyramide des anciens ont été fructueuses, et Dévoreuse a bu maintes fois le sang de mes proies. Ces tortionaires, ou soldats dévoués au culte du démon se cachant dans la pyramide, ne verront donc pas la Ruine. Tant mieux, cela nous fera plus de place sur la dernière colinne de gloire, que le Culte aura dressé pour mieux apprécier cette Fin.

Ainsi, ces adeptes s'emparaient de l'âme de leurs brebies, en faisant des esclaves, comme cette pauvre femme, Levana. Après avoir récupéré les informations que j'étais venu chercher, accompagné d'un Barbare Cimmérien nommé "Le juge", je reprenais le chemin de Khemi en envoyant un pigeon voyageur à Nigla et Orakyn, pour qu'ils puissent me rejoindre.

L'auberge de la tête de serpent portait de mieux en mieux son nom. Le cartel y était présent et commençait à faire parler de lui. De vils bandits, présomptueux. Mais ils auront certainement leur utilité d'une façon ou d'une autre. Je pus cependant constater que sur tous les plans, nous avions une avance sur eux.

Levana était toujours là, comme à son habitude. Après avoir attiré son attention, je demandais alors à Nigla de la conduire à nous, pour qu'Orakyn et moi préparions le terrain, en sécurité, sans attirer l'attention ou un quelconque lien entre le Culte et cette femme. Le tavernier m'observait et .... je me méfiais de l'homme qui était à ses trousses la veille.

Nous nous sommes tous rejoint au l'extérieur de l'auberge. Nous y avons conclu alors un pacte, le Culte allait aider cette femme contre certains .... services. Et j'y ajoutais un prix plus personnel.... pour ma vengeance.

Orakyn le sage, vit en Levana une femme troublée, certes, mais qui devait retrouver son chemin par elle même, car même sans son âme, ses actions continuaient à paver la route de son destin. Ces paroles résonnèrent également en moi et je demandais peu après au Stygien Orakyn, ses sentiments au sujet de ce livre, sur lequel j'écris ses mots. Il me révéla certains doutes, encore trop flous, mais me confirma dans l'idée que seuls mes actes futurs me permettraient de découvrir les secrets qui résidaient en moi.

Ma soif de vengeance n'en a été que ravivée. Orakyn est dans le juste. Je dois me concentrer sur mes actes, non sur mes doutes. Ceux ci se dissiperons .... lorsque j'aurai tranché la gorge de Borégon. Ce jour approche, pourvu qu'il soit la veille de la Ruine, et pas son lendemain...

 

 

Les charmeurs de serpent

Je les ai longtemps observé à Khemi. Ils jouent de leur flûte simple et taillée dans un bambou de la baie probablement. Tout d'un coup le panier devant eux s'entrouvre et en sort un gigantesque serpent, semblant danser et onduler au rythme de la musique. C'est amusant un temps, mais il faut, comme toute chose, en tirer une conclusion.

Le 7ème Empire fut, pour moi, comme ce charmeur de serpent, mais sans sa flute. Quand il commença à parler, le panier s'ouvrir également, intrigué par ce bruit qui leur semblait étrange, ces vibrations, tels des tremblements, des séismes. Puis ils hésitèrent un moment devant cet homme leur transmettant son savoir. Mais l'attaque vint alors de tous les côtés. Les serpents, tels des flèches empoisonnées, fondirent sur cet homme sans défense, et dans l'indifférence générale.

Nous ne devions pas reproduire les mêmes erreurs que le 7ème. Leur enseignement empreingné de leur propre sang, nous avait appris à jouer de la flute devant les serpents ... et les serpents de ce monde étaient nombreux.

Les projets du Culte avancent, encore mieux que je ne l'espérais. Les Zélotes sont capables et très malins. Nul doute que notre appel a été entendu par les bras les plus forts, les esprits les plus fins.

Les serpents .... cette fois-ci, alors que leur panier brûle, ceux ci ne sentiront même pas leur tête se détacher de leur corps, tellement notre musique sera harmonieusement interprétée, telle une symphonie funeste mais irrésistible.

