Ivresse et volupté

Par Greathebusman, créé le : 2012-03-18 22:20:06
et modifié la dernière fois le : 2013-04-02 22:49:59
Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online Encore une horrible nuit. L'alcool que j'ai avalé hier soir m'a aidé à dormir, mais peut-être n'était-ce pas une si bonne idée que ça. Il m'a remué l'estomac dans mon sommeil, et fait surgir des souvenirs que j'aurais préféré oublier. Ma tête est lourde, comme remplie de plomb. Et ces nains qui braillent non loin ne font que secouer le plomb… Je me suis traîné jusqu'à eux pour les faire taire, mais pas moyen. Pour cause, ils se rassemblent, ils veulent récupérer leurs terres récemment saisies par les Peaux Vertes. J'ai à peine pu protester, mais mon statut de Gardien de Sigmar ne m'a pas permis de refuser. Foutu ami des nains… Nous partons immédiatement.
Encore une horrible nuit. L'alcool que j'ai avalé hier soir m'a aidé à dormir, mais peut-être n'était-ce pas une si bonne idée que ça. Il m'a remué l'estomac dans mon sommeil, et fait surgir des souvenirs que j'aurais préféré oublier. Ma tête est lourde, comme remplie de plomb. Et ces nains qui braillent non loin ne font que secouer le plomb…

Je me suis traîné jusqu'à eux pour les faire taire, mais pas moyen. Pour cause, ils se rassemblent, ils veulent récupérer leurs terres récemment saisies par les Peaux Vertes. J'ai à peine pu protester, mais mon statut de Gardien de Sigmar ne m'a pas permis de refuser. Foutu ami des nains… Nous partons immédiatement.


Nous sommes donc partis précipitamment, je ne me souviens plus du trajet, si ce n'est que j'avais un mal de crâne horrible. Sigmar aurait voulu me punir qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Une tête farcie, des nains braillards, et des marais puants à traverser. Je crois avoir vomi. Nous sommes arrivés au pied d'un fort, je ne sais plus trop où. Celui-ci ne ressemblait pas à ceux dont j'avais l'habitude. Un grand rempart de pierre, fermé par une lourde porte. Grâce au bélier, nous avons pu l'enfoncer sans trop de soucis, les défenseurs étaient peu vindicatifs. Ce fort semblait abandonné. Trop facile…

La porte abattue, quelle ne fut pas ma surprise en constatant que nous ne venions d'entrer que dans la cour intérieure… Le grand donjon abritant le Seigneur s'élevait un peu plus haut, une autre porte massive en condamnant l'entrée. Voilà qui n'allait pas être si aisé. Nous avons donc poussé le bélier jusqu'en haut, difficilement, protégés par les mages et les elfes venus en renfort. Une fois là-haut le travail de sape recommença, maintes fois la lourde poutre se balança, venant frapper lourdement les battants de la porte. Après un temps qui m'a semblé long et seulement rythmé par ces coups de bélier qui résonnaient dans ma tête, le vantail s'est écrasé, nous offrant les entrailles de la forteresse. Malgré notre nombre, le Seigneur ne s'avoua pas vaincu. Il engagea le combat, aidé de ses généraux, et nous dûmes y mettre toute notre volonté pour l'abattre.

Après cette victoire, les nains auraient voulu mettre un tonneau en perce, mais c'était sans compter sur les elfes présents, qui après nous avoir aidé souhaitaient que nous leur rendions la pareille. Ronchonnant, mais toujours partant pour un combat, les barbus récupérèrent leurs haches, moi mon marteau, quelques choppes d'ale, et nous nous mîmes en route pour Avelorn, le pays des elfes.

Là encore, le trajet ne s'est pas gravé dans ma mémoire, j'ai encore du engloutir trop de bière. Ce qui m'a cependant frappé en arrivant, c'était la beauté des forêts elfiques. Ces grands arbres, la mousse recouvrant le sol, les oiseaux faisant retentir leurs chants dans les sous-bois, et dans ma tête… Bien qu'encore un peu grisé par la bière naine, la sérénité qui régnait en ces lieux m'avait allégé l'esprit.

La magnifique forteresse elfique, avec ses tours blanches élancées se découpa bientôt entre les arbres, son rempart scintillant dans la lumière du soleil. Là encore, le bélier fut déployé, la maigre résistance balayée. Avelorn était entre nos mains. Toutes ces victoires, si vite, cela me semblait étrange. L'ennemi ne nous avait pas habitué à tant de facilité. Mais il était fourbe, nous laissant massacrer les gardes pour mieux nous reprendre la forteresse la nuit venue, lorsque tous ses vaillants défenseurs ronflaient.

C'est donc ainsi que cette nuit j'ai dormi au calme, dans les bois elfiques, juste bercé par leur doux nectar, moins épais que la bière des nains, mais encore plus envoûtant. Je ne sais si c'est dû à l'atmosphère sereine ou à l'alcool moins ravageur, mais le réveil fut beaucoup moins difficile.
Partager
Dans la même catégorie
  • publié le 2012-03-19 21:32:25 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Très jeune déjà, à l'aube de mes 58 ans je pris une grande décision qui renversa toute ma destinée. En effet pendant les manoeuvres des bataillons de guerriers elfes je me suis cachée à plusieurs reprises à la lisière des bois pour observer la vie de ces hommes et de ces femmes qui sacrifiaient leur vie pour notre peuple.