 

 

Depuis l'autre rive

Plusieurs lunes se sont écoulées. Les Zélotes sont de plus en plus dispersés, envoyés dans les contrées au loin pour faire entendre le message du VIIème. J'ai appris, grâce aux ouvrages et parchemins entreposés dans notre nouveau Temple, que le VIIème avait également envoyé ses émissaires à travers les 6 autres Empires, pour les prévenir du fait que la fin du monde était à leurs portes. L'histoire a donc ensuite effacé jusqu'au nom de ce VIIème Empire pour cette prédication morbide auprès de la carcasse pourrissante des contemporains de l'Atlantide.

Je n'aimais pas vraiment cette idée. Envoyer des émissaires dispersés projetait nos Zélotes droit vers le danger. Mais tel était l'ordre de la Voix de l'Ouest, la Grande Prédicatrice. Depuis l'Hydre et ses quatre tours, chacune pointant vers une point cardinal, telle l'outil de navigation de notre périple jusqu'à la Ruine, les Prédicateurs donnaient leurs ordres. Chaque voix portait donc dans une direction, mais aucune ne m'atteignait réellement depuis les fondations du Bastion. Amusante ironie ... .

Je profitais de l'absence des Zélotes pour mener les travaux de Berceruine avec les quelques Zélotes restés à servir le Culte au Marais. Ils travaillaient bien, sans relâche, bâtissant peu à peu la dernière cité, celle qui ne devrait tomber qu'en dernier face au Crépuscule. Mais d'ici là, je devais continuer à m'entraîner. Et alors que Borégon semblait toujours introuvable en Aquilonie, je fus dans l'obligation de déclarer la guerre à un clan connu sous le nom de la Brigade. Eux et leurs acolytes semaient la désolation à l'Ouest, et les brigands se multipliaient aux abords des terres du Nord.

A croire que les Dieux se jouaient à nouveau de moi. Alors que le Culte m'avait donné la puissance de savourer ma vengeance envers l'Homme qui avait ruiné ma vie, je me retrouvais projeté dans un conflit bien plus vaste, et accaparant toute cette puissance.

Tout ceci commençait à me faire douter ... les prédicateurs savaient ils ce qu'ils faisaient ? Loin des lumières, les coeurs chuchotent dans l'ombre, et le mien commençait à faire écho à un sentiment d'empressement. Mais pour l'instant il était trop tôt .... mes compagnons seraient bientôt en place et je n'aurai plus qu'à frapper. Quitte à finir aux Enfers, autant avoir une place de choix !

Les doutes s'étaient estompés quelque peu mais sont revenus de plus belle. Cette écriture me trouble de plus en plus, je refuse de relire ce journal à nouveau. Cela me terrifie. Tuer Borégon soulagera mon esprit et mon âme.

 

La préparation de la grande guerre

Au petit matin, j'ai reçu les rapports de notre nouvel émissaire du Crépuscule, Darkotech. Ce jeune stygien s'avère être une ressource précieuse pour le Culte et a accompli une importante mission de renseignement en Aquilonie. Une très bonne chose pour ce que je dois accomplir.

Les rapports venus du Sud sont également bien sombres. De mauvaises alliances se forment au delà du Styx et des hommes sans scrupules menacent à présent la ville du Culte et la vie des peuples libres.

J'ai donc doublé la garde à Berceruine qui effectue à présent des rondes dans la cité. Une bonne chose. Ces gaillards nous seront utiles.

 

Sur le pont de Tarentia

Ces derniers jours ont été mouvementés. Les alliances se forment peu à peu auprès du Culte pour barrer la route aux adeptes de Derketo et aux pillards venus du Sud. Mais si la cité devient plus sûre, le monde l'est un peu moins chaque jour.

Je fus cependant mandé au quartier noble de Tarentia pour y servir le roi Conan, comme sur Tortage. Je devais bien cela à celui qui défendais ce qui pouvait encore l'être en Hyborie.

Sur le pont qui surplombait le fleuve coulant dans les veines de Tarentia, et reliant le quartier noble de la basse ville, je vis une femme qui observait l'aube se levant sur les bateaux à quais. Un tel calme se lisait sur son visage .... un calme qui me troubla. Je m'approchais alors d'elle pour partager la vue et dialoguer un peu. Notre échange fut très cordial et cette femme se présenta sous le nom de Mayline de Gunderland. Son esprit semblait cacher une triste mélancolie sous un visage d'ange et de sérénité affichée.

Je lui parlais alors du Culte, de notre mission. Elle sembla apprécier cette histoire. Quand je l'ai quitté, je savais que je devais la revoir. Pour comprendre son calme .... ou plutôt ce qui se cachait derrière.

 

Au champs des morts

Des traces du Convoi des âmes ont été repérées partant vers le Nord. Je me suis donc aventuré jusqu'au champs des morts pour retrouver les adeptes de Derketo. Mais qu'allaient ils faire là bas ? Aussi loin dans les terres du Nord .... .

Je trouvais alors la réponse en explorant la forêt hantée, peuplée de morts s'étant relevés de leurs tertres funéraires. Un chaman aux grands pouvoirs nommé Oursnoir me prêta assistance dans ce combat et les têtes de ces non morts furent retirées, brûlées et les terres furent consacrées.

Cependant, en fouillant quelques corps des adeptes de Derketo laissés derrière le convoi et dévorés par les loups, je pus découvrir une liste .... bien sombre. Je devais alors agir .... et vite car le Culte était donc en grand danger... . Je savais que je ne pouvais leur faire intégralement confiance.

Les terres du Nord étaient peuplées de Vanirs et de brigands. L'un d'entre eu tenta de me faire rendre gorge mais ... Il apprit à ses dépends que nul ne peut menacer le Haut Dynaste de la sorte.

Je ne peux cependant agir pour le moment. Avec l'information que j'ai trouvé au Champs des morts sur .... EUX .... alors je dois faire très attention et agir avec discernement. Pas facile quand mes rêvent me hantent depuis des semaines.

Je dois absolument me rendre au Sanctuaire des âmes ardentes. Orakyn m'avait demandé de chercher ma voie et celle de mes "mains". Le Sanctuaire aurait la réponse à cette enigme. Si j'arrive à apaiser mon âme, je pourrais agir plus facilement.

 

La Vision des Mains enfin dévoilée

Orakyn avait raison. J'ai réussi grâce à l'aide de Skorn et de Darkotech. Nous avons exploré le Sanctuaire des Âmes ardentes et la surprise fut terrifiante. Dans ce lieu empreint des esprits et maléfices de l'Acheron, j'ai été frappé par la vision à laquelle j'ai été confronté.

Une cour bordée d'immenses statues de pierre. Les mains de ses statues s'imposaient à moi comme la référence d'Orakyn, ce qu'il avait voulu me montrer et qui allait donc me révéler ma destinée.

Ces mains jointes et orientées vers le sol, dont du sang jaillissait et coulait en contrebas pour emplir de véritables bassins de sang ! Je fus alors empli d'un sentiment étrange. Cela voulait il dire que de mes mains jailliraient le sang ? Mais il avait déjà coulé , il est vrai .... Le lien avec le journal semblait également jouer avec moi. Ce sang jaillissant de mes mains auraient pu me faire croire que je devais tuer Boregon, mais il y avait un sens caché ....

Le sang jaillissait de ces mains, comme l'encre de la plume tenue dans mes mains, à ce moment précis où j'écris ces lignes. Une destinée de sang .... c'est ce qui m'attendait.

Je ne savais plus trop quoi en penser mais depuis, je crois avoir accepté mon destin, quel qu'il soit. Retrouver Borégon serait maintenant ma prochaine étape et .... je m'occuperai d'EUX.

 

Le Blasphème

Ainsi ma main a frappé. Peut être était ce une erreur mais j'en accepterai les conséquences. Profitant du retour et de l'isolement d'Ilyash, je suis donc passé à l'action avec Skorn. La vision ne m'avais pas menti car je réussi alors à défaire Ilyash pour la purifier d'un mal qui risquait de la faire basculer... tôt ou tard.

Elle n'a pas vraiment semblé reconnaissante. J'ai été rabroué, traité comme un imbécile. Mais peut m'importe. Je sais aujourd'hui que je peux me fier à la Stygienne, et que le Culte le peut aussi. Mes plans ont cependant été découverts, que pouvait on attendre de la part de cette Femme ! Mais elle fait aussi ce qu'elle DOIT faire jusqu'à la Ruine. Sommes nous donc là pour nous contrebalancer ? Je préfère ne rien savoir pour le moment. Elle est revenue avec des nouvelles sombres et des promesses .... je ferai de mon mieux pour l'aider, pour le Culte.