    Il y avait des jeunes, fiers et pourtant le regard plein d’incertitude. Étaient à coté d'eux des elfes vétérans, rompus au combat. Ils étaient faciles à reconnaître avec leurs armures sales et abîmées. Certains même avaient tellement voyagé qu'ils portaient quelques pièces encore dépareillées sans doute même d'une facture humaine voire naine.
  • publié le 2012-03-19 21:29:27 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Et voila, encore un lit que je ne connais pas... L'alcool des nains et des elfes ne fait pas bon ménage dans le même estomac, mon maître me l'avait bien dit mais... Bah! Peu importe. Ma situation ne changera pas pour autant. Ma mission reste la même, je dois intégrer le front, le conseil le veut et j'ai accepté promptement. Je ne serai jamais éclaboussée par la gloire si je ne purge pas moi même les terres du nord.


    Tout a mes réflexions je m'habillai prestement, le tribun m'attendait et il ne faisait pas bon de le faire attendre. Dehors le soleil brillait et sa chaleur était un réconfort pour moi, c'était peut-être la dernière fois que je pourrai le contempler en profitant du spectacle, la fumée des champs de bataille aurait sûrement tendance à briser le charme.
    Arrivée aux appartements du tribun je filai droit et d'un pas léger me dirigeais vers son bureau. Il me tardai d'avoir mon affectation, je retenais mon excitation et frappais...
  • publié le 2012-03-19 21:25:12 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Comme prévu, Kronenstal, Grabel, Relg, Siphia et moi même, nous sommes réunis afin de préparer notre expédition à Barak Varr. Nous y avions deux missions. La première sauver un maximum de tonneau d'alcool et la seconde, bien plus importante trouver des renseignements sur le Cruchon sans fond dans la bibliothèque de la ville avant que celle ci e soit la proie des peaux vertes.
  • publié le 2012-03-19 21:22:27 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Cette ballade fut rapportée par Karok Mc Stone, chef des Compagnons du Cruchon et initiateur de cette grande quête.
  • publié le 2012-03-19 21:21:09 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Un léger vent faisait bouger les hautes plantes des champs voisins. Au loin on pouvait apercevoir une petite maison adossée au flanc de la montagne. La cime de celle-ci était encore enneigée malgré le soleil intense qui baignait ce havre de paix. Une petite route de terre parcourait la vallée, reliant cette maison à la route principale des centaines de pas plus loin, telle une petite rivière dorée rejoignant le lit du fleuve qui se jette dans la mer de la civilisation.
  • publié le 2012-03-19 21:11:56 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Une taverne naine, un soir brumeux, des chopes plein la table, bref un soir habituel. Un vieux nain parle, et il semble écouté par ses congénères encore en état de le faire...

    "Tu veux que je raconte l'histoire du Curé, c'est ça Court’ Barbe ? Bof, celle là ou une autre, pourquoi pas. Installe ton cul sur c'banc, et r'prends une bière, la soirée s'ra longue. Et prends en une pour moi tant qu't'y es, causer ça donne soif. ... "
  • publié le 2012-03-19 21:04:11 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Tout commença pour lui un dimanche en fin d'après midi. En ce jour où l'on priait pour recevoir la grâce des dieux, simple rebord d'espoir pour les habitants du Nordland en ces temps troublés. Une meilleure moisson peut être ? Un peu plus de clémence des dieux et des terribles barbares du Nord qui se déversaient depuis la froide Norsca ? Qui aurait pu dire ce qui importait le plus d'importance aux esprits de ces citoyens de l'empire, ayant pour certain troqué leur vie de misère dans les faubourgs des cités impériales pour tenter leur chance dans les villes coloniales du Nord.
  • publié le 2012-03-18 22:20:06 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    Encore une horrible nuit. L'alcool que j'ai avalé hier soir m'a aidé à dormir, mais peut-être n'était-ce pas une si bonne idée que ça. Il m'a remué l'estomac dans mon sommeil, et fait surgir des souvenirs que j'aurais préféré oublier. Ma tête est lourde, comme remplie de plomb. Et ces nains qui braillent non loin ne font que secouer le plomb…

    Je me suis traîné jusqu'à eux pour les faire taire, mais pas moyen. Pour cause, ils se rassemblent, ils veulent récupérer leurs terres récemment saisies par les Peaux Vertes. J'ai à peine pu protester, mais mon statut de Gardien de Sigmar ne m'a pas permis de refuser. Foutu ami des nains… Nous partons immédiatement.
  • publié le 2012-03-18 22:17:47 by
    Les Compagnons du Cruchon, Warhammer online

    La neige. Le vent. Le froid. Voilà plus de trois heures que j’ai entamé l’ascension du Haut Col, et c’est là tout ce que je trouve. Voilà qui me rappelle les plaines glacées de Kislev, si ce n’est cette pente abrupte.
    Dans ces montagnes, même la foi en Sigmar ne semble pas suffisante à me réchauffer. Il ne me reste presque plus de cette bière que je trouvais médiocre à l’auberge, et qui à présent semble s’être largement amélioré. C’est certainement parce que je n’ai plus que ça à me jeter dans le gosier. Il faut que je me remette en route ou je vais geler sur place. Pas de quoi faire un feu, le peu de bois mort est gelé jusqu’à la moelle.