Skorn m'inquiète, il a semblé très affecté par cette attaque contre Ilyash. Je pense que je vais devoir le laisser en dehors de tout cela. Je vais devoir me racheter une conduite auprès des prédicateurs .... leur sort n'est pas encore levé pour autant.

J'ai vu Mayline l'autre soir. Elle semblait bien portante. C'est une bonne chose mais elle est comme nous tous : en surcis. Je vais maintenant devoir retrouver la trace de Borégon ... et vite ! Il est certainement sur les terres Aquiloniennes. Puisse ma lame lui trancher la gorge avant la faucheuse ! Ce vieillard ne doit pas être loin.

 

Sur les traces de Borégon

J'ai enfin eu la nouvelle que j'espérais depuis des mois ! Borégon, mon père, est toujours en vie ! La sensation qui m'a envahit lorsque le barbare Mull m'a transmis la nouvelle de Shézunis ne me quitte plus désormais.

Cette rencontre avec Shézunis la blanche fut une chance... mais je vais devoir la surveiller. Ses desseins sont troubles et obscurs. J'espère que je n'aurai pas à regretter mon marché. En attendant, je sais où se cache ma proie. Etrangement, mes souvenirs de cet homme sont assez précis, je me souviens même de son visage. M'a t'il donc tellement marqué que je me souviens davantage de ses traits que de ceux de ma propre femme ? Peste soit de lui ! J'en viens à le haïr pour cela également, plus que toute autre chose.

Cet homme a brisé ma vie, à tué ma femme, à pris mes enfants et a bien failli me faire tuer par l'intermédiaire de ses autres fils. Pire que tout, je n'ai pour tout souvenir de ces faits .... que ce livre. Comme si depuis que je m'étais relevé sur les plages de Tortage, il occupait toutes mes pensées. Ilyash avait raison ... je dois accepter mon passé, et prendre en main mon avenir.... en assassinant Borégon, qui n'a que trop vécu. Chaque souffle de ce vieillard qui doit avoir maintenant près de 80 ans est une insulte à la mémoire des miens. Par quel procédé a t'il pu vivre aussi longtemps !

Par les Enfers .... le jour approche. Je vais devoir me méfier car il aura certainement des hommes de main avec lui. Shézunis a fait preuve de sagacité en écoutant les dires à Tortage, où vont et viennent pirates, marchands et catins. On y parle beaucoup .... et elle savait où écouter. Mes occupations à Berceruine m'ont empêché de récolter ces informations personnelles, mais ce pacte avec "la blanche" m'aura permis de savoir où est cet infâme.

Je vais demander audience et réclamer une cohorte de Zélotes. Je dois faire vite avant qu'ils ne découvre mon approche. Borégon a toujours été un fin stratège. Je n'ai pas le droit à l'erreur.

Puisse les Enfers ouvrir leurs portes pour cette âme noire, qui m'a privé de tout ce que j'étais, et qui fait qu'aujourd'hui, le Brise Destin n'a peur que d'une chose : de lui même.

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  • publié le 2012-03-18 12:38:02 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Dans une vie d'homme, le corps se souvient des blessures .... et des caresses. Tel l'esprit, empli de rêves et d'espoir, qui chez certains laissent place à l'aigreur ou aux désirs les plus noirs. C'est aussi pour cela que j'avais rejoint le Culte. Le maelstrom de sentiments en moi faisait de moi un homme nouveau, non plus uniquement guidé par une soif de sang pour ceux qui m'avaient tout ôté, non ... . J'étais à présent mu par une vengeance clairvoyante, bâtissant le chemin vers la ruine, celle des Hommes, celle de mes ennemis.
  • publié le 2012-03-18 12:33:59 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    "Prendre et donner mais frapper sans relâche ! ... Prendre et donner mais frapper sans relâche ! ... Prendre et ..."
    Cette injonction raisonnait dans mon esprit à me rendre fou !
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    si ce n'était la douleur qui irradiait doucement depuis la nuque jusqu'au plus profond de mes méninges.

    Le concret, le physique, la douleur voilà à quoi me rattacher : sur quoi mon pauvre corps amaigri reposait-il ?
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    de notre continent à nous autres Aquiloniens depuis des siècles !
    Ca y est, sans m'en rendre compte mes pensées se remettaient en place ...
  • publié le 2012-03-18 12:32:21 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    La nuit est sombre sur Tarantia ce soir là. Un mince rayon de lune éclaire à peine la ville, calme, endormie. Les pas réguliers des rondes des gardes résonnent étrangement dans les rues. Les avenues sont éclairées par des torches, mais les ruelles restent sombres, mystérieuses. Heureusement, ce n'est pas comme à Khemi. Il est déjà allé dans la cité stygienne, mais ici, c'est bien plus sur que là bas. Déjà il n'y a pas tous ces satanés serpents.
  • publié le 2012-03-18 12:24:31 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Ce qui avait été promis devait être accompli. Ainsi était la parole du haut Dynaste et faisant écho au courage des Zélotes, qui n'en méritaient pas moins ! Ainsi, un soir d'été, alors que l'humidité du Marais du Lotus pourpre se faisait oppressante, une petite troupe de Zélote parti en éclaireur dans les terres du Sud de la Stygie, afin de faire couler le sang des nouveaux ennemis qui s'étaient levé contre les peuples libres : la Brigade et leurs alliés.
  • publié le 2012-03-18 12:21:00 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Alors comme ça, tu veux connaître mon histoire ? Etrange idée, mais nous vivons dans un monde étrange… Enfin, si tu le souhaite, je vais t’apprendre ce que nul homme, femme ou créature vivante ne sait. En effet j’ai toujours fait attention à effacer les traces derrière moi. Mais tu doit le savoir, non ?

    Peu importe comment je me nomme réellement, tout le monde m’appelle Shindranel. Tu as déjà dû te rendre compte que ce n’est pas un nom qu’on prononce à la légère. Glisse le à un passant, et observe son regard d’effroi avant qu’il ne te tourne le dos. Je suis assez connus ici… et surtout craint…
  • publié le 2012-03-18 12:17:02 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    J'ouvre les yeux... je ne sais pas qui je suis, où je suis et ce que je fais là... Tout ce que je vois ce ne sont que des mélanges de rose et de rouge. Ce que j'entends est indistinct, des sons étranges et un battement de coeur, mon corps est tout engourdi et je n'arrive pas à voir mes membres ou toute autre partie de mon corps...

    Je devrais fermer les yeux et m'endormir mais je refuse, cette voix caverneuse me fait peur... Elle me parle et me dit des choses inavouables, elle me fait peur... Elle se veut protectrice me promet des choses comme puissance, richesse, connaissance et fin du monde... .
  • publié le 2012-03-18 12:13:13 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Une légère brise souffle sur un corps entièrement nu et échoué, gisant au bord d’une plage non loin des jungles environnantes de Tortage. Un homme maigre à la peau noire, recouvert petit à petit par le sable tournoyant selon le doux vent qui régnait. Le visage dans le sable, l’homme reste inerte, mort. Mort ? Peut-être pas.
  • publié le 2012-03-18 12:10:23 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Encore une fois, la nuit fut longue pour les Zélotes. Réunis par la volonté d'Ilyash aux monts Eiglophiens, Mull, Skorn, Ilyash et Hérèkiath s'étaient donné rendez-vous, à la nuit tombée, près du relais de chasse qui offrait un refuge avant la dernière ascension de ces montagnes.

    Leurs pas faisant crisser la neige, les membres du Culte présentèrent leur hommages à la Stygienne tout en préparant leurs équipements. Ils savaient pourquoi ils étaient ici ce soir mais malheureusement les autres Zélotes n'avaient pu être présents.
  • publié le 2012-03-18 12:07:21 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Membres du culte, officiants et Zélotes,

    La terre a parlé hier soir. Sur l'ïle des sables blancs, le Culte a demandé de nous réunir pour une raison à la fois mystérieuse et tentatrice. Alors que la journée se mourrait, nous regardions l'astre disparaître peu à peu, en priant secrètement pour que cela ne soit pas la dernière fois que ses rayons illuminaient cette Terre.
  • publié le 2012-03-18 12:02:36 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    L'odeur de l'orage. Cette senteur si caractéristique, si forte, si… envoûtante. Le ciel gris sombre, teinté de violet, et le vent qui se lève, repoussant vers le désert d'énormes masses de sable qu'un autre courant d'air a mis tant de temps à amasser ici. Les nuages s'assombrissent encore, la chaleur et la pression s'ajoutent au vent chargé de poussière afin d'accabler encore plus une respiration déjà difficile. L'air semble de plomb, du sol jusqu'au plafond noir pas si haut au dessus des têtes.
  • publié le 2012-03-18 11:59:21 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    J'écris ces quelques mots pour ne pas oublier, pour ne plus oublier. Imaginez mon état, moi qui ne suis plus relié à mon passé que par ce journal, mes écrits. Le fil de mon destin suit ainsi les traces de ma plume, bénie soit celle qui m'a appris l'art de l'écrit.
  • publié le 2012-03-18 11:56:31 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Mes pas m'ont guidé jusqu'au Poitain. Enfin ! J'ai cherché un guide pour me rendre jusqu'à cette terre pendant bien des lunes mais c'est maintenant fait et j'ai pu découvrir cette terre dont on m'avait tant parlé.
  • publié le 2012-03-18 11:51:14 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Au fond d'une cale humide et mal-odorante, un stygien a demi mort de faim et de fatigue git avec quelques compagnons d'infortune. Mais lui seul possède cette lueur dans les yeux et affiche un ersatz de sourire... .
  • publié le 2012-03-18 11:48:19 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Une dague, souillée. Non, un long couteau. Noir, recourbé à l'extrémité, légèrement dentelé sur le côté. Noir du sang séché. Maintes et maintes fois il a plongé dans le sang naguère si rouge des vierges. Le Prêtre s'en saisit, les disciples marmonnent un chant, exaltant, sourd. La jeune fille, frêle, pâle, nue, observe d'un œil morne le prêtre au dessus d'elle. Elle ne se débat pas, ne montre aucune peur. Droguée sans doute. Est-elle encore vierge ? Seul le Prêtre le sait après tout, c'est lui qui a passé les derniers instants avec elle. Le sang qui la souille pourrait être le sien, ou les traces des centaines d'autres qui l'ont précédée sur cet autel. Qu'importe, personne ne se pose la question, tous occupés qu'ils sont à psalmodier, ou à se délecter du corps dévêtu offert à eux. Pas tout à fait offert d'ailleurs, il est encore vivant ce corps. Peut-être pourront ils l'utiliser, après. Pour assouvir leurs bas instincts… Pour le moment, c'est leur cruauté qui est assouvie.
  • publié le 2012-03-18 11:45:13 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    La province Aquilonienne n'avait jamais été une terre uniquement foulée par des hommes de paix. Le serait elle un jour ? Je ne crois pas puisque la Ruine sera bientôt sur nous. Mais néanmoins, si les créatures et bêtes sauvages peuvent être tués ou chassés, si les brigands pendent bien au bout d'une corde, il est, dans les terres de Zelata, un endroit où des dangers sont bien plus grands que toutes ces menaces réunies.
  • publié le 2012-03-18 11:42:05 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of conan

    Des hommes, des murs de terre… De la poussière. Du sang séché par endroits. Khemi-la-Noire. Des écailles qui crissent. Des cris, des étals, des senteurs exotiques, étranges, familières. Le marché. Des serpents, beaucoup de serpents. Des mendiants, des ivrognes. Des prêtres exaltés. Des bourses qu'on passe de main en main. Des dialogues chuchotés dans une ruelle sombre. Une dague qui se glisse entre deux omoplates. Un cri étouffé. Le silence à nouveau. Des pas qui soulèvent la poussière. L'auberge, enfin. Des portes défilent, il en choisit une. La porte s'entrouvre doucement. Une langue fourchue lancée en avant. Un éclair fuse, repoussant le nez du serpent inopportun.
  • publié le 2012-03-18 11:38:19 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Les ténèbres emplissaient mon esprit, je ne savais plus qui j’étais. L’eau glacée m’entourait de toute part. Je sombrais dans les profondeurs glacées. C’est alors que l’Esprit Très Ancien vint à moi, me remontant des ténèbres abyssales et me sauvant de la mort. Pénétrant mon esprit, il s’adressa à moi.
  • publié le 2012-03-18 11:32:34 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    L'aube allait se lever dans quelques heures et déjà les oiseaux s'agitaient dans les arbres : une belle journée s'annonçait sur les terres sauvages de Zelata.

    La femme qui se tenait à la fenêtre en regardant l'horizon était cependant bien étrangère à ces lieux. Quelques goutes de sueur luisaient sur sa peau sombre, et ses cheveux crépus, plus noirs que la nuit, étaient tressés à la mode des gens de Stygie.
  • publié le 2012-03-18 11:22:34 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    De nombreux jours se sont écoulés et la Ruine n'est toujours pas venu fracasser les portes de l'Hydre, notre bastion. Ainsi, sur les hauteurs de Berceruine, en plein milieu du marais du Lotus pourpre, les Zélotes se regroupaient pour voir le soleil se coucher.
  • publié le 2012-03-18 11:12:30 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    La cité est en feux. Les cris commencent à prendre une note aigue à mesure que la chaleur et la flamme caresse la peau de mes ennemis. Tous, ont été enfermé dans ce grand Hall, et ce n'est pas la joie qui les fait crépiter, mais un enfer de torture que j'ai moi même refermé sur eux. J'ai fait installer mon campement près des portes de la ville pour pouvoir profiter du feu, réchauffant ma chair lasse d'avoir tant recherché, et finalement trouvé mes proies.
  • publié le 2012-03-18 11:08:35 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Enfin je revoyais l'Aquilonie, terre qui avait vu ma naissance et Tesso qui était un peu plus au sud de l'endroit où j'avais grandi, d'après ce qui était écrit dans mon journal. Mais finalement, le flou qui brouillait mes souvenirs semblaient m'indiquer que je connaissais cette terre, cet air, ce ciel.
  • publié le 2012-03-18 11:05:50 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    La nuit fut longue, et la terre boueuse des marais du Lotus pourpre se souviendra de nos coups de pioche, de nos pelles et de nos cordes, dressant vers le ciel les murs et colonnes de pierre et de bois de notre nouvelle cité.
  • publié le 2012-03-18 10:53:57 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    En suivant ce guide vers la vallée de Conall, jamais je n'aurais pensé voir de tels paysages. Les montagnes n'avaient pas le charge du désert de Stygie, mais dans ces moments là, face à ces paysages enneigés et acérés de monts et de vallées profondes, on peut se sentir insignifiant, mais en vie !
  • publié le 2012-03-18 10:48:36 by
    Le Culte du VIIème Empire

    Certaines choses nous ont été retirées, d'autres nous sont imposées. Il en est de même pour ma mémoire. Les Dieux sont ils si pervers pour imposer aux Hommes des épreuves comme nous avons pu les vivre en Stygie, lors de notre exploration du Château noir ? Maudits soient ils, mais si ces Dieux se moquent de nous, les Enfers sont par contre très sérieux, de par leur engeance, que nous avons affronté là bas ....
  • publié le 2012-03-05 00:23:13 by
    Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Retrouvez la présentation d'Aymeric, barbare issu de Cimméria et membre du Culte du VIIème Empire.
  • publié le 2012-03-05 00:13:49 by
    Le Culte du VIIème Empire, Age of Conan

    Les intrigues continuent de se tisser à Tarantia la Vieille, grande cité où règne le roi Conan. Le Culte du VIIème empire continue de résister à ceux qui veulent s'opposer à leur marche vers l'ère nouvelle.
  • publié le 2012-03-02 10:49:05 by
    Age of Conan

    Retour vers l'Hyborie, sur Age of Conan, où Hérèkiath et Skorn eurent à s'assurer que le Culte n'avait pas été infiltré par les adeptes de Derketo. S'occuper de la Prédicatrice Ilyash était le premier pas, mais aussi le plus difficile, afin de s'assurer qu'elle n'était pas manipulée sans même le savoir.
  • publié le 2012-03-02 10:44:59 by
    Age of Conan

    Revenons sur la présentation du Culte du VIIème Empire, une guilde Kayleryns sur Age of Conan (serveur Stygia). Comment étaient recrutés les Zélotes du culte, quels étaient leurs points de vue quant à l'avènement d'une nouvelle ère ? Voilà un texte que nous avons longtemps utilisé pour présenter ce culte aux aventuriers d'Hyborie.